Une femme Batek plie des branchages pour construire un abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Rendez-vous en jungle inconnue !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène dans la jungle du parc national Taman Negara en Malaisie ! Nous entamons la deuxième partie de notre mission de volontourisme avec Fuze Ecoteer. Après avoir vécu quelques jours tranquilles dans le village de Merapoh, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous allons partir à la rencontre de la tribu aborigène Batek qui vit dans les environs. Notre objectif est de camper ensemble, et pas n’importe où : dans l’une des forêts tropicales les plus vieilles du monde.

En pleine préparation pour la construction de notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Dans la jungle, le climat est chaud et très humide. Les conditions idéales sont réunies pour favoriser une rencontre plus qu’intime entre nos mollets tous blancs et les mignonnes petites sangsues qui peuplent les rivières. Les loulous, nous vous confions la mission de bien équiper Mamie Simone. N’oubliez pas de rentrer son pantalon dans ses chaussettes, de lui donner une grande bouteille d’eau, et de changer les piles de sa lampe frontale au cas où elle devrait se lever dans la nuit 🙂

Le peuple de la forêt tropicale

Les Batek font partie de ceux que l’on appelle « Orang Asli » en Malaisie, autrement dit les « Hommes des origines ». Ce peuple aborigène vit dans la forêt tropicale du Taman Negara. Chasseurs-cueilleurs et nomades, ils ont une connaissance impressionnante de la jungle, de ses animaux, mais aussi de ses plantes dont ils se servent pour la cuisine ou encore la médecine. Et même à des fins un peu plus insolites, et que nous étions loin d’imaginer comme le maquillage, l’artisanat et la fabrication d’instruments de musique 🙂

Ka Ching, femme Batek en pleine cueillette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les Batek sont pacifiques, et un ensemble de règles définit leur société. Ils rejettent notamment toute notion de droit à la propriété de la terre, ce qui nuit malheureusement à la préservation de leur mode de vie nomade et de leurs traditions. Il y a une vingtaine d’années, le gouvernement malaisien a décidé de donner à chacun d’entre eux une identité légale, leur ouvrant la porte au mariage ou encore à l’éducation.

Peu à peu sédentarisés dans des villages de pierre, les Batek se sont retrouvés dans un monde dont les règles, les droits et les devoirs ne sont pas vraiment les leurs.

Les maisons et bâtiments du village officiel des Batek à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie L'école du village officiel des Batek, à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie

Le projet de Fuze Ecoteer

Fuze Ecoteer a établi de bonnes relations avec la tribu. L’équipe basée à Merapoh est en charge de différents projets ayant pour objectif de faciliter l’intégration de la communauté Batek dans les villages alentours.

Par exemple, en les aidant à trouver du travail dans les exploitations locales, ou en donnant des cours d’anglais ou de mathématiques aux enfants dans l’unique classe du village. Mais aussi en faisant participer des touristes volontaires dans divers ateliers d’échange culturel. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans notre pick-up, à la recherche de la tribu qui a subitement décidé de retourner vivre dans la forêt.

L'équipe de Fuze Ecoteer traversant la rivière avec Empeng, femme Batek, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Lizzie, notre intermédiaire, a réussi à retrouver leur camp dans la forêt deux jours auparavant et le chef de la tribu lui a promis que les Batek ne se déplaceraient pas pendant « quelques temps ». Seulement les Batek n’ont pas la même notion du temps que nous, et Lizzie redoute désormais qu’ils ne se soient enfoncés plus loin dans le Taman Negara.

Rendez-vous en jungle inconnue

Il faut croire que la chance a joué en notre faveur les loulous ! Dire qu’on a failli arrêter l’article ici 🙂 Alors que nous marchons dans la forêt en direction du supposé camp, nous commençons à entendre des voix, des rires, des chants. Puis nous voyons des habits en train de sécher, étendus aux branches des arbres. Ainsi que des scooters ! Et oui, les plus jeunes Batek sont influencés par la société moderne et adorent faire l’aller-retour jusqu’à leur village officiel sur leurs deux-roues. Lorsque nous arrivons enfin au camp, toute la tribu est là !

Première surprise, les Batek sont très timides devant les étrangers. Si Atan, le chef, nous accueille avec le sourire et une poignée de main, le reste de la tribu semble ne pas oser nous regarder. Les jeunes se regroupent au fond, nous observent, parlent entre eux, sourient et nous font coucou de la main. Ce ne sera que lorsque nous quitteront le camp qu’ils oseront enfin nous lancer des « Hello! » plus téméraires 🙂

Avec la belle Empeng, membre de la tribu Batek dans le camp de la tribu à l'entrée du Taman Negara en Malaisie

Nous repartons donc une fois que Lizzie a obtenu l’accord de Chan Lin, l’aînée de la tribu : cinq femmes Batek nous escorterons dans la jungle du Taman Negara, leur « jardin », le lendemain. Elles nous montreront comment construire un campement traditionnel et comment utiliser les différentes plantes et arbres de la forêt. Mais avant de partir, nous ne manquerons pas de géolocaliser le campement avec une balise GPS afin de retrouver le chemin rapidement le jour suivant !

Coquette comme une Batek

Au petit matin, notre groupe retrouve Chan Lin accompagnée de Kachong, Empeng, Kejai et Salina. Les quatre premières auraient presque l’âge de prendre un thé avec Mamie Simone, et la dernière semble largement être leur cadette. Les plus anciens Batek ne connaissent pas vraiment leur âge, mais Chan Lin sait qu’elle est l’aînée « parce qu’elle était là avant les autres ».

Nos cinq guides se sont apprêtées pour notre rencontre et portent des bijoux végétaux magnifiques dans les cheveux et aux oreilles. Et les Batek n’ont pas fini de nous surprendre ! Alors que nous nous enfonçons dans la forêt tropicale, Aïn, l’anthropologue malaisienne qui nous accompagne, nous traduit leurs conversations.

