Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Salut les loulous !

Aujourd’hui, nous allons aborder une étape importante de la préparation de vos prochains voyages autour du monde ! Nous parlons bien sûr de l’obtention d’un visa tourisme, qui vous sera demandé à l’entrée de certains pays. Sans ce précieux sésame, il vous sera impossible de passer les contrôles d’immigration, et de profiter du voyage dont vous avez rêvé.

Pour les circuits organisés et autres croisières dont raffole Mamie Simone, l’agence par laquelle vous serez passés aura pris soin de vous lister les documents dont vous aurez besoin pour entrer dans les pays sur votre parcours. Enfin, on l’espère pour vous 🙂

Dans le cas où vous préférez partir seuls à la découverte du monde, il faudra vous assurer d’entreprendre les bonnes démarches dans les temps. Sinon, vous risquez bien de devoir changer de plan et de destination à la dernière minute…

Pas de panique ! Nous allons vous donner quelques exemples concrets basés sur nos propres voyages et expérimentations. Après avoir lu cet article, cela vous semblera aussi simple que d’envoyer une lettre par la poste… ou presque 🙂

Par où commencer ?

Comme nous sommes Français, nous ne parlerons que de voyages vers des pays en dehors de l’Espace Schengen et de l’Union Européenne, puisqu’aucun visa ne nous serait nécessaire le cas échéant.

Nous commençons toujours par nous informer de la situation générale du pays que nous souhaitons visiter. Pour cela, il suffit de se rendre dans la section Conseils aux voyageurs du site du Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International.

Le site est très utile, mais sa navigation est un peu compliquée. Le lien ci-dessus vous emmènera directement sur la page qui nous intéresse : vous y trouverez une carte du monde interactive,  sur laquelle vous pourrez sélectionner la destination de votre voyage.

Carte des conseils aux voyageurs par pays

Une fois que vous aurez cliqué sur le pays qui vous intéresse, vous serez renvoyés vers sa page d’accueil. Il ne vous restera plus qu’à vous rendre sur l’onglet « Entrée/Séjour » pour découvrir les conditions d’entrée dans le pays, et savoir si un visa vous sera nécessaire ou non.

Conseil aux voyageurs par pays, onglet Entrée / Séjour

Par exemple, il est indiqué sur la page du Japon qu’il n’est pas nécessaire pour un ressortissant Français de demander un visa touristique lors d’un séjour de moins de 90 jours.

Par contre, celui-ci est indispensable pour visiter la Tanzanie, la Chine, la Mongolie, alors qu’une autorisation électronique vous suffira pour des voyages touristiques de trois mois maximum en Australie ou encore pour séjourner aux Etats-Unis.

Une fois cette vérification faite, comment procéder pour obtenir un visa ou une autorisation d’entrée ?

Demande à une ambassade dans votre pays

Il s’agit sans doute de la technique la plus simple et la moins risquée, surtout si vous préparez un voyage de quelques jours ou semaines pour vos vacances. Et c’est ainsi que nous avons obtenu notre Visa de tourisme avant de partir pour deux semaines en Tanzanie. Pour cela, il vous suffira de :

– Connaître l’adresse du site web de l’ambassade en question dans votre pays. Une recherche fera l’affaire 😉

– Trouver la page consacrée aux visas, comme par exemple celle-ci

– Suivre les instructions et rassembler les documents requis, y compris votre passeport en cours de validité !

– Les envoyer par la poste en recommandé A/R !

– Attendre le délai nécessaire à la validation de votre dossier et l’établissement de votre visa

– Réceptionner votre passeport et découvrir votre visa tout beau tout neuf collé sur l’une des pages prévues à cet effet 🙂

– Préparer la suite de votre voyage et en profiter !

La plupart des ambassades en France sont situées à Paris. Si vous vivez en région parisienne, où y séjournez pendant les quelques jours nécessaires à la création de votre visa, vous pouvez également vous rendre à l’ambassade directement pour faire la demande. Attention à bien vérifier les horaires d’admission pour les demandes de visa avant d’y aller !

