Vue sur le vieux pont de Mostar en Bosnie-Herzégovine depuis le minaret de la grande mosquée

Un petit détour en Bosnie-Herzégovine

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui, on vous emmène en Bosnie-Herzégovine ! Alors, on vous voit venir direct pour nous demander pourquoi nous y sommes allés et ce que nous avons bien pu y faire, tant ce pays peut nous être méconnu. Nous ne sommes vraiment pas là pour faire de la géopolitique, mais une mini-leçon d’histoire-géographie s’impose…

Très probablement, Mamie Simone se souvient de la Yougoslavie, ce pays d’Europe du Sud-Est qui s’est disloqué suite à la guerre des Balkans dans les années 90. Plus de vingt ans plus tard, plusieurs États indépendants occupent le territoire de l’ex-Yougoslavie : la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie ainsi que le Kosovo, qui n’est reconnu que par une partie de la communauté internationale.


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La Croatie et la Bosnie-Herzégovine sont limitrophes, et si l’on veut longer la côte Adriatique de la Croatie, on est obligé de traverser la frontière entre les deux pays par deux fois. En effet, la Bosnie-Herzégovine possède une ville côtière du nom de Neum qui découpe la Croatie en deux sur un tronçon d’environ 40 kilomètres.

Notre leçon s’arrête ici les loulous, et pour les plus intéressés d’entre vous, nous vous invitons à lire les pages Wikipedia de la Yougoslavie et de sa dislocation.

Revenons à nos moutons ! Nous sommes partis pour un road trip de deux semaines en Croatie, de Split jusqu’à Dubrovnik. Alors, nous nous sommes dits que quitte à devoir traverser la Bosnie-Herzégovine, autant y faire un petit tour pour voir ce qu’il s’y passe ! Et c’est ainsi que nous avons modifié notre itinéraire pour nous rendre jusqu’à Mostar, célèbre ville touristique que nous avons eu l’envie de visiter. Notez bien que nous n’aurons visité que la région appelée Herzégovine et que le pays entier mériterait d’être visité pour en avoir un aperçu global.

Notre itinéraire : quitte à traverser une frontière, autant en profiter !

Les chutes de Kravice pour se rafraîchir

La Croatie possède de magnifiques parcs nationaux avec des chutes d’eau grandioses comme à Plitvice ou Krka. Mais nous aurions dû faire un détour par le Nord pour les visiter. Nous n’avions aucune envie de nous lancer dans une course effrénée pour visiter l’ensemble de la Croatie en deux semaines. D’une, parce que nous aimons prendre notre temps et de deux, parce que nous voulions limiter les trajets en voiture ou en bus au maximum.

En préparant notre itinéraire, nous avons découvert par hasard le parc de Kravice qui se trouvait pile-poil sur notre route ! Et c’est ainsi qu’à quelques kilomètres de la frontière nous nous sommes retrouvés face-à-face avec des chutes d’eau majestueuses dans un décor naturel magnifique. Avec un avantage de taille les loulous : la Bosnie-Herzégovine est pour l’instant plus préservée du tourisme que sa voisine la Croatie. Alors que le mois de Mai touchait à sa fin, il n’y avait que quelques locaux sur place pour bronzer, manger au bord de l’eau ou se baigner pour les plus courageux qui n’avaient ni froid aux yeux… ni ailleurs !

Les chutes de Kravice en Bosnie-Herzégovine

Le parc est aménagé avec deux petits restaurants au bord de l’eau, le reste étant sauvage et très propre. L’endroit est d’ailleurs propice à de belles balades et au camping. Faites quand même attention où vous mettez les pieds les loulous, surtout si Mamie Simone a sorti ses plus belles tongs pour se promener dans le parc ! Nous sommes tombés nez-à-nez avec un serpent, qui vous vous en doutez, a eu aussi peur que nous et surtout, que Solenne… 🙂

Barque au bord de l'eau près des chutes de Kravice en Bosnie-Herzégovine

Blagaj l’attrape-touriste

Blagaj est un petit village se situant à une quinzaine de kilomètres de Mostar. Il est célèbre pour sa maison construite contre une falaise, au bord de la rivière Buna qui s’engouffre mystérieusement dans une grotte. Cette maison s’appelle en fait un « Tekke » et servait de retraite aux Derviches, nom donné aux ascètes soufis.

Maison du derviche à Blagaj en Bosnie-Herzégovine

Si l’on peut visiter la maison qui est aujourd’hui un musée, nous ne nous sommes guère éternisés sur les lieux. Le décor, souvent pris en photo et publié sur les sites et blogs de voyage (comme le notre :)), est vraiment enchanteur et mystérieux… À condition de regarder en direction de la maison et surtout pas derrière soi !

De nombreux restaurants et terrasses, ainsi que plusieurs bouis-bouis à touristes encerclent littéralement l’endroit, ce qui lui fait perdre beaucoup de charme. Quand on vous disait plus haut que la Bosnie-Herzégovine était encore préservée du tourisme, cet endroit fait partie des exceptions qui font la règle 😉

Si on gardait un souvenir de Mostar…

Entourée de belles montagnes et coupée en deux par le fleuve Neretva dont l’eau bleue turquoise incite à la baignade, Mostar est également prisée des touristes pour sa vieille ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle fut ravagée pendant la guerre de Bosnie dans les années 90 et son pont emblématique, le Stari Most, fut détruit par un obus.

Désormais reconstruit, celui dont le nom de la ville est issu – « Most » veut dire « Pont » en bosnien – est l’attraction principale. De nombreuses personnes viennent en bus chaque jour depuis la Croatie pour passer quelques jours dans ce décor de carte postale. De jeunes locaux haranguent même les touristes qui traversent le pont et leur promettent de sauter à l’eau en échange de quelques Marks Convertibles, la monnaie locale. Un jeu qui peut être dangereux mais qui, de ce que nous avons vu, connait un véritable succès auprès des passants…

Mostar est également un carrefour religieux, à l’instar de la Bosnie-Herzégovine. Musulmans et Chrétiens orthodoxes et catholiques sont dispersés dans les divers quartiers de la ville et l’on peut visiter de nombreux lieux de culte. La mosquée Karađoz-bey date du 16ème siècle et l’on peut grimper au sommet de son minaret pour avoir un superbe panorama sur l’ensemble de la vieille ville.