Chan Lin, femme Batek en train de couper des feuilles à la machette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Bijou végétal batek dans les cheveux de la belle Kejai dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Elles sont littéralement en train de se chamailler, n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’endroit où nous allons dormir. Si certaines veulent camper au bord de la rivière pour pêcher et prendre un bon bain, les autres ont peur que nous mourrions tous dans notre sommeil, écrasés par les arbres que la pluie pourrait abattre ! On aurait préféré ne pas avoir la traduction :p

En train de rincer les feuilles qui nous serviront d'assiettes au bord d'une rivière du Taman Negara en Malaisie Les ingrédients de notre dîner dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les loulous, essayez d’imaginer la scène : nous, trempés par la sueur et l’humidité de la jungle, nos gros sacs sur le dos, manquant de glisser par endroits sur les roches humides… Et juste devant, ces cinq femmes qui nous escortent pieds nus et machette à la main, cueillant au passage diverses plantes et branches, et se disputant pour savoir où elles vont établir le campement ! 😀 Une heure plus tard, nos guides sont enfin tombées d’accord ! Question de priorités, nous dormirons au bord de la rivière. Quitte à mourir, autant avoir pris un bon bain avant 🙂

En train de construire l'abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie en compagnie d'Empeng, femme Batek Notre abri pour la nuit dans la jungle du Taman Negara en Malaisie, vue de dessous

Durant toute la journée, les Batek vont nous initier à la cueillette et à l’utilisation des plantes : des longues feuilles de palmier que nous utiliserons pour construire notre abri, aux bambous qui serviront à fabriquer des peignes ou dans lesquels nous cuirons notre dîner à l’étouffée, sur le feu allumé par Chan Lin. Sans oublier les lianes, qui serviront à fabriquer des paniers pour transporter des herbes médicinales au village.

L'un des noeuds végétaux soutenant notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Noeud végétal dans notre campement dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Notre abri pour la nuit, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Force est de constater que les Batek, à des années-lumières de notre culture, sont toutes aussi coquettes que les femmes de notre société. Elles ont même pensé à amener des robes de rechange après leur bain du soir dans la rivière. Et le lendemain matin, avant de retourner au camp, elles montreront à Solenne comment se maquiller avec les racines de la forêt. On vous l’accorde, chez nous, ça ferait peut-être un peu jaunisse… Mais à cet instant précis, dans cet endroit improbable, elles étaient toutes vraiment très belles.

Session de maquillage avec les Batek au petit matin, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Maquillée comme une Batek dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Quelques chiffres…

10 euros : les trois peignes fabriqués dans de l’écorce de bambou et décorés à la main par nos amies Batek. Rien de mieux qu’un bijou végétal pour impressionner vos amis bobos lors d’une soirée vegan 😉

DES MILLIERS : de souvenirs que nous garderont de cette aventure avec les Batek, en espérant fort qu’ils continueront de retourner dans leur beau jardin qu’est la jungle du Taman Negara

L’anecdote

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé si nous avions eu peur de passer la nuit dans cette forêt tropicale peuplée de tigres, de serpents ou autres araignées. Pour être honnêtes avec vous, nous avons surtout vu des fourmis et des mouches, et entendu des singes nous taquiner du haut des arbres. Il semblerait que la plupart des animaux soient effrayés par l’homme, cet être si bruyant et malodorant 🙂

Du moment où nous sommes entrés dans la jungle, jusqu’à ce que nous en ressortions le lendemain, nous nous sommes sentis en sécurité totale en compagnie des Batek. Nous avons eu l’impression d’être des enfants accompagnés de leurs grands-parents pour une promenade dans les bois.

Les Batek croient aux déités et aux esprits de la forêt qu’ils craignent et respectent, tout comme les animaux qui y vivent. Ces petits bouts de femmes, capables de construire un abri à partir de feuilles, d’allumer un feu, ou de pêcher en pleine nuit avec des cannes improvisées, dégainaient leur lampe torche en direction du moindre bruit suspect !

Après le dîner, Chan Lin fabriqua une guitare végétale dont elle tressa les cordes à partir de la fibre de grandes feuilles ! Malgré leurs peurs, les Batek se sont relayées toute la nuit pour surveiller le feu et notre camp, chantant dans une langue oubliée sur des airs qui nous étaient inconnus, accompagnées du brouhaha incessant de la jungle. Ce fut la plus belle des berceuses qui nous ait endormis. Celle de la forêt, celle qui on l’espère, ne s’arrêtera jamais.

Empeng, femme Batek traverse une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Vue sur le vieux pont de Mostar en Bosnie-Herzégovine depuis le minaret de la grande mosquée

Un petit détour en Bosnie-Herzégovine

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui, on vous emmène en Bosnie-Herzégovine ! Alors, on vous voit venir direct pour nous demander pourquoi nous y sommes allés et ce que nous avons bien pu y faire, tant ce pays peut nous être méconnu. Nous ne sommes vraiment pas là pour faire de la géopolitique, mais une mini-leçon d’histoire-géographie s’impose…

Très probablement, Mamie Simone se souvient de la Yougoslavie, ce pays d’Europe du Sud-Est qui s’est disloqué suite à la guerre des Balkans dans les années 90. Plus de vingt ans plus tard, plusieurs États indépendants occupent le territoire de l’ex-Yougoslavie : la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie ainsi que le Kosovo, qui n’est reconnu que par une partie de la communauté internationale.


By Hoshie – Made by Hoshie; see above for more details on sources., CC BY-SA 3.0, Link

La Croatie et la Bosnie-Herzégovine sont limitrophes, et si l’on veut longer la côte Adriatique de la Croatie, on est obligé de traverser la frontière entre les deux pays par deux fois. En effet, la Bosnie-Herzégovine possède une ville côtière du nom de Neum qui découpe la Croatie en deux sur un tronçon d’environ 40 kilomètres.

Notre leçon s’arrête ici les loulous, et pour les plus intéressés d’entre vous, nous vous invitons à lire les pages Wikipedia de la Yougoslavie et de sa dislocation.