Cela vous évitera les frais postaux et la petite appréhension que la poste n’égare votre passeport 😀 On vous avouera que cela nous aura un peu inquiétés à l’époque… Juste un peu 😉

Vous pouvez également essayer d’appeler l’ambassade ou de leur envoyer un email si vous avez des questions. Pour être honnêtes avec vous les loulous, nous avons essayé quelques fois de contacter l’une ou l’autre ambassade, sans réel succès…

Des girafes buvant à la rivière dans le parc national de Serengeti en Tanzanie
Ça valait le coup de confier nos passeports à la poste, non ? 😉

Demande à un consulat dans votre pays

Cette technique est similaire à la précédente, sauf que dans ce cas-là nous passerons par un consulat. C’est ce que nous avons dû faire un mois avant notre départ pour 6 mois en Asie et Océanie, pour obtenir notre visa de tourisme Chinois.

Le consulat de Chine à Strasbourg était relativement proche de nous qui vivons en Alsace. Les inconvénients principaux étaient qu’il n’est ouvert pour les demandes de visas que certains jours de la semaine à des horaires précis, et qu’il n’assure pas le traitement de dossiers envoyés par la poste.

Il faut donc se déplacer deux fois : la première pour faire sa demande, et enfin pour récupérer son passeport lorsque le visa a été établi ou refusé. On vous le disait déjà à l’époque, alors que nous vous parlions des vaccins de voyage : nous ne remercierons jamais assez nos patrons de nous avoir donné autant de flexibilité pour pouvoir préparer notre départ 🙂

La Cité Interdite à Pékin en Chine
Pas de panique, vous passerez plus de temps à contempler les monuments chinois qu’à faire votre demande de visa !

Demande à une ambassade dans un pays étranger

Si vous partez pour un voyage au moyen ou long cours, il vous sera délicat de faire votre demande avant de partir. Une fois émis, un visa vous permet d’entrer dans un pays dans les trois mois suivants. Passé ce délai, le visa ne sera plus valable et il vous faudra en demander un nouveau.

C’est ainsi que nous avons dû localiser l’ambassade de Mongolie à Pékin en Chine, pour faire notre demande puis prier très fort pour qu’elle soit validée dans les temps. Sur ce coup-là, nous avons eu beaucoup de chance ! Le guichet pour les demandes de visas, qui se trouve à l’extérieur devant l’ambassade, est ouvert chaque mardi et vendredi. Nous avons fait notre demande un mardi, sommes venus chercher notre passeport le vendredi, et avons décollé pour Oulan-Bator le samedi, soulagés que notre aventure pouvait continuer comme prévu 🙂

À Pékin, de la station de métro Yonganli jusqu’à l’ambassade de Mongolie

Avec, au passage, de très bons souvenirs puisque nous avons profité du délai de délivrance de nos visas pour nous rendre à la grande muraille de Chine. Le tout avec une simple photocopie de nos passeports comme preuve de notre identité, ce dont la légalité en Chine demeure un mystère pour nous à l’heure actuelle 😉

Un détail important pour tous les loulous qui voudraient faire comme nous : nous avons eu la bonne idée de demander à notre contact en Mongolie de nous rédiger une lettre d’invitation, en anglais et en mongol, que nous avons donnée à l’ambassade. Elle ne semblait pas nécessaire en France, mais en Chine nous n’aurions pas pu recevoir nos visas sans ce précieux document ! Dans tous les cas, n’oubliez jamais qu’il vaut mieux avoir plus de documents que pas assez.

Une rivière parcourt la steppe déserte en Mongolie
Dire que sans cette lettre d’invitation nous n’aurions jamais pu voir ça !

Demande sur place

Dans certains pays, il est également possible de faire sa demande de visa sur place. C’était notamment le cas en Indonésie avant que l’obligation de visa pour les ressortissants Français ne soit levée, et à l’époque nous n’avions eu aucun problème pour l’obtenir à l’aéroport de Denpasar.

Attention les loulous : si vous décidez d’opter pour cette technique, soyez sûrs d’avoir avec vous toutes les pièces nécessaires et suffisamment d’argent. Renseignez-vous sur les coûts de la demande sur place, et sur les devises qui seront acceptées pour le règlement. Il serait quand même dommage de devoir faire demi-tour à peine arrivés après un long périple 😉

Autorisation électronique en ligne

D’autres pays ne demandent pas forcément de visa aux touristes pour des séjours de moins de trois mois, mais il faut cependant obtenir une autorisation électronique en ligne avant le départ.