Vue sur le vieux pont de Mostar en Bosnie-Herzégovine depuis le minaret de la grande mosquée

Attention cependant les loulous, parce que ça se mérite ! Les escaliers du minaret sont relativement raides et pas forcément bien éclairés. Nous vous déconseillons la montée si vous êtes sujets au vertige : la vue est très impressionnante ! Le mieux, ce serait que Mamie Simone vous attende en bas pendant que vous prendrez quelques photos pour elle 😉

L'intérieur de la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine Les escaliers du minaret de la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine Un minaret dans la vieille ville de Mostar en Bosnie-Herzégovine

Alors que la guerre est finie depuis plusieurs années, la ville porte toujours les cicatrices de ses blessures. En témoignent les nombreux impacts de balles qui perforent les murs des bâtiments, et que certains visiteurs se plaisent à prendre en photo.

Nous préfèrerons garder un autre souvenir de Mostar. Celui de cette soirée où, alors que le soleil venait de se coucher et que la plupart des touristes étaient repartis comme ils étaient venus, le chant des muezzins appelant à la prière résonnait dans la vallée. En ce jour de ramadan, les fidèles commençaient à se rassembler pour dîner ensemble à la nuit tombée, et les fumées de leurs grillades s’élevaient dans un magnifique ciel étoilé.

Coucher de soleil sur la vieille ville et la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine

Nous avons alors rêvé que nous étions les témoins privilégiés d’un instant authentique, un rituel qui se répète depuis des siècles et que les cartes postales ne pourront jamais retranscrire 😉

Saurez-vous prononcer « Ćevapčići » ?

Les loulous, vous commencez à nous connaître ! Hors de question pour nous de quitter la Bosnie-Herzégovine sans en goûter les spécialités locales. Le Ćevapčići est le plat emblématique des Balkans : ces petits cylindres de viande de boeuf et de veau hachée et épicée sont grillés et servis avec un pain rond, des oignons crus, de la purée de paprika légèrement relevée que l’on appelle Ajvar, et de fromage frais dénommé Kajmar.

Le cevapcici est la spécialité culinaire la plus célèbre de Bosnie-Herzégovine Dégustation de cevapcici à Mostar en Bosnie-Herzégovine

On retrouve le Ćevapčići en Serbie ou encore en Croatie, mais les Bosniens ont une façon bien à eux de le préparer. Le pain, dont l’intérieur a été fourré avec les bâtonnets de viande, est également réchauffé sur le grill, ce qui lui confère une saveur particulièrement délicieuse 🙂 Mamie Simone, qui n’a pas les yeux en face des trous, risquera fort de faire la comparaison avec un Kebap turc ou un Gyros grec… Malheureuse ! Cela n’a rien à voir, et les Ćevapčići méritent d’être goûtés et dégustés comme il se doit ! Seul détail important, saurez-vous prononcer « Ćevapčići » au moment de commander votre plat au restaurant ? 😉

Notre itinéraire gourmand, des Ćevapčići de Tima Irma aux Baklava de la pâtisserie Lasta

S’il vous reste un peu de place pour le dessert, nous vous conseillons également de craquer pour les Baklava, ou pour les gâteaux aux figues et aux noix qui accompagneront votre café bosniaque à merveille !

Le baklava est le dessert emblématique de la Bosnie-Herzégovine En Bosnie-Herzégovine, on trouve de délicieux gâteaux aux figues et aux noix

Les loulous, on va vous laisser digérer tranquillement et on vous retrouve très bientôt pour vous raconter la suite de notre road-trip. Et cette fois, nos aventures se passeront dans le Sud de la Croatie ! Allez, salut salut !

Le torii flottant de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima au Japon

C’est pour tout ça que nous aimons le Japon

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon sur l’île de Honshū ! Nous venons d’y passer cinq semaines, en commençant à Tōkyō, en passant par les Alpes Japonaises et les villes de Nagano et Takayama, le Fujisan, la région du Kansai et la ville de Kyōto, pour finir à Hiroshima et sur l’île de Miyajima.

Il faudra plus d’une vidéo de cinq minutes et un petit article pour vous expliquer pourquoi nous aimons tant le Japon, mais nous espérons vous en donner un aperçu : Tōkyō, ses neko-bars, son agitation et sa démesure, la beauté de la campagne japonaise, la cuisine nippone…

Et en y restant plus d’un mois cette fois-ci, nous avons également eu plus d’opportunités de rencontrer les Japonais, vivre à leurs côtés et partager la culture et les traditions de ce pays qui nous fait rêver depuis que nous sommes des enfants.

Pour nous, ces cinq semaines au Japon furent la meilleure façon de clore notre voyage de 196 jours en Asie et Océanie commencé plus de 6 mois plus tôt. Mais rassurez bien Mamie Simone, les loulous : elle n’a pas fini d’avoir de nos nouvelles 😉

Singe des neiges au bord d'un onsen dans la vallée Jigokudani au Japon

Ninja, singes et matcha à Nagano !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon à Nagano ! Nous qui adorons le Japon et le considérons comme notre deuxième maison, nous n’avons jamais été dans cette petite ville des Alpes Japonaises, surtout connue pour avoir accueilli les Jeux Olympiques d’hiver de 1998.