Revenons à nos moutons ! Nous sommes partis pour un road trip de deux semaines en Croatie, de Split jusqu’à Dubrovnik. Alors, nous nous sommes dits que quitte à devoir traverser la Bosnie-Herzégovine, autant y faire un petit tour pour voir ce qu’il s’y passe ! Et c’est ainsi que nous avons modifié notre itinéraire pour nous rendre jusqu’à Mostar, célèbre ville touristique que nous avons eu l’envie de visiter. Notez bien que nous n’aurons visité que la région appelée Herzégovine et que le pays entier mériterait d’être visité pour en avoir un aperçu global.

Notre itinéraire : quitte à traverser une frontière, autant en profiter !

Les chutes de Kravice pour se rafraîchir

La Croatie possède de magnifiques parcs nationaux avec des chutes d’eau grandioses comme à Plitvice ou Krka. Mais nous aurions dû faire un détour par le Nord pour les visiter. Nous n’avions aucune envie de nous lancer dans une course effrénée pour visiter l’ensemble de la Croatie en deux semaines. D’une, parce que nous aimons prendre notre temps et de deux, parce que nous voulions limiter les trajets en voiture ou en bus au maximum.

En préparant notre itinéraire, nous avons découvert par hasard le parc de Kravice qui se trouvait pile-poil sur notre route ! Et c’est ainsi qu’à quelques kilomètres de la frontière nous nous sommes retrouvés face-à-face avec des chutes d’eau majestueuses dans un décor naturel magnifique. Avec un avantage de taille les loulous : la Bosnie-Herzégovine est pour l’instant plus préservée du tourisme que sa voisine la Croatie. Alors que le mois de Mai touchait à sa fin, il n’y avait que quelques locaux sur place pour bronzer, manger au bord de l’eau ou se baigner pour les plus courageux qui n’avaient ni froid aux yeux… ni ailleurs !

Les chutes de Kravice en Bosnie-Herzégovine

Le parc est aménagé avec deux petits restaurants au bord de l’eau, le reste étant sauvage et très propre. L’endroit est d’ailleurs propice à de belles balades et au camping. Faites quand même attention où vous mettez les pieds les loulous, surtout si Mamie Simone a sorti ses plus belles tongs pour se promener dans le parc ! Nous sommes tombés nez-à-nez avec un serpent, qui vous vous en doutez, a eu aussi peur que nous et surtout, que Solenne… 🙂

Barque au bord de l'eau près des chutes de Kravice en Bosnie-Herzégovine

Blagaj l’attrape-touriste

Blagaj est un petit village se situant à une quinzaine de kilomètres de Mostar. Il est célèbre pour sa maison construite contre une falaise, au bord de la rivière Buna qui s’engouffre mystérieusement dans une grotte. Cette maison s’appelle en fait un « Tekke » et servait de retraite aux Derviches, nom donné aux ascètes soufis.

Maison du derviche à Blagaj en Bosnie-Herzégovine

Si l’on peut visiter la maison qui est aujourd’hui un musée, nous ne nous sommes guère éternisés sur les lieux. Le décor, souvent pris en photo et publié sur les sites et blogs de voyage (comme le notre :)), est vraiment enchanteur et mystérieux… À condition de regarder en direction de la maison et surtout pas derrière soi !

De nombreux restaurants et terrasses, ainsi que plusieurs bouis-bouis à touristes encerclent littéralement l’endroit, ce qui lui fait perdre beaucoup de charme. Quand on vous disait plus haut que la Bosnie-Herzégovine était encore préservée du tourisme, cet endroit fait partie des exceptions qui font la règle 😉

Si on gardait un souvenir de Mostar…

Entourée de belles montagnes et coupée en deux par le fleuve Neretva dont l’eau bleue turquoise incite à la baignade, Mostar est également prisée des touristes pour sa vieille ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle fut ravagée pendant la guerre de Bosnie dans les années 90 et son pont emblématique, le Stari Most, fut détruit par un obus.

Désormais reconstruit, celui dont le nom de la ville est issu – « Most » veut dire « Pont » en bosnien – est l’attraction principale. De nombreuses personnes viennent en bus chaque jour depuis la Croatie pour passer quelques jours dans ce décor de carte postale. De jeunes locaux haranguent même les touristes qui traversent le pont et leur promettent de sauter à l’eau en échange de quelques Marks Convertibles, la monnaie locale. Un jeu qui peut être dangereux mais qui, de ce que nous avons vu, connait un véritable succès auprès des passants…

Mostar est également un carrefour religieux, à l’instar de la Bosnie-Herzégovine. Musulmans et Chrétiens orthodoxes et catholiques sont dispersés dans les divers quartiers de la ville et l’on peut visiter de nombreux lieux de culte. La mosquée Karađoz-bey date du 16ème siècle et l’on peut grimper au sommet de son minaret pour avoir un superbe panorama sur l’ensemble de la vieille ville.

Vue sur le vieux pont de Mostar en Bosnie-Herzégovine depuis le minaret de la grande mosquée

Attention cependant les loulous, parce que ça se mérite ! Les escaliers du minaret sont relativement raides et pas forcément bien éclairés. Nous vous déconseillons la montée si vous êtes sujets au vertige : la vue est très impressionnante ! Le mieux, ce serait que Mamie Simone vous attende en bas pendant que vous prendrez quelques photos pour elle 😉

L'intérieur de la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine Les escaliers du minaret de la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine Un minaret dans la vieille ville de Mostar en Bosnie-Herzégovine

Alors que la guerre est finie depuis plusieurs années, la ville porte toujours les cicatrices de ses blessures. En témoignent les nombreux impacts de balles qui perforent les murs des bâtiments, et que certains visiteurs se plaisent à prendre en photo.

Nous préfèrerons garder un autre souvenir de Mostar. Celui de cette soirée où, alors que le soleil venait de se coucher et que la plupart des touristes étaient repartis comme ils étaient venus, le chant des muezzins appelant à la prière résonnait dans la vallée. En ce jour de ramadan, les fidèles commençaient à se rassembler pour dîner ensemble à la nuit tombée, et les fumées de leurs grillades s’élevaient dans un magnifique ciel étoilé.

