Afrique

Interview exclusive d’un Maasaï

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène en Afrique, en Tanzanie, chez les Maasaï. Nous avons rencontré ce peuple d’éleveurs et guerriers semi-nomades qui aura sans doute déjà fait rêver bon nombre d’entre vous au travers de divers reportages ou articles.

Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à lire la page Wikipedia qui leur est dédiée. Elle vous expliquera bien mieux que nous tout ce que vous devez savoir à leur sujet et bien plus encore…

Vous vous demandez sûrement comment nous avons fait pour aller à leur rencontre. En fait, ce n’est pas si compliqué que ça. Le pays Maasaï s’étend entre le sud du Kenya et la région d’Arusha au Nord de la Tanzanie. Sur la route qui vous mènera aux grands parcs nationaux, vous allez forcément en rencontrer !

A peine la ville quittée, vous apercevrez les huttes des premiers villages. Vous en apercevrez même certains attablés à des terrasses en train de siroter un soda bien frais !


Danse de bienvenue des MasaaiNous avons choisi de visiter un village à l’entrée du cratère du Ngorongoro. Imaginez quelques huttes organisées de façon circulaire autour d’une place centrale et protégées des animaux sauvages par une palissade en bois.

Tout autour, une zone désertique gigantesque dessinant les contours du cratère et peuplée d’acacias dont quelques girafes peu farouches viennent brouter les feuilles. Le ciel est bleu et le soleil de plomb. Votre jeep quitte la route principale et rejoint l’entrée du village par une piste de sable.

Danse Masaai devant le Ngorongoro

La visite de n’importe quel village Masaaï en Tanzanie coûtera la somme de 50 USD par véhicule visitant. C’est une règle mise en place par le gouvernement pour mettre fin à l’éternel problème du touriste qui débarque dans le village, se croit chez lui et prend les gens en photos sans leur demander la permission. Et qui finalement se plaint d’être remercié par jets de pierres et autres politesses.

La place centrale sert également de boutique en plein air : chaque famille y expose et vend ses ouvrages. Vous serez sollicités pour acheter un collier ou un bracelet à perles. Le prix sera plus élevé qu’à l’aéroport, mais l’argent ira directement à la famille.

Danse des femmes Masaai

Et puis, cela fera un beau souvenir à ramener à Mamie Simone. Elle, qui rêverait d’explorer ces contrées reculées en compagnie de Frédéric Lopez, le temps d’un épisode de « Rendez-vous en terre inconnue ».

Dans tous les cas, ne soyez pas comme ces touristes qui se croient à Disneyland, prennent quelques photos et s’en vont sans avoir pris la peine d’échanger avec leurs hôtes…

masaai-femmes-danse

Face à nous, ils dansent tous ensemble, dessinant de large cercles devant l’imposante silhouette du cratère. Nous sommes ensuite invités à nous rendre à l’intérieur du village pour une deuxième danse, sorte de combat à distance entre les hommes et les femmes alignées face à ceux-ci.Nous avons été accueillis par Porka, l’un des fils du chef de la tribu, souriant et à l’aube de la trentaine. Il nous a expliqué que les villageois allaient nous accueillir avec une danse de bienvenue à l’extérieur du village : les hommes chantent accompagnés par le son d’une corne.

Danse des hommes Masaai

Cette fois, ce sont elles qui chantent en agitant frénétiquement leurs épaules afin de faire bouger et tinter leurs colliers en rythme. Les hommes, de leur côté forment un demi-cercle. S’ensuit une compétition où tour à tour l’un d’entre eux se place au milieu des autres et saute sur place le plus haut possible suivant le rythme imposé par le chant des femmes.

Porka nous propose alors de visiter l’intérieur de l’une des huttes et de nous en dire un peu plus sur le mode de vie des Masaaï. Nous ne pouvons lui refuser un tel honneur ! Mieux encore, nous lui proposons de filmer la conversation et de la partager avec vous, les loulous.

Pour conclure la visite du village, Porka nous emmène dans l’école où nous surprenons les élèves en pleine leçon. Il s’agit d’une classe mixte regroupant les enfants du village. Au tableau noir, les nombres sont écrits en anglais et en swahili. D’autres mots, comme les noms des animaux de la savane, sont écrits en swahili uniquement.

L’un des enfants, baguette d’acacia en main, impressionne la maîtresse en pointant et lisant chaque mot, répété en chœur par l’ensemble de la classe. Les enfants sont extrêmement accueillants et ne veulent plus nous laisser partir !

Elèves dans une école Masaai
La légende voudra que la marque ait été faite il y a une quinzaine d’années. Afin de reconnaître celui qui, après avoir été circoncis puis tué le lion de ses mains, revint au village en héros et surtout en adulte prêt à se marier et fonder sa famille.

Finalement, Porka nous ramène vers notre voiture, toujours aussi souriant. En chemin, il se confie un peu à nous, occidentaux de son âge. Il nous montre fièrement sa machette, très tranchante, et le poinçon sur son bras.

Elève au tableau d'une école Masaai

Des femmes, il en veut moins que son père, quatre de préférence. Son frère, lui, a quitté ce mode de vie semi-nomade et s’est mis en couple avec une européenne. Lorsqu’ils reviennent au pays, Porka aime profiter et sortir avec eux comme tout jeune homme de notre âge.

Notre jeep démarre et s’éloigne du village qui disparait dans un nuage de poussière. Nous n’oublierons jamais notre rencontre avec ce guerrier moderne, qui aime sa tribu et ses traditions, mais qui parle anglais couramment et sait parfaitement prendre des photos avec un smartphone dernier cri.

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