C’est le cas par exemple de l’Australie avec son visa eVisitor subclass 561, disponible en ligne et entièrement gratuit. Le site officiel Visa Finder vous permettra de trouver facilement le visa approprié en fonction de votre profil et de vos besoins. Il vous suffira ensuite d’imprimer l’autorisation que les autorités australiennes vous auront envoyée par email, puis de la montrer lors du contrôle d’identité au poste d’immigration.

Vue panoramique sur le centre ville de Sydney en Australie
Courage ! Vous n’êtes qu’à quelques clics du centre-ville de Sydney 😉

Les Etats-Unis proposent un système similaire avec l’ESTA, valable deux ans. Elle vous coûtera la modique somme de 14 USD, à condition que vous soyez issus d’un pays membre du Visa Waiver Program.

Qui veut gagner son visa ?

Les loulous, nous espérons que ce petit article vous aidera à préparer vos prochains voyages et aura pu répondre à certaines questions que vous vous posiez sur le thème des visas. Cependant, sachez que même avec un dossier complet et sans aucune raison apparente, votre demande de visa pourra être refusée. Et dans cette situation malheureuse, l’avis du public ne pourra pas vous aider. Peut-être pourrez-vous passer un coup de fil à un ami bien placé ? 😉

Nous n’avons jamais eu de problème et toujours obtenu nos visas dans les temps. Mais pour chaque demande, nous avons dû fournir une copie de nos titres de transports, billets d’avion, de train ou de bus. Parfois nous avons dû réserver des hôtels, ou indiquer notre salaire annuel… Nous comprenons très bien à quel point il doit être frustrant de voir sa demande refusée, sans en avoir fait l’expérience. N’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire pour partager votre vécu en la matière, qu’il soit bon ou mauvais.

Nous on vous dit à bientôt pour un prochain article. Allez, salut salut 🙂

Eléphants dans la savane du Serengeti en Tanzanie

Tanzania Safari : un safari au Nord de la Tanzanie

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Dans cette video, nous allons partir ensemble pour le nord de la Tanzanie. La région d’Arusha est réputée pour ses grands parcs nationaux et ses villages Maasaï. Ne nous dites pas que vous ne voulez pas venir !

Si Mamie Simone vous accompagne, assurez-vous qu’elle n’a pas de problème de dos : ça risque de remuer dans  la jeep sur la route qui mène au lac Manyara, au parc national du Serengeti et à la réserve naturelle du Ngorongoro !

Mais la récompense sera à la hauteur de nos efforts. Nous allons partir à la rencontre des animaux du « Big Five » que sont les lions, les léopards, les éléphants, les buffles et les rhinocéros.

Et ce n’est pas tout… Si nous promettons d’être sages, nous aurons sûrement la chance de voir des troupeaux de zèbres, d’antilopes, de gnous. Mais aussi des hyènes, des singes, des hippopotames et des girafes… Même des guépards en train de chasser !

Vous voulez voir un de ces animaux ? Vous n’aurez pas plus de chance ailleurs qu’ici de réaliser votre rêve. Alors, vous restez assis sur votre chaise ou vous venez avec nous ?

Allez, on se retrouve très vite pour de nouvelles aventures !

Apéro avec le guépard de Cheetah's Rock

Apéro avec un guépard

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène à l’Est du continent Africain, dans l’Océan Indien. Nous sommes sur l’île de Zanzibar, et nous allons rendre visite à Jenny.

D’origine allemande, elle a vécu plusieurs années en Espagne avant de venir s’installer sous les tropiques, dans un endroit que l’on appelle Cheetah’s Rock. Autrement dit, le Rocher du Guépard. Vous trouvez tout cela original ? Et bien figurez-vous que nous aussi ! Mais sans doute pour des raisons légèrement différentes…

Jenny a choisi de consacrer sa vie à sa passion des animaux. Et pas n’importe lesquels. Elle recueille et s’occupe en effet d’animaux sauvages que nous avons tous déjà rêvé d’approcher. Que ce soit en regardant un reportage animalier, dans un zoo, ou encore lors d’un safari pour les plus chanceux d’entre nous.