Coucher de soleil sur la vieille ville et la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine

Nous avons alors rêvé que nous étions les témoins privilégiés d’un instant authentique, un rituel qui se répète depuis des siècles et que les cartes postales ne pourront jamais retranscrire 😉

Saurez-vous prononcer « Ćevapčići » ?

Les loulous, vous commencez à nous connaître ! Hors de question pour nous de quitter la Bosnie-Herzégovine sans en goûter les spécialités locales. Le Ćevapčići est le plat emblématique des Balkans : ces petits cylindres de viande de boeuf et de veau hachée et épicée sont grillés et servis avec un pain rond, des oignons crus, de la purée de paprika légèrement relevée que l’on appelle Ajvar, et de fromage frais dénommé Kajmar.

Le cevapcici est la spécialité culinaire la plus célèbre de Bosnie-Herzégovine Dégustation de cevapcici à Mostar en Bosnie-Herzégovine

On retrouve le Ćevapčići en Serbie ou encore en Croatie, mais les Bosniens ont une façon bien à eux de le préparer. Le pain, dont l’intérieur a été fourré avec les bâtonnets de viande, est également réchauffé sur le grill, ce qui lui confère une saveur particulièrement délicieuse 🙂 Mamie Simone, qui n’a pas les yeux en face des trous, risquera fort de faire la comparaison avec un Kebap turc ou un Gyros grec… Malheureuse ! Cela n’a rien à voir, et les Ćevapčići méritent d’être goûtés et dégustés comme il se doit ! Seul détail important, saurez-vous prononcer « Ćevapčići » au moment de commander votre plat au restaurant ? 😉

Notre itinéraire gourmand, des Ćevapčići de Tima Irma aux Baklava de la pâtisserie Lasta

S’il vous reste un peu de place pour le dessert, nous vous conseillons également de craquer pour les Baklava, ou pour les gâteaux aux figues et aux noix qui accompagneront votre café bosniaque à merveille !

Le baklava est le dessert emblématique de la Bosnie-Herzégovine En Bosnie-Herzégovine, on trouve de délicieux gâteaux aux figues et aux noix

Les loulous, on va vous laisser digérer tranquillement et on vous retrouve très bientôt pour vous raconter la suite de notre road-trip. Et cette fois, nos aventures se passeront dans le Sud de la Croatie ! Allez, salut salut !

Van russe parcourant la steppe en Mongolie

Mongolie : Le voyage d’une vie !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, et nous allons partir pour un road trip de 12 jours avec nos amies Karen et Julia ainsi que Dorj, notre guide à toute épreuve. Ensemble, nous allons partir d’Oulan-Bator pour rejoindre le fameux désert de Gobi au sud du  pays. Ce voyage, durant lequel nous dormirons uniquement dans des yourtes chez les nomades et nous ne nous laverons que deux fois, nous permettra de découvrir des endroits reculés de la steppe et du désert.

Nous nous émerveillerons devant des paysages grandioses et différents chaque jour, montant à cheval dans la steppe aux alentours de la cascade d’Orkhon, ou à dos de chameau dans les dunes de sable de Khongoryn Els.

Ce voyage éprouvant et émouvant nous aura permis de nous imprégner toujours plus du mode de vie nomade et des coutumes mongoles. Il nous marquera à jamais à tel point que nous l’avons appelé le voyage d’une vie.

Assis seuls sur les galets au bord d'une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Volontourisme dans la jungle à Merapoh

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène à Merapoh, un petit village perdu au beau milieu de la péninsule de Malaisie, à l’Ouest du Taman Negara. Ce parc national abrite l’une des plus anciennes forêts tropicales du monde ! Vous vous rendez compte les loulous ? Il y a des hommes qui habitent à quelques kilomètres d’une forêt vieille de plus de 130 millions d’années et nous partons à leur rencontre dans le cadre d’une mission de volontourisme !

Merapoh, l’endroit idéal pour éviter de croiser votre patron en vacances !

On vous voit venir avec vos questions ! Comment avons-nous fait pour nous retrouver dans un endroit aussi reculé et peu touristique ? Et surtout, pourquoi y sommes-nous allés ? Avons-nous dû défricher des sentiers à la machette pour trouver l’entrée du village ?

Pas de panique, ou vous allez nous affoler Mamie Simone ! On va tout vous expliquer pour que vous puissiez, si vous en avez l’envie, tenter l’expérience à votre tour 😉

Le volontourisme, c’est quoi ?

Excellente question les loulous ! Imaginez que vous partez en voyage, dans votre pays ou à l’étranger, et que vous en profitez pour participer à un projet de développement durable, et y contribuer financièrement. Et bien c’est l’idée derrière le volontourisme.

Il peut paraître cynique qu’un bon nombre de ces projets soient nés afin de lutter contre les effets néfastes du tourisme de masse. On sollicite des touristes volontaires pour contribuer à des actions visant à minimiser ou annihiler l’impact négatif de la venue d’autres touristes !

Vue sur la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie
Petit aperçu de déforestation aux alentours de Merapoh

Pour commencer, il faut s’inscrire auprès d’une association ou d’une société commerciale en charge de l’un ou de plusieurs de ces projets à caractère caritatif, écologique ou communautaire. Une fois le dossier validé, on pourra participer au projet choisi pendant plusieurs jours ou semaines, moyennant une cotisation plus ou moins élevée.

De plus en plus de voyageurs pleins de bonne volonté sont tentés par  ce genre de tourisme alternatif, alors que d’autres seront réticents à l’idée de devoir « payer » pour avoir le droit de « travailler » en vacances. En partageant notre expérience avec vous, nous espérons que cela vous aidera à y voir plus clair sur le sujet !

La mission de Fuze-Ecoteer à Merapoh

En parcourant notre Lonely Planet, nous sommes tombés sur l’adresse du site de Fuze Ecoteer. Cette société est responsable de différents projets en Malaisie, Indonésie et au Sri-Lanka. Notre intérêt s’est porté immédiatement sur les activités de conservation de la faune et de la flore et de protection de la tribu aborigène Batek menées à Merapoh.