Mais c’est également dans les environs de Nagano qu’une forme de Ninjutsu, l’art martial ninja, a été élaborée il y a des siècles et vous pouvez compter sur Meryll pour essayer de se frotter au maître ninja de la ville et à son élève, et bien sûr de s’incliner lamentablement face à eux 🙂

Nous en profitons également pour nous rendre à Jigokudani, la vallée de l’enfer, qui abrite une colonie de macaques que l’on dit la seule au monde à vivre autant au Nord ! Et ces singes taquins profitent des sources d’eau chaude des alentours, appelées onsen, pour se réchauffer toute la journée. À les voir barboter ainsi, on a presque l’impression qu’ils narguent les visiteurs transis et emmitouflés dans leurs parkas d’hiver.

Pour finir, nous nous sommes inscrits à un cours de préparation traditionnelle du thé matcha. C’est délicieux et on ne l’apprécie que mieux après s’être promené toute la journée dans le froid hivernal 🙂

Van russe parcourant la steppe en Mongolie

Mongolie : Le voyage d’une vie !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, et nous allons partir pour un road trip de 12 jours avec nos amies Karen et Julia ainsi que Dorj, notre guide à toute épreuve. Ensemble, nous allons partir d’Oulan-Bator pour rejoindre le fameux désert de Gobi au sud du  pays. Ce voyage, durant lequel nous dormirons uniquement dans des yourtes chez les nomades et nous ne nous laverons que deux fois, nous permettra de découvrir des endroits reculés de la steppe et du désert.

Nous nous émerveillerons devant des paysages grandioses et différents chaque jour, montant à cheval dans la steppe aux alentours de la cascade d’Orkhon, ou à dos de chameau dans les dunes de sable de Khongoryn Els.

Ce voyage éprouvant et émouvant nous aura permis de nous imprégner toujours plus du mode de vie nomade et des coutumes mongoles. Il nous marquera à jamais à tel point que nous l’avons appelé le voyage d’une vie.

Des fillettes jouent dans la forêt de bambous de la ferme Huaxi dans le Sichuan en Chine

Volontariat et cuisine dans une ferme du Sichuan

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène dans la province du Sichuan en Chine. À peine arrivés à Chengdu, la capitale, nous quittons la ville pour un village entouré d’une forêt de bambous. Et ce n’est pas pour partir à la recherche des pandas ! Nous nous sommes engagés pour une mission de volontariat à la ferme Huaxi, qui accueille des colonies de vacances chaque été dans le but de les éduquer sur l’agriculture bio.

Au programme de notre volontariat, l’encadrement des enfants, des siestes réparatrices dans des hamacs accrochés aux bambous, de longues parties de basket-ball dans une humidité presque insupportable, de délicieux repas relevés au fameux poivre de Sichuan et un concours de cuisine avec le chef de la ferme…

Une femme d'une minorité ethnique vêtue de sa tenue traditionnelle dans une rue de Lijiang dans le Yunnan en Chine

Les villes historiques de Dali et Lijiang

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au fin fond de la province du Yunnan en Chine. Nous allons visiter ensemble les villages historiques de Dali et Lijiang ainsi que leurs alentours. On va en prendre plein les yeux avec de belles pagodes, le lac Erhai ou encore le Black Dragon Pool. Mais surtout, ce sera l’occasion de découvrir le mode de vie et l’artisanat des minorités ethniques locales comme les Yi, les Bai ou les Naxi.
Et alors que nous quittons le Yunnan la tête pleine de souvenirs, nous vous montrons également son visage moderne alors que nous sommes en route vers la gare pour de nouvelles aventures !

Assis seuls sur les galets au bord d'une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Volontourisme dans la jungle à Merapoh

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène à Merapoh, un petit village perdu au beau milieu de la péninsule de Malaisie, à l’Ouest du Taman Negara. Ce parc national abrite l’une des plus anciennes forêts tropicales du monde ! Vous vous rendez compte les loulous ? Il y a des hommes qui habitent à quelques kilomètres d’une forêt vieille de plus de 130 millions d’années et nous partons à leur rencontre dans le cadre d’une mission de volontourisme !

Merapoh, l’endroit idéal pour éviter de croiser votre patron en vacances !

On vous voit venir avec vos questions ! Comment avons-nous fait pour nous retrouver dans un endroit aussi reculé et peu touristique ? Et surtout, pourquoi y sommes-nous allés ? Avons-nous dû défricher des sentiers à la machette pour trouver l’entrée du village ?

Pas de panique, ou vous allez nous affoler Mamie Simone ! On va tout vous expliquer pour que vous puissiez, si vous en avez l’envie, tenter l’expérience à votre tour 😉

Le volontourisme, c’est quoi ?

Excellente question les loulous ! Imaginez que vous partez en voyage, dans votre pays ou à l’étranger, et que vous en profitez pour participer à un projet de développement durable, et y contribuer financièrement. Et bien c’est l’idée derrière le volontourisme.

Il peut paraître cynique qu’un bon nombre de ces projets soient nés afin de lutter contre les effets néfastes du tourisme de masse. On sollicite des touristes volontaires pour contribuer à des actions visant à minimiser ou annihiler l’impact négatif de la venue d’autres touristes !

Vue sur la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie
Petit aperçu de déforestation aux alentours de Merapoh

Pour commencer, il faut s’inscrire auprès d’une association ou d’une société commerciale en charge de l’un ou de plusieurs de ces projets à caractère caritatif, écologique ou communautaire. Une fois le dossier validé, on pourra participer au projet choisi pendant plusieurs jours ou semaines, moyennant une cotisation plus ou moins élevée.

De plus en plus de voyageurs pleins de bonne volonté sont tentés par  ce genre de tourisme alternatif, alors que d’autres seront réticents à l’idée de devoir « payer » pour avoir le droit de « travailler » en vacances. En partageant notre expérience avec vous, nous espérons que cela vous aidera à y voir plus clair sur le sujet !

La mission de Fuze-Ecoteer à Merapoh

En parcourant notre Lonely Planet, nous sommes tombés sur l’adresse du site de Fuze Ecoteer. Cette société est responsable de différents projets en Malaisie, Indonésie et au Sri-Lanka. Notre intérêt s’est porté immédiatement sur les activités de conservation de la faune et de la flore et de protection de la tribu aborigène Batek menées à Merapoh.