Certains parmi vous, chers lecteurs, entretiennent une relation particulière avec un poisson rouge, un chat ou un chien. Et bien notre amie, quant à elle, élève dans sa propriété le zèbre Chaka, des lémuriens, dont le petit Maurice qui séduira toutes les demoiselles, et même un petit colobe à dos bleu répondant au doux nom de Manfred.

Avec le zèbre du Cheetah's Rock

Ah… De toutes les langues du monde, il n’y a que l’allemand pour nous offrir des noms aussi branchés ! Jenny nous expliquera que le petit singe est fort espiègle, ce qui lui a rappelé un trait dominant du caractère d’un certain jeune homme qui s’appelait ainsi.

C’est ce qu’elle nous explique, dénonçant le comportement cruel du zoo qui n’ayant que faire de ce zèbre orphelin, avait projeté de l’envoyer dans une réserve de chasse pour satisfaire les lugubres pulsions de quelques touristes fortunés.

Chaque animal a sa propre histoire, et aura souvent été sauvé d’un destin tragique. La plupart de ces animaux sont des cadeaux de riches donataires qui les ont sauvés d’une souffrance ou d’une mort certaine, quand ce n’est pas Jenny elle-même qui a volé à leur rescousse.

Un lémurien sur les épaules au Cheetah's Rock

La propriétaire des lieux prend donc soin de ses amis, mais elle s’est également lancé un défi. Dresseuse de formation, elle réalise quotidiennement et avec chacun d’entre eux un travail exceptionnel.

Et même si durant toute la visite de son grandiose jardin, elle ne cessera de nous répéter que ces animaux sont sauvages et peuvent avoir des réactions dangereuses pour l’homme, on ne pourra que constater le véritable tour de force réalisé par cette femme, grande passionnée des bêtes en tous genres et de son métier.

Au prix de nombreux sacrifices, chaque animal nécessitant plusieurs heures d’investissement par jour.

Les lémuriens du Cheetah's Rock
Le Cheetah’s Rock, n’est ni un zoo, ni l’endroit pour faire un safari photo. L’expérience proposée est inédite et, si vous en acceptez les règles et les risques potentiels, elle vous marquera à jamais. Les enfants en bas-âge ne sont pas acceptés, et nous recommanderions également à Mamie Simone d’avoir le coeur bien accroché si elle décidait de participer à chacun des ateliers.

Jenny insistera sur ce point dès votre arrivée, puisque vous devrez signer une décharge. A tout moment, il est bien sûr possible de rester à l’extérieur d’un enclos si l’on ne se sent pas capable de garder son calme à proximité d’un animal particulier.

cheetahs-rock-dik-dik

Pour les plus téméraires, préparez-vous à une décharge d’adrénaline mêlée à l’inouïe sensation de réaliser quelque chose d’unique dans votre vie. On vous promet que vous allez craquer lorsque vous jouerez à la balle avec Chaka le zèbre, ou lorsque les lémuriens s’amuseront à grimper sur vos épaules.

Vous aurez également l’occasion de rencontrer des espèces dont vous ignoriez peut-être l’existence, comme les mignons petits Dik Dik, antilopes naines guère plus grandes qu’un bébé faon.

Chaque rencontre a lieu dans un enclos différent sous l’assistance totale de Jenny et de son équipe afin d’assurer votre confort, mais également celui des animaux. L’aspect ludique des ateliers est complété par une note culturelle et des petites anecdotes savamment distillées par notre guide, qui ne manquera pas de vous raconter l’histoire de chacun de ses amis, ainsi que les difficultés qu’elle rencontre dans son travail quotidien.

Le grand lion blanc du Cheetah's Rock

La tension augmentera au fil de la visite, puisque les derniers ateliers vous plongeront dans l’antre d’animaux connus comme faisant partie des plus grands carnivores de la planète. Nous ne voulons pas vous dévoiler l’intégralité des mises en scène afin de vous laisser une part de surprise. Mais attendez vous à des situations insolites, comme celle où vous vous retrouverez en train de caresser une hyène au regard de biche !

Contrôle de soi et calme absolu sont indispensables si vous souhaitez interagir avec ces dangereux prédateurs. Car une fois dans l’enclos, la moindre inattention peut avoir de dramatiques conséquences. Mais on ne se fait pas de soucis pour vous. En appliquant les conseils de Jenny, qui est à l’écoute totale de ses animaux, vous profiterez pleinement de l’instant.