Tout d’abord, nous y avons vu l’opportunité de passer plusieurs jours dans un village de Malaisie, en pleine immersion parmi les habitants et leurs coutumes. Nous nous sommes également imaginés marcher dans la jungle et suivant la piste d’animaux sauvages. Bon ok, on a peut-être un peu trop rêvé sur ce coup-là 🙂

Dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Lianes dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Concours de Tarzan au-dessus de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Mais surtout, nous qui nous émerveillons très souvent devant « Rendez-vous en terre inconnue », nous y avons vu la chance de rencontrer une tribu aborigène, échanger avec eux, mais également comprendre quel est l’impact de la mondialisation et du tourisme sur leur mode de vie. Nous reviendrons en détail sur ce troisième point dans un prochain article !

Nous sommes arrivés le coeur fébrile à Merapoh. L’équipe de Fuze Ecoteer, composée d’Aïn,  Malaisienne, de Lizzie et Helen, Anglaises, et d’Odile, Française, a été très accueillante. Dès notre installation dans leur appartement au village, nous avons eu l’impression de faire partie de la famille.

Avec l'équipe de Fuze Ecoteer dans le Taman Negara en Malaisie

Une communauté, dans laquelle chacun a ses tâches : ménage, cuisine, courses, réseaux sociaux et communication… Le staff, jeune et motivé, nous a également semblé très compétent dans leur domaine : chacune parle le Malais, et a un domaine d’expertise comme la zoologie, l’anthropologie, le dialecte Batek ou encore le marketing. Et oui, il faut bien qu’ils fassent un peu de pub pour attirer de nouveaux volontaires 😉

Rencontre avec les habitants de Merapoh

Malheureusement, Helen avec qui nous aurions dû partir en mission de géolocalisation dans le Taman Negara, a eu une forte fièvre pendant trois jours… Passée la déception de nos rêves d’aventuriers envolés, nous nous sommes largement rattrapés en compagnie des habitants de Merapoh.

En Malaisie avec les habitants de Merapoh lors du Hari Raya

Nous avons passé la première soirée chez nos voisins, avec lesquels nous avons préparé un succulent dîner Malaisien ! Malgré la barrière de la langue, vous vous doutez que les gourmands que nous sommes ont adoré cette expérience culinaire faite de petits plats bien épicés à base de poulet, de poisson d’eau douce et de légumes.

Nous avons également appris quelques coutumes. Lorsque l’on rentre dans une maison en Malaisie, on va serrer la main du chef de famille et on salue ensuite sa femme, sans lui serrer la main. Il est également important de se laver les mains avant le repas, puisque l’on mangera exclusivement avec sa main droite. Et puisque nous trouvions qu’il y avait un peu trop de mains dans cette histoire, nous avons fini la soirée en jouant au foot avec les enfants 😉

Le lendemain, la famille nous a invités à les rejoindre au Hari Raya, la cérémonie organisée par le village pour célébrer la fin du ramadan. Dès 10 heures du matin, les habitants du village se sont réunis pour un festin où nous avons retrouvé tout ce que nous aimons dans la cuisine Malaisienne : cendol, lakhsa, curry, piment, coco, et autre nasi goreng…  Après que chaque enfant ait reçu un cadeau offert par le village, les adultes ont commencé un concours de karaoke qui a animé l’intégralité du déjeuner !

Concert lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie Un lakhsa et des gâteaux de riz lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie

Et petit détail pour vous, mais qui veut dire beaucoup pour nous : il aura fallu que nous arrivions à Merapoh, au beau milieu de la Malaisie, pour nous retrouver assis à une table VIP pour la première fois de notre vie 🙂

Baignade improvisée en pleine jungle

Plusieurs heures plus tard et le ventre bien rempli, nous avons pris un pick-up direction le Taman Negara. À défaut de partir à la recherche de pièges de braconniers, nous avons profité de l’après-midi tous ensemble au bord d’une rivière, en pleine jungle, à jouer aux cartes et nous balancer aux lianes, provoquant les nombreux singes dont les cris résonnent partout dans la forêt.

Sur la route du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Repos au bord de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Et nous avons retenu deux leçons de cette excursion insolite : la première, c’est qu’il ne faut pas avoir peur d’être décoiffé quand on s’asseoit à l’arrière d’un pick-up. Et puis c’est une très mauvaise idée de traverser une rivière avec des tongs aux pieds. Mais ne vous moquez pas de nous les loulous ! N’oubliez pas que dans volontouriste il y a… touriste ! 😉

En Malaisie, ça décoiffe à l'arrière d'un pick-up ! Traverser la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Le soir, nous avons pris des forces en mangeant une délicieuse salade de papaye accompagnées de crêpes de viande appelées Murtabak au marché de nuit de Gua Musang, la ville la plus proche de Merapoh. Et il nous fallait faire le plein d’énergie les loulous, puisque nous partions dans la jungle à la rencontre des Batek le lendemain de bonne heure. Mais ça, on vous le racontera dans l’article suivant ! 😉

Le marché de nuit de Gua Musang en Malaisie

Quelques chiffres…

330 euros : Le séjour volontourisme 4 jours et 3 nuits à Merapoh avec Fuze Ecoteer pour deux personnes. Comprend le logement, les repas, les activités, et le brushing maison à l’arrière du pick-up !

11,30 euros : Le bus qui vous emmènera de Kuala Lumpur à Gua Musang. Ensuite il faudra que l’on vienne vous chercher, en pick-up justement 😉

3,20 euros : Un dîner pour deux au marché de nuit de Gua Musang. Au menu, salade de papaye très pimentée, délicieuses crêpes de boeuf et bananes pour le dessert. Nous, on en mangerait tous les soirs !

GRATUIT : La baignade dans la rivière. Attention aux sangsues les loulous. Pour elles, ce sera open bar 🙂

L’anecdote

En conclusion, nous aimerions vous donner notre avis sur cette expérience de volontourisme. Si on met de côté notre rencontre avec les Batek, que nous vous raconterons dans un article complet, vous remarquerez que nous n’avons pas vraiment contribué aux projets de Fuze Ecoteer.