Tout d’abord, nous y avons vu l’opportunité de passer plusieurs jours dans un village de Malaisie, en pleine immersion parmi les habitants et leurs coutumes. Nous nous sommes également imaginés marcher dans la jungle et suivant la piste d’animaux sauvages. Bon ok, on a peut-être un peu trop rêvé sur ce coup-là 🙂

Dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Lianes dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Concours de Tarzan au-dessus de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Mais surtout, nous qui nous émerveillons très souvent devant « Rendez-vous en terre inconnue », nous y avons vu la chance de rencontrer une tribu aborigène, échanger avec eux, mais également comprendre quel est l’impact de la mondialisation et du tourisme sur leur mode de vie. Nous reviendrons en détail sur ce troisième point dans un prochain article !

Nous sommes arrivés le coeur fébrile à Merapoh. L’équipe de Fuze Ecoteer, composée d’Aïn,  Malaisienne, de Lizzie et Helen, Anglaises, et d’Odile, Française, a été très accueillante. Dès notre installation dans leur appartement au village, nous avons eu l’impression de faire partie de la famille.

Avec l'équipe de Fuze Ecoteer dans le Taman Negara en Malaisie

Une communauté, dans laquelle chacun a ses tâches : ménage, cuisine, courses, réseaux sociaux et communication… Le staff, jeune et motivé, nous a également semblé très compétent dans leur domaine : chacune parle le Malais, et a un domaine d’expertise comme la zoologie, l’anthropologie, le dialecte Batek ou encore le marketing. Et oui, il faut bien qu’ils fassent un peu de pub pour attirer de nouveaux volontaires 😉

Rencontre avec les habitants de Merapoh

Malheureusement, Helen avec qui nous aurions dû partir en mission de géolocalisation dans le Taman Negara, a eu une forte fièvre pendant trois jours… Passée la déception de nos rêves d’aventuriers envolés, nous nous sommes largement rattrapés en compagnie des habitants de Merapoh.

En Malaisie avec les habitants de Merapoh lors du Hari Raya

Nous avons passé la première soirée chez nos voisins, avec lesquels nous avons préparé un succulent dîner Malaisien ! Malgré la barrière de la langue, vous vous doutez que les gourmands que nous sommes ont adoré cette expérience culinaire faite de petits plats bien épicés à base de poulet, de poisson d’eau douce et de légumes.

Nous avons également appris quelques coutumes. Lorsque l’on rentre dans une maison en Malaisie, on va serrer la main du chef de famille et on salue ensuite sa femme, sans lui serrer la main. Il est également important de se laver les mains avant le repas, puisque l’on mangera exclusivement avec sa main droite. Et puisque nous trouvions qu’il y avait un peu trop de mains dans cette histoire, nous avons fini la soirée en jouant au foot avec les enfants 😉

Le lendemain, la famille nous a invités à les rejoindre au Hari Raya, la cérémonie organisée par le village pour célébrer la fin du ramadan. Dès 10 heures du matin, les habitants du village se sont réunis pour un festin où nous avons retrouvé tout ce que nous aimons dans la cuisine Malaisienne : cendol, lakhsa, curry, piment, coco, et autre nasi goreng…  Après que chaque enfant ait reçu un cadeau offert par le village, les adultes ont commencé un concours de karaoke qui a animé l’intégralité du déjeuner !

Concert lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie Un lakhsa et des gâteaux de riz lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie

Et petit détail pour vous, mais qui veut dire beaucoup pour nous : il aura fallu que nous arrivions à Merapoh, au beau milieu de la Malaisie, pour nous retrouver assis à une table VIP pour la première fois de notre vie 🙂

Baignade improvisée en pleine jungle

Plusieurs heures plus tard et le ventre bien rempli, nous avons pris un pick-up direction le Taman Negara. À défaut de partir à la recherche de pièges de braconniers, nous avons profité de l’après-midi tous ensemble au bord d’une rivière, en pleine jungle, à jouer aux cartes et nous balancer aux lianes, provoquant les nombreux singes dont les cris résonnent partout dans la forêt.

Sur la route du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Repos au bord de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Et nous avons retenu deux leçons de cette excursion insolite : la première, c’est qu’il ne faut pas avoir peur d’être décoiffé quand on s’asseoit à l’arrière d’un pick-up. Et puis c’est une très mauvaise idée de traverser une rivière avec des tongs aux pieds. Mais ne vous moquez pas de nous les loulous ! N’oubliez pas que dans volontouriste il y a… touriste ! 😉

En Malaisie, ça décoiffe à l'arrière d'un pick-up ! Traverser la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Le soir, nous avons pris des forces en mangeant une délicieuse salade de papaye accompagnées de crêpes de viande appelées Murtabak au marché de nuit de Gua Musang, la ville la plus proche de Merapoh. Et il nous fallait faire le plein d’énergie les loulous, puisque nous partions dans la jungle à la rencontre des Batek le lendemain de bonne heure. Mais ça, on vous le racontera dans l’article suivant ! 😉

Le marché de nuit de Gua Musang en Malaisie

Quelques chiffres…

330 euros : Le séjour volontourisme 4 jours et 3 nuits à Merapoh avec Fuze Ecoteer pour deux personnes. Comprend le logement, les repas, les activités, et le brushing maison à l’arrière du pick-up !

11,30 euros : Le bus qui vous emmènera de Kuala Lumpur à Gua Musang. Ensuite il faudra que l’on vienne vous chercher, en pick-up justement 😉

3,20 euros : Un dîner pour deux au marché de nuit de Gua Musang. Au menu, salade de papaye très pimentée, délicieuses crêpes de boeuf et bananes pour le dessert. Nous, on en mangerait tous les soirs !