Apéro avec le guépard de Cheetah's Rock
Le dernier atelier constitue le point d’orgue de la visite. Vous serez invités dans un jardin pour un apéro en compagnie des autres convives, quinze personnes au maximum. On vous servira une flûte de champagne bien fraîche en cette belle fin de journée ensoleillée. Puis, soudain, vous entendrez le dernier invité arriver d’un pas pressé…

Juste le temps pour vous de réaliser que le guépard, le félin le plus rapide du monde, se trouvera face à vous en train de croquer quelques amuse-bouches. On espère pour vous qu’il ne se sera pas trompé de friandise. On vous taquine… N’ayez crainte, il est gentil comme tout ! Allez, on vous laisse en vous posant LA question : pensez-vous qu’il ronronne lorsqu’on le caresse ?

cheetahs-rock-avec-guépard

Danse de bienvenue des Masaai

Interview exclusive d’un Maasaï

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène en Afrique, en Tanzanie, chez les Maasaï. Nous avons rencontré ce peuple d’éleveurs et guerriers semi-nomades qui aura sans doute déjà fait rêver bon nombre d’entre vous au travers de divers reportages ou articles.

Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à lire la page Wikipedia qui leur est dédiée. Elle vous expliquera bien mieux que nous tout ce que vous devez savoir à leur sujet et bien plus encore…

Vous vous demandez sûrement comment nous avons fait pour aller à leur rencontre. En fait, ce n’est pas si compliqué que ça. Le pays Maasaï s’étend entre le sud du Kenya et la région d’Arusha au Nord de la Tanzanie. Sur la route qui vous mènera aux grands parcs nationaux, vous allez forcément en rencontrer !

A peine la ville quittée, vous apercevrez les huttes des premiers villages. Vous en apercevrez même certains attablés à des terrasses en train de siroter un soda bien frais !


Danse de bienvenue des MasaaiNous avons choisi de visiter un village à l’entrée du cratère du Ngorongoro. Imaginez quelques huttes organisées de façon circulaire autour d’une place centrale et protégées des animaux sauvages par une palissade en bois.

Tout autour, une zone désertique gigantesque dessinant les contours du cratère et peuplée d’acacias dont quelques girafes peu farouches viennent brouter les feuilles. Le ciel est bleu et le soleil de plomb. Votre jeep quitte la route principale et rejoint l’entrée du village par une piste de sable.

Danse Masaai devant le Ngorongoro

La visite de n’importe quel village Masaaï en Tanzanie coûtera la somme de 50 USD par véhicule visitant. C’est une règle mise en place par le gouvernement pour mettre fin à l’éternel problème du touriste qui débarque dans le village, se croit chez lui et prend les gens en photos sans leur demander la permission. Et qui finalement se plaint d’être remercié par jets de pierres et autres politesses.

La place centrale sert également de boutique en plein air : chaque famille y expose et vend ses ouvrages. Vous serez sollicités pour acheter un collier ou un bracelet à perles. Le prix sera plus élevé qu’à l’aéroport, mais l’argent ira directement à la famille.

Danse des femmes Masaai

Et puis, cela fera un beau souvenir à ramener à Mamie Simone. Elle, qui rêverait d’explorer ces contrées reculées en compagnie de Frédéric Lopez, le temps d’un épisode de « Rendez-vous en terre inconnue ».

Dans tous les cas, ne soyez pas comme ces touristes qui se croient à Disneyland, prennent quelques photos et s’en vont sans avoir pris la peine d’échanger avec leurs hôtes…

masaai-femmes-danse

Face à nous, ils dansent tous ensemble, dessinant de large cercles devant l’imposante silhouette du cratère. Nous sommes ensuite invités à nous rendre à l’intérieur du village pour une deuxième danse, sorte de combat à distance entre les hommes et les femmes alignées face à ceux-ci.Nous avons été accueillis par Porka, l’un des fils du chef de la tribu, souriant et à l’aube de la trentaine. Il nous a expliqué que les villageois allaient nous accueillir avec une danse de bienvenue à l’extérieur du village : les hommes chantent accompagnés par le son d’une corne.