Il faut prendre en compte bien sûr la fièvre subite d’Helen, qui était en charge de la géolocalisation des animaux et des pièges de braconniers. Et au final, nous garderons un excellent souvenir de ces quatre jours à Merapoh et de l’accueil formidable de ses habitants.

Certains pourraient penser s’acheter des activités de vacances en participant financièrement à une mission de volontourisme… et risqueraient d’être fort déçus.

En payant pour un séjour de volontourisme, vous contribuerez au bon fonctionnement de la société ou de l’association que vous aurez choisie. Vous enrichirez sûrement quelques personnes mais surtout, vous faciliterez la réalisation de projets de développement durable.

Mais n’oubliez pas que même si vous êtes censés interagir avec des animaux sauvages ou des personnes dans le cadre du projet que vous avez choisi, vous ne pourrez pas être certains que l’interaction aura lieu telle que vous l’avez rêvée en vous inscrivant à ce projet ! Dans tous les cas, le volontourisme vous sensibilisera à des sujets importants comme l’écologie, l’environnement, l’éducation ou la conservation des traditions.

Des conducteurs de trishaw promènent des touristes dans les rues de Melaka en Malaisie

Il fait « Trishaw » à Melaka !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène à Melaka en Malaisie. Nous n’avons jamais été dans ce pays d’Asie du Sud-Est et c’est pourquoi nous avons décidé d’en faire la deuxième étape de notre voyage de 6 mois ! On est comme ça nous, on est des fous-fous 🙂 C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés un lundi matin sous la pluie à attendre le bus qui relie Singapour à Melaka, avec le goût amer de la défaite des Bleus en finale de l’Euro 2016 en bouche… Mais pas pour bien longtemps !

Nous avions prévu d’aller à Melaka sans trop savoir ce que nous y ferions, et finalement cette ville est devenue l’un de nos coups de coeur en Malaisie ! D’une parce que nous y avons retrouvé le beau temps en y arrivant, et ça c’est important ! Mais aussi pour tous les points suivants…

Un carrefour culturel et religieux

Tout comme à Singapour, nous avons immédiatement ressenti la mixité culturelle et religieuse imprégnant la ville. Dans le centre historique, les rues aux ambiances variées s’entrecoupent et nous nous sommes souvent arrêtés pour admirer les différents lieux de culte : l’église du Christ toute rouge sur la place de l’hôtel de ville, la mosquée Masjid Kampung Kling ou encore les différents temples bouddhistes et hindouistes.

L'église rouge Saint Francis à Melaka en Malaisie La mosquée Masjid Selat au bord de la mer à Melaka en Malaisie

La mosquée Masjid Selat a été construite au-dessus de la mer dans le détroit de Melaka. De l’autre côté de l’horizon se trouve l’île indonésienne de Sumatra ! L’endroit est magnifique, encore plus lorsque les derniers rayons du soleil couchant viennent caresser la coupole dorée de l’édifice…

 Notre itinéraire à pied : partons visiter les monuments de Melaka, une balade culturelle qui nous aura fait transpirer !

Tous les goûts, toutes les saveurs

Les loulous, vous savez que nous sommes de petits gourmands 🙂 De là à dire qu’une histoire d’amour est née entre nos papilles et la gastronomie malaisienne, il n’y a qu’un pas ! À Melaka, on en trouve pour tous les goûts et toutes les saveurs. Du sucré, du salé, du pimenté… Qu’ils soient Malais, Chinois, Indiens ou Pakistanais, les cuistots de la ville nous auront mis l’eau à la bouche ! Et même si Mamie Simone ne supporte pas bien la cuisine épicée, on vous assure qu’elle trouvera chaussure à son pied… Ou plutôt, saveur à son palais !

Un bol de Lakhsa dans un restaurant de Melaka en Malaisie Spécialité culinaire à base de riz bleu dans un restaurant chinois de Melaka en Malaisie

Nous avons adoré transpirer à grosses gouttes tout en mangeant un Laksa bien pimenté, à mi-chemin entre la soupe de poisson et le curry. Et pour apaiser notre bouche en feu, rien de mieux qu’une gorgée de Tiger Beer bien fraîche 🙂
Nous avons aussi été agréablement surpris par les gâteaux de riz bleu farcis à la viande et servis sur une feuille de bananier. Non seulement leur apparence est originale, mais en plus ils sont délicieux !

Une coupe de cendol glacé à Melaka en Malaisie Une cocotte vapeur maison pour cuire de délicieux gâteaux coco à Melaka en Malaisie

Côté sucré, nous n’avons pas été en manque non plus, puisque nous avons découvert le cendol. Ce dessert rafraîchissant est composé de glace pilée arrosée de lait de coco et de sucre de palme, accompagnée de nouilles vertes à base de farine de riz et d’une plante tropicale appelée pandan ! Ça peut paraître un peu étrange de prime abord, mais quand on est des aventuriers de la bouffe et qu’on a mangé une patte de poulet quelques jours plus tôt, on n’a pas le droit de se défiler. Pas comme ça, pas devant un dessert aussi bon !

Nous avons gardé le meilleur pour la faim – notez le jeu de mots – puisque nous avons littéralement craqué pour des petits gâteaux vapeur tous chauds à base de riz, de sucre de coco et de coco râpée, préparés à l’entrée de la rue Jalan Hang Jebat. Maintenant que Mamie Simone est couchée, on peut vous dire la vérité : nous en avons mangé une boîte de cinq par jour 🙂

Street-art et bateau-mouche

Une petite rivière traverse Melaka, et comme dans beaucoup d’endroits touristiques, qui dit rivière dit… bateau-mouche ! Nous n’avons pas vraiment eu envie de monter à bord, mais nous avons adoré nous placer aux meilleurs spots pour faire coucou aux touristes. Que ce soit sur un pont, le long des quais ou depuis une terrasse, nous étions là pour les saluer. Et ils nous le rendaient bien ! Il en faut vraiment peu pour être heureux 🙂

Un bateau mouche emmène les touristes le long de la rivière à Melaka en Malaisie

D’ailleurs, c’est en nous baladant le long de la rivière au Nord du centre historique que nous avons pu admirer de magnifiques street-arts sur les façades des bâtiments.