GRATUIT : La baignade dans la rivière. Attention aux sangsues les loulous. Pour elles, ce sera open bar 🙂

L’anecdote

En conclusion, nous aimerions vous donner notre avis sur cette expérience de volontourisme. Si on met de côté notre rencontre avec les Batek, que nous vous raconterons dans un article complet, vous remarquerez que nous n’avons pas vraiment contribué aux projets de Fuze Ecoteer.

Il faut prendre en compte bien sûr la fièvre subite d’Helen, qui était en charge de la géolocalisation des animaux et des pièges de braconniers. Et au final, nous garderons un excellent souvenir de ces quatre jours à Merapoh et de l’accueil formidable de ses habitants.

Certains pourraient penser s’acheter des activités de vacances en participant financièrement à une mission de volontourisme… et risqueraient d’être fort déçus.

En payant pour un séjour de volontourisme, vous contribuerez au bon fonctionnement de la société ou de l’association que vous aurez choisie. Vous enrichirez sûrement quelques personnes mais surtout, vous faciliterez la réalisation de projets de développement durable.

Mais n’oubliez pas que même si vous êtes censés interagir avec des animaux sauvages ou des personnes dans le cadre du projet que vous avez choisi, vous ne pourrez pas être certains que l’interaction aura lieu telle que vous l’avez rêvée en vous inscrivant à ce projet ! Dans tous les cas, le volontourisme vous sensibilisera à des sujets importants comme l’écologie, l’environnement, l’éducation ou la conservation des traditions.

Les enseignements d'un long voyage en 9 étapes !

Les enseignements d’un long voyage

Les enseignements d'un long voyage en 9 étapes !

Salut les loulous !

Cela fait maintenant trois mois que nous sommes de retour en France, après plus de six mois à travers l’Asie et l’Océanie. Depuis, vous avez été nombreux à nous demander si ce voyage avait changé notre façon de voir les choses, et quelles leçons nous avions pu en tirer.

Avant d’écrire cet article pour répondre à votre question, nous avons dû entreprendre un travail préliminaire sur nous-mêmes et faire le point sur cette aventure. Ces 196 jours sont riches en souvenirs intenses, en moments incroyables, mais aussi un peu difficiles parfois. Ils sont parsemés de rencontres inoubliables, d’émotions décuplées et de quelques remises en question.

Nous avons retenu neuf enseignements, soit autant de pays et territoires que nous avons visités. Les loulous, nous ne prétendons pas détenir LA vérité. Ces leçons vous paraîtront peut-être évidentes. On vous répondra qu’elles nous montrent qu’au final, le voyage est simple et à la portée de tous.

Et surtout, que la vie est faite de voyages.

Singapour : le début de l’aventure

Vue panoramique sur la baie de Singapour depuis le Skydeck du Marina Bay Sands au coucher de soleil

Notre arrivée à Singapour a pris un parfum de vacances dès lors que nous avons enfilé nos t-shirts en mérinos et nos tongs. Les derniers jours avant notre départ se sont enchaînés très rapidement, et il nous aura fallu quelques jours sur place et un coucher de soleil magnifique depuis la plateforme d’observation du Marina Bay Sands pour nous en rendre compte : le long voyage dont nous rêvions, NOTRE voyage, vient de commencer.

Nous quittons Singapour, nous nous souviendrons avoir cru être dans Avatar lors de notre visite des Gardens By The Bay

À trente ans passés, notre rêve un peu fou est devenu un projet. Et nous nous sommes donnés les moyens de le réaliser. Pour cela, nous avons fait la liste des « problèmes » qui pourraient nous empêcher de partir. Quelle surprise de voir qu’il y avait une solution évidente à chacun d’entre eux ! Vous savez ce qu’il y a de magique dans cette histoire, les loulous ? C’est que cela nous a conforté dans l’idée que nous serons capables de réaliser n’importe lequel de nos rêves, du moment que nous nous en donnerons les moyens !

Malaisie : zone de confort à l’épreuve

Chat à l'ombre sous une cabane en Malaisie

En Malaisie, nous sommes progressivement sortis de notre zone de confort. Une expérience qui s’avère indispensable dans ce genre de voyage, et que nous essayerons de pratiquer aussi souvent que possible dorénavant !

Il y a eu notamment les logements bon-marchés et pas très propres dans lesquels nous avons dormi pour réduire nos dépenses. Mais aussi des expériences insolites, comme cette nuit passée en pleine jungle du Taman Negara, où nous avons cuisiné au bord de la rivière en compagnie de cinq femmes issues d’une tribu aborigène appelée Batek.

Chanlin la mamie Batek qui pète le feu !

Mais c’est surtout en nous forçant à aller vers les autres, qu’ils soient locaux ou touristes comme nous, et en leur manifestant de l’intérêt, que nous avons fait les plus belles rencontres de notre voyage. Et si au final, sortir de sa zone de confort était aussi simple que de sourire à un inconnu ?

Les plus courageux pourront également essayer de faire la bise à Mamie Simone, mais attention ! Ça pique 🙂

Chine : découverte d’un autre monde

L'entrée de la forêt de pierres de Shilin, dans la province du Yunnan, en Chine

« La Chine, c’est grand, pollué et surpeuplé. Les campagnes sont très pauvres ! Les Chinois sont malpolis, ils bousculent et dépassent dans les files d’attente. Ils rotent et ils crachent. Ils mangent des oeufs centenaires qui sentent le pourri… » Voilà grosso-modo ce que nous avons lu ou entendu avant de partir. Autant vous dire qu’en arrivant en Chine, nous nous sommes vraiment demandés si nous allions en repartir indemnes…

Oui, la Chine est immense. Oui, les Chinois sont nombreux et leurs manières sont différentes des nôtres. Mais de notre atterrissage à Kunming jusqu’à notre départ de Beijing, nous avons été abordés, aidés, nourris, guidés par les Chinois, ravis et honorés de pouvoir échanger avec nous.

Au revoir la Chine et merci pour tout ! Tu nous as fait sentir si petits et tu nous auras émerveillés pendant un mois !