Danse des hommes Masaai

Cette fois, ce sont elles qui chantent en agitant frénétiquement leurs épaules afin de faire bouger et tinter leurs colliers en rythme. Les hommes, de leur côté forment un demi-cercle. S’ensuit une compétition où tour à tour l’un d’entre eux se place au milieu des autres et saute sur place le plus haut possible suivant le rythme imposé par le chant des femmes.

Porka nous propose alors de visiter l’intérieur de l’une des huttes et de nous en dire un peu plus sur le mode de vie des Masaaï. Nous ne pouvons lui refuser un tel honneur ! Mieux encore, nous lui proposons de filmer la conversation et de la partager avec vous, les loulous.

Pour conclure la visite du village, Porka nous emmène dans l’école où nous surprenons les élèves en pleine leçon. Il s’agit d’une classe mixte regroupant les enfants du village. Au tableau noir, les nombres sont écrits en anglais et en swahili. D’autres mots, comme les noms des animaux de la savane, sont écrits en swahili uniquement.

L’un des enfants, baguette d’acacia en main, impressionne la maîtresse en pointant et lisant chaque mot, répété en chœur par l’ensemble de la classe. Les enfants sont extrêmement accueillants et ne veulent plus nous laisser partir !

Elèves dans une école Masaai
La légende voudra que la marque ait été faite il y a une quinzaine d’années. Afin de reconnaître celui qui, après avoir été circoncis puis tué le lion de ses mains, revint au village en héros et surtout en adulte prêt à se marier et fonder sa famille.

Finalement, Porka nous ramène vers notre voiture, toujours aussi souriant. En chemin, il se confie un peu à nous, occidentaux de son âge. Il nous montre fièrement sa machette, très tranchante, et le poinçon sur son bras.

Elève au tableau d'une école Masaai

Des femmes, il en veut moins que son père, quatre de préférence. Son frère, lui, a quitté ce mode de vie semi-nomade et s’est mis en couple avec une européenne. Lorsqu’ils reviennent au pays, Porka aime profiter et sortir avec eux comme tout jeune homme de notre âge.

Notre jeep démarre et s’éloigne du village qui disparait dans un nuage de poussière. Nous n’oublierons jamais notre rencontre avec ce guerrier moderne, qui aime sa tribu et ses traditions, mais qui parle anglais couramment et sait parfaitement prendre des photos avec un smartphone dernier cri.

Maison du village Mto wa Mbu, près d'Arusha en Tanzanie

Karibu Mto wa Mbu

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui, on vous emmène en Afrique, au Nord de la Tanzanie ! Nous sommes dans la région d’Arusha, célèbre pour ses nombreux parcs nationaux et ses tribus Maasaï. On va visiter avec vous Mto wa Mbu, un petit village à deux heures de route à l’Ouest de la ville d’Arusha. En Swahili, son nom signifie « la rivière aux moustiques ».

Maison du village Mto wa Mbu, près d'Arusha en Tanzanie

Le village a été baptisé ainsi en raison de sa proximité d’une rivière. Le cours d’eau attire de nombreux insectes, notamment lorsque le soleil se couche. On vous recommandera donc de penser à votre répulsif anti-insectes afin d’éviter toute piqûre. Et bien entendu, pensez à votre moustiquaire si vous comptez dormir sur place !

Office du tourisme de Mto wa Mbu

Le Red Banana Shop, à l’enseigne jaune sur la photo, est l’un des plus anciens bâtiments du village. C’est aussi le siège du programme de tourisme culturel en place depuis 1996, dont les bénéfices contribuent au développement du village. C’est ici que vous obtiendrez toutes les informations relatives à la visite des environs et la découverte du mode de vie des villageois.

Nous commençons donc notre promenade accompagnés de nos deux jeunes guides, qui vont nous faire découvrir la culture et l’artisanat locaux. Mais tout d’abord, laissez-nous vous dire « Karibu Mto wa Mbu » ! Ça veut dire « Bienvenue à Mto wa Mbu » en Swahili. Si Mamie Simone a du mal à le prononcer, écrivez-le lui de la manière suivante : « Caribou Èmeto oua Èmebou », tabernacle !

Les rizières de Mto Wa Mbu

Nous allons d’abord en apprendre plus sur l’agriculture. Le village est entouré de rizières. La culture du riz est la première source de revenus pour la plupart des agriculteurs, qui ont mis au point un système d’irrigation grâce à la fameuse rivière dont nous vous parlions auparavant. Chaque femme est munie d’un lance-pierres pour chasser les oiseaux qui viennent sans cesse picorer les grains de riz.