Gros plan sur un street art mural à Melaka en Malaisie Vue d'ensemble du le street-art sur les murs de plusieurs bâtiments le long de la rivière à Melaka en Malaisie Gros plan sur le visage d'une femme en street-art sur un mur de Melaka en Malaisie

Les dessins y sont nombreux et variés, et curieusement nous n’avons croisé que peu de personnes qui semblaient s’y intéresser.

Le trishaw, bolide kitsch et écolo

Et si les gens ne s’intéressent pas tellement au street-art, c’est sûrement la faute du trishaw, la véritable attraction de Melaka. Il s’agit d’un pousse-pousse à trois roues. Le conducteur, si vous montez à bord, ne manquera pas de vous faire visiter la ville en s’arrêtant quelques instants à chaque point d’intérêt. D’après votre budget et vos envies, vous pourrez choisir entre un petit circuit de 25 minutes et un autre plus long que nous n’avons pas eu le courage de tester.

Un trishaw Minnie tout rose à Melaka en Malaisie Un ourson à lunettes de soleil assis sur le phare d'un trishaw à Melaka en Malaisie Trishaw Hello Kitty et sa cycliste sur la place rouge de Melaka en Malaisie

Il faut dire que faire un tour de trishaw à Melaka a tout d’une expérience décalée. Elle vous tentera sûrement, histoire de visiter tout en restant à l’ombre… Mais les loulous, choisissez bien votre trishaw : ils sont tous plus kitsch les uns que les autres. Vous risquez de vous retrouver entourés par des ours en peluches, des gadgets Hello Kitty ou des personnages de Disney !

Et pour que la journée soit vraiment inoubliable, le conducteur vous passera la musique de son choix. Nous avons fait un tour à bord d’un trishaw Hello Kitty rose au son des accords d’Hotel California des Eagles, en boucle et à tue-tête ! Allez, on vous l’avoue : ça nous a presque plu 🙂

Les loulous, vous pourrez également monter à bord d’un trishaw la nuit. En plus de la décoration et de la musique, vous aurez alors droit à de superbes guirlandes électriques dignes des meilleurs sapins de Noël !

Quelques chiffres…

71,40 euros : les trois nuits pour deux à la River View Guest House, avec surclassement en chambre privée. Le personnel est sympa et devinez quoi, on a vue sur la rivière et on peut faire coucou aux bateaux-mouches 🙂

16,50 euros : l’aller simple Singapour-Melaka en bus tout confort avec Lapan Lapan, avec visite inoubliable du poste frontière de chacun des deux pays. Attention, la file d’attente à Singapour peut être longue 😉

10,70 euros : deux Laksa et deux Tiger Beer parce que le Laksa, c’est quand même bien pimenté !

9 euros : la carte sim 4G Digi avec 2.5 Go de data pour Skyper avec Mamie Simone qui est restée en France…

5,20 euros : les 25 minutes de Trishaw, une expérience pour les yeux et les oreilles 🙂

1,60 euros : les deux cendol en terrasse au bord de la rivière pour un dessert en amoureux

1,25 euros : les cinq gâteaux vapeurs confectionnés avec amour par nos amis au coin de la rue. Grosse arnaque cependant, c’est tellement bon que ça se mange en deux minutes chrono !

0,30 euros : le billet de bus de la gare routière Melaka Sentral jusqu’à la place rouge dans le centre ville historique

GRATUIT : les visites des mosquées, églises et temples de la ville ainsi que des street-arts le long de la rivière. Vous auriez tort de vous en priver !

L’anecdote

L’office du tourisme de Melaka nous a déconseillé de marcher jusqu’à la mosquée Masjid Selat et recommandé de prendre un taxi. Elle est en effet excentrée, sur une presqu’île actuellement en chantier. Comme nous aimons marcher, nous n’avons pas suivi le conseil 🙂 Nous nous sommes presque perdus en arrivant dans ce qui ressemble à une ville-fantôme. De grands complexes touristiques devraient y voir le jour prochainement… En tous cas, les panneaux promotionnels vendent le chantier comme étant le futur Dubai de l’Asie du Sud-Est !

C’est alors que deux ouvriers nous ont gentiment indiqué notre chemin. Enfin arrivés, nous avons rencontré une famille franco-marocaine et un couple franco-tunisien qui venaient également visiter la mosquée. Grâce à eux, nous avons pu y entrer une fois vêtus de manière appropriée. Nous avons fait le chemin du retour ensemble sans même échanger nos noms ou contacts, tellement nous étions absorbés par notre conversation. Nous n’oublierons jamais cette rencontre et ce moment partagé.

Nous trouvons dommage que cette belle mosquée ne soit pas mentionnée dans notre Lonely Planet. Nous ne savons pas à quoi l’endroit ressemblera lorsque les hôtels en construction auront ouvert. Mais pour l’instant, la beauté du lieu vaut bien la peine de marcher quelques kilomètres, quitte à se perdre un peu en chemin 😉

Des fidèles prient dans un temple bouddhiste de Chinatown à Singapour

Découverte du quartier de Chinatown à Singapour

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène à Singapour. La première étape de notre voyage de 6 mois en Asie et Océanie… Ce nom était pour nous synonyme d’exotisme, de port du bout du monde, de mystère. Singapour nous aura fait rêver dès la préparation de notre voyage, mais surtout pendant les 5 jours où nous aurons arpenté, munis de nos tongs dans la moiteur du mois de Juillet, cette jungle mi-urbaine, mi-végétale.

Un building de Singapour envahi par la végétation A Singapour, la jungle est urbaine mais aussi végétale !

Des quartiers aux ambiances différentes

Quand on pense à Singapour, on s’imagine en train de siroter un cocktail tout en se rafraîchissant dans la piscine à débordement du Marina Bay Sands, face au soleil se couchant derrière les impressionnants gratte-ciels. Seulement les loulous, cela aurait été sensiblement au-dessus de notre budget, sachant qu’il faut être client de l’hôtel pour accéder à ce privilège.