Si les entrées des parcs nationaux ressemblent à des guichets de parc d’attraction, la beauté de leurs paysages et la grandeur du patrimoine culturel chinois nous auront laissés bouche bée plus d’une fois. Et puis sincèrement les loulous, ils ont fait tout un foin de l’oeuf centenaire dans « Pékin Express », mais en France, certains de nos fromages n’ont rien à lui envier !

Depuis que nous avons quitté la Chine, nous sommes sûrs d’une chose : nous y retournerons 🙂

Mongolie : le voyage d’une vie

Nomade assis devant une yourte dans la steppe à Kharkhorin en Mongolie

La Mongolie, c’est un peu le pays des extrêmes. Des paysages grandioses à perte de vue, une capitale que l’on dit être la plus moche du monde, une météo très variable, un mode de vie nomade très « roots », une cuisine très « mouton » et des après-midis très « lait de jument fermenté ». Bref, un séjour très éprouvant, mais surtout très riche en émotions.

La mongolie, ça se mérite. Règle n°1: adopter le look de la steppeLa mongolie, ça se mérite. Règle n°2: surtout ne pas tomber au fond du trou...La mongolie, ça se mérite. Règle n°3: toujours accepter de goûter aux spécialités locales...

Et justement les loulous, nous avons ressenti un panel d’émotions très variées pendant notre mois en Mongolie. De la sensation de liberté infinie en sortant de la yourte chaque matin, à la joie presque enfantine de monter à cheval dans la steppe mongole ou à dos de chameau dans les dunes du désert de Gobi.

De la lassitude ressentie après avoir enchaîné les nuits blanches à cause du froid, des souris dans la yourte, des serpents ou des bruits étranges, à la profonde mélancolie de ce grand-père sur la photo, qui nous montra la steppe en murmurant « Genghis Khan… » comme un hommage à ce que le héros national accomplit des siècles auparavant. Ah il nous aura fait chialer ce con 🙂 Enfin la vodka devait aussi y être pour quelque chose !

Corée du Sud : retour à l’essentiel

Les délicieux beignets sucrés de Busan en Corée du Sud

En dehors de Séoul, la Corée du Sud nous a semblé un peu plus fade. Ne vous méprenez pas les loulous, nous avons aimé ce pays, ses habitants, sa culture et sa gastronomie délicieuse. Mais nous avons passé notre temps à y chercher quelque chose d’exceptionnel que nous n’avons pas trouvé.

À la frontière Nord-Coréenne, les touristes se prennent en selfie... Nous on préfère poser avec Mister Boulettes !

Peut-être parce que cela faisait plus de 3 mois que nous étions en Asie, ou encore parce que nous arrivions au pays « du matin calme » après un mois extrême en Mongolie. Quoiqu’il en soit, nous avons fait l’erreur de suivre un chemin touristique alors que nous n’arrivions plus à apprécier les visites et activités en tout genre.

Nous nous sommes alors isolés à Namwon, petite ville à priori sans intérêt, puisque nous n’y avons croisé aucun autre touriste. Nous en avons profité pour passer du temps avec les gérants de notre guesthouse, participer au festival de la ville et nous inscrire à des ateliers d’artisanat. Nous nous sommes aussi régalés avec les spécialités locales, comme cette soupe de poisson-chat pimentée ou ce riz au poulpe qui était, on peut vous le dire, une véritable tuerie.

À Namwon nous avons beaucoup appris sur l'artisanat Coréen !

La Corée nous a conforté dans notre idée que lors d’un voyage de plusieurs mois, on ne peut pas être tous les jours dans la contemplation devant merveilles touristiques et activités extrêmes. Alors que nous étions dépouillés de notre confort et de notre routine, nous avons réappris à profiter des choses simples et apprécier les points positifs de chaque expérience.

Australie, Sydney : l’instant présent

Vue sur Darling Harbour à Sydney en Australie

Bizarrement, l’Australie, terre promise des backpackers du monde entier, ne nous a jamais fait rêver. Mais nous allions quitter l’Asie pour l’Océanie, et c’était l’occasion de faire une halte de quelques jours à Sydney. Nous en avons profité pour rencontrer des amis expatriés, que nous n’avions pas vus depuis quelques années.

Nous ne l’avons pas dit à l’époque pour ne pas inquiéter Mamie Simone, mais nous sortions tous les deux d’une vilaine sinusite et nous étions très fatigués, à la limite de craquer. Cela nous a fait le plus grand bien de voir Romain, Jing et leurs filles, et de découvrir Sydney avec eux. Au final, cette ville nous a plu énormément et nous y retournerons volontiers 🙂

Beaucoup de voyageurs prônent l’adage du « vivre l’instant présent« . Et bien pendant ces quelques jours à Sydney, nous avons pris le temps de profiter de chaque instant, sans penser à celui d’après.

Nouvelle-Zélande : de surprise en surprise

Brouillard sur le parc National de Tongariro, en Nouvelle-Zélande

Si on peut planifier facilement 15 jours de vacances, il est impossible de prévoir ce que l’on fera chaque jour lors d’un long voyage. En Nouvelle-Zélande, nous n’avions par exemple pas prévu que nous allions être pris dans une tempête de neige à mi-chemin de notre trek dans le parc national du Tongariro. Sinon nous serions restés au chaud et aurions manqué cette journée inoubliable avec Noémi, Inès et Etienne.

En Nouvelle-Zélande la nature nous illumine de jour comme de nuit ! Ici avec la féérie des vers luisants :)

Le lendemain, éreintés, nous avions loué une chambre via AirBnb chez une famille très sympathique, à Masterton, au milieu de nulle part. Nous qui pensions nous reposer à la campagne, nous étions loin de nous douter qu’une grave inondation nous réveillerait tous en pleine nuit. Nos hôtes non plus, d’ailleurs 🙂

Nous nous sommes donc retrouvés à 6 heures du mat’  à déménager les pièces inondées, puis à préparer des crêpes tous ensemble pour le petit-déjeuner. Un imprévu peut créer des liens et conduire à des rencontres inoubliables ! Deux semaines plus tard, à Dunedin, la tante et l’oncle de cette famille nous accueillaient chez eux pour trois jours. Ils se sont occupés de nous comme si nous étions leurs propres enfants, sans rien attendre en retour.