Sculpteur Makonde de Mto wa MbuNous partons ensuite à la rencontre des Makonde, un peuple que l’on trouve principalement au Mozambique, mais également en Tanzanie et au Kenya. Ils sont connus pour leurs magnifiques sculptures sur bois. Leurs représentants dans le village ne dérogent pas à la règle. Ils travaillent dans un atelier-boutique de sculpture sur ébène, ce bois dur à l’écorce claire, et noir à l’intérieur.

Sculpteur Makonde de Mto wa Mbu

Nous en apprenons plus sur leurs méthodes de travail et pouvons admirer quelques sculpteurs à l’oeuvre, assis à-même le sol. Bien entendu, nous sommes sollicités pour acheter quelques souvenirs, mais dans la courtoisie et le respect.

Sculptures d'ébène à Mto wa MbuNous continuons notre promenade dans la bananeraie du village. Trois catégories de bananes y sont cultivées. Les petites sont pour la consommation directe, les grosses utilisées en cuisines. Quant aux rouges, on s’en sert pour les desserts.

Mais plus surprenant encore, le village possède sa brasserie… qui produit une bière de banane ! Spécialité du Nord de la Tanzanie, cette curieuse boisson résulte de la fermentation du millet et de la banane. Nous sommes invités à rejoindre un petit groupe de villageois, des hommes uniquement, sous un abri fait de feuilles de bananiers séchées. Après avoir échangé quelques plaisanteries, nos hôtes nous tendent des gobelets remplis du fameux breuvage.

Dégustation de bière de banane à Mto wa Mbu

Pour être honnête avec vous, la boisson est peu attrayante : épaisse, brunâtre, mousse et grumeaux se mélangeant en surface. Après avoir trinqué tous ensemble, nous n’avons plus le choix : nous devons goûter ! Et ce n’est pas mauvais du tout, bien que vraiment différent de nos bières européennes. Les villageois autour de nous se mettent à rire et nous chahutent, témoins de notre première gorgée de bière de banane.

S’en suivra une dégustation de vin de banane cette fois-ci, à l’apparence sans doute moins ragoûtante, mais tout aussi surprenant en bouche.

Atelier de peinture Tingatinga à Mto wa MbuAprès avoir quitté nos amis qui auront sans doute pris un second apéro après notre départ, nous sommes invités à découvrir l’atelier de peinture du village. L’école a été fondée par l’artiste Eduardo Saidi Tingatinga. Le style Tingatinga, très coloré, représente majoritairement des caricatures des animaux de la savane tanzanienne, avec des gros yeux.
Nul doute que ces toiles si particulières émerveilleront les petits comme les plus grands.

Une assiette bien pleine à Mto wa Mbu

Pour finir la visite du village, nous sommes invités pour le repas. Chaque jour, une famille du village a pour tâche de cuisiner pour les visiteurs. Nous sommes impatients de pouvoir enfin goûter aux spécialités locales, dont l’Ugali, ce féculent à base de farine de millet, le riz pilau ou encore les bananes plantains « ndizi » frites.

Buffet à Mto wa Mbu

En cuisine, les femmes s’activent. Des marmites en fonte sont posées par terre sur des braises. Mais quand nous arrivons, la cuisine est déjà terminée. Dommage ! Nous aurions bien aimé apprendre à préparer tous ces bons petits plats !

Les activités autour de Mto wa Mbu sont variées et il est également possible de faire des randonnées à pied ou à vélo dans les environs, ou encore d’y passer la nuit. Si jamais vous deviez aller en Tanzanie, nous ne pouvons que vous recommander de vous y arrêter.

Rencontre en cuisine à Mto wa Mbu
Vous y apprendrez beaucoup de ces gens, de leurs difficultés à construire une maison solide, en passant par leur mixité religieuse et culturelle, ou encore leur créativité quand il s’agit d’irriguer une rizière.

Si vous venez passer un peu de temps avec eux, arrêtez-vous boire une bière de banane à l’ombre, et partagez leur bonne humeur. Jouez au football avec les enfants du village. Ils vous accueilleront avec un grand sourire et ne vous laisseront plus repartir.