Presque six mois plus tard, nous sommes toujours en contact. Nous venons de recevoir la preuve en photo qu’ils continuent de préparer des crêpes à la bretonne, en suivant scrupuleusement la recette de Mamie Simone que nous leur avions donnée !

Nouvelle-Calédonie : le paradis se fait attendre

Jardin de la tribu des Tiendanites à Hienghène en Nouvelle-Calédonie

Qui n’arriverait pas en Nouvelle-Calédonie avec la certitude de passer un séjour de rêve sur les plages de l’Île des Pins, »l’île la plus proche du paradis » ? Malheureusement, nous y avons passé les quatre premiers jours sous une pluie diluvienne. Celle qui rend le ciel gris et l’eau trouble. Celle qui vous réveille la nuit, lorsque vous dormez dans une tente légèrement trouée. Celle qui fait que vos serviettes et vêtements ne sèchent jamais…

C’est là que nous avons littéralement appris à danser sous la pluie plutôt que de déprimer. Nous nous sommes rapprochés de Loulou et Lélène, chez qui nous avions planté notre tente, et qui nous auront tant gâtés jusqu’à notre départ. Nous nous sommes aussi liés d’amitié avec Fadia, Thomas et Muriel, avec qui nous avons attendu le retour du beau temps. Et cela en valait vraiment la peine les loulous ! Parce que dès que le soleil brille, l’Île des Pins ressemble vraiment au paradis ! Et ses habitants, humbles et un brin timides, sont d’une grande gentillesse.

Faire du camping à l'île des Pins, c'est avoir une vue magnifique à chaque réveil

Nous n’oublierons jamais Bapt’, Céline et Evan, notre famille d’accueil en Calédo. Nous ne les connaissions pas en arrivant, mais il nous ont tout donné. Quelques jours plus tard, alors que nous séjournions en tribu Kanak près de Hienghène, nous avons voulu donner à notre tour, en aidant Charline à tondre la pelouse de son grand jardin. Notre façon à nous de perpétrer cette chaîne de partage et d’échange, sans rien attendre en retour 😉

Japon : la fin rêvée de notre voyage


Lever de soleil sur le mont Fuji le premier jour de l'année à Fujikawaguchiko au Japon

Nous voilà au Japon, le pays dont nous sommes amoureux depuis toujours. Nous avons voulu profiter autant que possible de ces cinq dernières semaines de voyage . Hors de question d’enchaîner les étapes et de nous déplacer chaque jour !

Nous avons écrit sur un papier ce que nous rêvions de faire au Japon. Comme par exemple « prendre une leçon de karaté », « voir le soleil se lever sur le Mont Fuji le premier jour de l’année » ou encore « apprendre des nouvelles recettes de cuisine japonaise ».Au musée Ghibli de Tokyo, des photos de Colmar prises par Hayao Miyazaki sont exposées

Nous avons ensuite repéré les endroits où nous avions le plus de chance de réaliser nos rêves et notre itinéraire s’est dessiné de lui-même. Nous sommes restés plusieurs jours à chacun de ces endroits pour donner leur chance au hasard et aux imprévus. Vous voyez, nous retenons les leçons de notre voyage 😉

C’est ainsi que nous avons réussi à vivre et à voir bien plus de choses en cinq semaines au Japon que ce que nous nous étions imaginé en rêve.
Le dernier jour du voyage arrivé, nous sommes rentrés heureux, avec la sensation d’avoir accompli ce que nous avions à vivre durant ces six mois.

De la fin d’un voyage… Vers le début d’un autre ?

Alors que notre voyage se finissait, nous avons décidé d’en entamer un autre ensemble. Ce nouveau voyage a commencé à Kyoto, comme par magie, comme pour concrétiser six mois d’une aventure extraordinaire. Il sera beaucoup plus long, sûrement plus difficile, mais encore plus beau.

Ce voyage, nous l’avons voulu, et nous savons où nous voulons qu’il nous mène, malgré les imprévus qu’il engendrera. Nous sommes certains qu’il nous amènera très souvent à sortir de notre zone de confort, et fera naître en nous des émotions que nous ne connaissons pas encore et qu’il faudra accepter.

Ce voyage, nous ne le ferons pas seuls, mais avec ce(tte) petit(e) loulou(te) qui est en train de grandir bien au chaud 🙂 Nous espérons que nous arriverons à lui transmettre ces leçons dont nous vous avons parlé : savoir apprécier les choses simples, mettre ses préjugés de côté, mais aussi se donner les moyens de réaliser ses rêves.

Et surtout aimer et partager, sans n’avoir aucune attente en retour.

Et si un jour il ou elle nous demande ce que c’est que le voyage, nous lui répondrons que ce n’est pas nécessairement de partir au bout du monde.

Mais qu’en partant découvrir le monde, c’est soi-même que l’on découvre… Et l’on apprend que la vie en elle-même est un voyage.

C’est Mamie Simone qui va être contente 😉

Village Toraja à Sulawesi

A la découverte du pays Toraja

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui nous retournons ensemble en Indonésie sur l’île de Sulawesi. Nous vous l’avions expliqué précédemment : il est impossible de résumer la beauté et les mystères du pays Toraja en un seul article !

Nous vous proposons de continuer notre exploration de cette région de Sulawesi. L’aventure vous manquait ? Et bien à nous aussi, figurez-vous ! Nous partons explorer les petits villages autour de Rantepao, et pour cela il n’y a pas de meilleur moyen de locomotion qu’un bon vieux scooter.

L’hôtel nous a imprimé une mini-carte dessinée à la main qui s’avèrera fort utile pour nous aider à nous repérer et nous indiquer les différents points d’intérêts. Mais pour l’instant, nous n’avons qu’une envie : rouler en toute liberté et cheveux au vent au milieu des rizières.

Panorama sur les rizières de Sulawesi

Comme toujours, on a pensé à Mamie Simone. Imaginez-vous, vous en biker téméraire, et elle en photographe de choc assise à vos côtés dans un side-car venu tout droit de la route 66. Et puis quoi encore ? Faut pas déconner non plus. Si elle veut venir, elle louera sa bécane comme tout le monde 🙂

Nous arrivons tous transpirants au village traditionnel de Kete Kesu. Enfin, il s’agit d’une reconstitution d’un ancien village et nous allons devoir payer quelques roupies pour le visiter. Allez, ne faites pas la tête… Nous allons voir plein de villages Toraja durant notre séjour.

Village Toraja à Sulawesi

Mais en visitant cet écomusée, nous contribuons à sa restauration et à l’artisanat local, puisque l’on peut y acheter des gravures sur bois réalisées à la main devant nous !

Nous avons aussi la chance d’observer de plus près les maisons Tongkonan ainsi que les réserves de riz dont la toiture est surprenante.

Maisons Toraja à Sulawesi

Il paraît que personne ne soit vraiment sûr de leur véritable origine. Certains racontent que la forme du toit rappelle celle des cornes d’un buffle, animal omniprésent au pays Toraja. Que ce soit pour l’aide précieuse qu’il fournit aux agriculteurs, mais encore pour sa viande ou sa peau, que nous avons vue sécher au soleil à plusieurs endroits.

Peau de buffle séchant au soleil à Sulawesi

D’autres disent qu’il y a bien longtemps, des peuples seraient venus en bateau de Chine ou du Vietnam et auraient décidé de s’installer à Sulawesi. Ils auraient alors utilisé la coque de leurs embarcations comme un toit afin de se protéger des intempéries.

N’hésitez pas à nous dire quelle version de l’histoire vous préférez. Et si par hasard vous deviez avoir votre propre théorie, farfelue ou sérieuse, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire au bas de la page !

Statues de cire à l'entrée d'un Tombeau Toraja à Sulawesi

Des tombeaux sont à proximité de chaque village, et après chaque cérémonie funéraire, le cercueil du défunt y est emmené par sa famille. Si la plupart des Toraja ont été évangélisés par les colons néerlandais, leurs anciennes coutumes et croyances sont toujours fortement ancrées dans leur culture.

A l’entrée des tombeaux, des statues aux effigies des défunts sont tournées vers les visiteurs, comme s’ils attendaient perpétuellement leur visite.

Tombeau d'enfants Toraja à Sulawesi

Ces statues appelées Tau tau sont réalisées à la mort du défunt par un sculpteur professionnel. Les plus récentes ressemblent trait pour trait à leur modèle, alors que les plus anciennes sont moins travaillées, voire de « simples » totems.

Le résultat dépend aussi du statut social du défunt, puisque la qualité du bois et des vêtements ou parures varie en fonction du prix payé par la famille. Certains tombeaux plus anciens ou ceux dédiés aux enfants ne possèdent pas de telles statues et présentent uniquement les orifices des chambres funéraires creusées à même la roche.

Cercueil et squelette dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Comme vous êtes courageux et intrépides, nous avons décidé de vous emmener à l’intérieur de l’un de ces tombeaux. Attention, à l’intérieur c’est un peu lugubre et ça peut faire froid dans le dos…

Nous avons eu la chance de croiser une ou deux grosses araignées qui nous ont fait penser que cet endroit n’appartient pas aux vivants. Mieux vaut profiter de la journée à continuer notre exploration des villages et rencontrer des Toraja bien en chair et souriants !

Squelettes dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Il est vrai que le peuple Toraja a un rapport très particulier à la mort et chacun d’entre eux prépare la sienne et son au-delà de son vivant. Cela peut nous paraitre tellement improbable, pour nous qui avons parfois du mal à penser à autre chose qu’à notre travail ou nos soucis du quotidien.

Mais résumer le pays Toraja à cet aspect serait une erreur. Si nous devions en garder un souvenir, ce serait plutôt celui de ses paysages époustouflants ainsi que de l’accueil et de la gentillesse de ses habitants.

Un buffle au milieu des rizières à Sulawesi

Si vous avez la chance de vous y rendre un jour, vous serez ravis d’être salués chaleureusement par tous les enfants que vous croiserez sur le chemin de l’école. Vous serez même probablement invités à vous asseoir à l’ombre avec les adultes et partager un verre de vin de palme. Nous ne pouvons pas vous promettre que vous aimerez, mais ça c’est une autre histoire 😉

Enfants sur le chemin de l'école à Sulawesi

Parapente à Saint-Leu à la Réunion

Road Trip à la Réunion

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

On aimerait bien repartir en road trip avec vous, et pourquoi pas en France ? Quoi ? Ca vous tente, mais voulez faire des randonnées en montagne, voir le cratère d’un volcan, voler en parapente au-dessus de l’océan, nager avec des poissons multicolores, manger des plats subtilement épicés et alterner les paysages tropicaux avec des déserts de lave secs et désolés.

Et pour nous compliquer encore plus la tâche, vous voulez trouver un petit coin de plage tranquille pour que Mamie Simone puisse faire ses mots croisés à l’ombre…

Laissez-nous réfléchir quelques instants… Allez c’est d’accord ! On vous invite sur l’île de la Réunion en plein milieu de l’Océan Indien.

Nous allons faire le tour de l’île ensemble, du Cirque de Salazie en passant par celui de Cilaos. Nous grimperons jusqu’au cratère le plus élevé du Piton de la Fournaise. Nous ferons du snorkeling dans le lagon et du parapente à Saint-Leu.

Et nous ferons le plein ensuite avec un délicieux sandwich bouchon gratiné, des samoussas et une Dodo bien fraîche. Alors, partants ?

Allez, on se retrouve très vite pour de nouvelles aventures !