La vue sur la baie de Singapour et les gratte-ciels depuis le Marina Bay Sands Le grandiose Marina Bay Sands éclairé de nuit dans la baie de Singapour

Ce qui nous a le plus surpris en arrivant à Singapour, c’est la mixité des habitants de la ville, qu’ils soient d’origine malaisienne, indienne, chinoise ou expatriés. Cependant, chaque communauté vit dans un quartier qui lui est propre, avec son style, son architecture, sa cuisine et sa culture, sans trop empiéter sur les autres. Nous avons adoré nous perdre dans chacun d’entre eux, avec l’impression d’être tantôt dans une ville indienne, en version (trop) aseptisée, tantôt dans le quartier touristique d’une grande ville chinoise dont la population aurait été réduite de moitié.

Une rue colorée du quartier de Little India à Singapour Une rue animée du quartier de Chinatown à Singapour Des poupées typiques du quartier de Chinatown à Singapour

Et c’est justement là que nous vous emmenons les loulous ! Nous avons choisi de dormir dans le quartier de Little India où sont basés les guesthouses et backpackers bon marché et voulons nous rendre à Marina Bay. Nous sommes motivés, il fait beau, nous décidons donc d’y aller à pied depuis notre guesthouse. Ne vous inquiétez pas, on sait ce qu’on fait, les deux quartiers ne sont qu’à 6 kilomètres l’un de l’autre ! Et puis on adore marcher : c’est le meilleur moyen de comprendre une ville et en découvrir ses secrets 🙂

Notre itinéraire à pied : de Little India jusqu’au Marina Bay Sands, en passant par Chinatown

Pause culturelle et gastronomique à Chinatown

À mi-chemin se trouve le quartier de Chinatown. D’un commun accord, nous décidons de nous y aventurer. D’une, parce qu’il y a un très beau temple bouddhiste dans lequel est exposée la relique d’une dent de Bouddha. Et de deux, parce qu’on vient de passer l’heure du déjeuner, et que Meryll y voit l’occasion de manger quelques spécialités culinaires chinoises. Et il ne déconne pas avec ces choses-là 🙂 Ça sera l’occasion de goûter les premiers Dim Sum de notre voyage : vous savez, ces grosses brioches vapeur légèrement sucrées et souvent fourrées de viande hachée mélangée à des épices.

La première rencontre de notre voyage, dans le quartier de Chinatown à Singapour L'un des nombreux food courts de Singapour où l'on peut goûter aux spécialités des différentes cuisines du pays

Bon, on va être honnêtes avec vous : nous n’avons pas vu la relique de la dent de Bouddha. Mais ce qui nous a impressionnés, c’est de pouvoir observer une cérémonie bouddhiste et être les témoins de la ferveur des fidèles. Les dorures et statues, les chants au rythme des percussions ainsi que l’air chaud mêlé aux odeurs de street-food… Il n’y a plus aucun doute possible : notre périple vient de commencer !

La prière dans le temple de la relique de la dent de Bouddha à Singapour Une statue de Bouddha dans le temple de la relique de la dent de Bouddha à Singapour

Histoire de finir sur une note d’exploration culinaire, Meryll a décidé de goûter une patte de poulet. C’est un mets classique en Chine, et le goût n’a rien de bien particulier. Mais la texture, entre cartilage et petits os, aurait de quoi faire fuir le dentier de Mamie Simone au fond de sa gorge ! À essayer pour les plus curieux d’entre vous, mais en ce qui nous concerne, nous ne tenterons pas forcément d’en cuisiner à la maison à notre retour ! Dans tous les cas, vous pourrez vous délecter de cette expérience inoubliable en regardant la vidéo en haut de page 🙂

Quelques chiffres…

110 euros : les 4 nuits à The Inncrowd dans le quartier de Little India, 2 lits en dortoir de 8 avec douche commune en bon état.

253 euros : le prix minimum d’une nuit pour 2 dans une chambre du Marina Bay Sands. C’est sûr, c’est un peu plus chic 🙂

15,40 euros : pour monter jusqu’au Skypark, la plateforme d’observation du Marina Bay Sands, et profiter de la vue.

0,50 euros : les 2 bananes, histoire d’avoir des fruits au petit-déj. La confiture chimique à la fraise de la guest house c’est pas top quand même 🙂

1,27 euros : le ticket de métro pour aller de Bugis jusqu’à Marina Bay, si vous préférez les transports en commun.

0,33 euros : la grande bouteille d’eau, parce qu’il fait super chaud et que vous aussi, vous allez transpirer comme des boeufs.

GRATUIT ! La visite du temple de la relique de la dent de Bouddha ne vous coûtera pas un centime et on vous prêtera une écharpe pour couvrir vos petites épaules rougies par le soleil.

1,33 euros : les trois gros Dim Sums fourrés à la viande et aux épices et achetés dans la rue à Chinatown. Ils sont bons, ils sont beaux, ils sont chauds !

0,66 euros : la patte de poulet achetée dans la rue à Chinatown. Pour le dessert ou simplement satisfaire la curiosité de vos papilles. À ce prix-là, c’est donné ! On vous dit ça, on vous dit rien… 😉

L’anecdote

Comme on vous le disait plus tôt, nous avons trouvé les rues de Singapour presque trop propres ! C’est relativement surprenant, notamment en Asie du Sud-Est, et ça nous a fichu une sacrée honte lorsque nous avons marché en ville à notre retour en France…
La différence est en grande partie due aux nombreuses lois et interdictions locales, ainsi qu’aux punitions et amendes qui en découlent.

Il est par exemple interdit de cracher ou de jeter un mégot de cigarette par-terre. Il est aussi interdit de mâcher du chewing-gum à l’extérieur.

Plus embêtant les loulous, il est interdit de manger et de boire dans le métro. Un soir, on a failli payer une amende quand Solenne a voulu boire de l’eau par réflexe, et surtout parce qu’il faisait chaud !

Et le plus curieux pour la fin ! Connaissez-vous le durian, ce fruit que l’on trouve dans toute l’Asie du Sud-Est et qui sent vraiment mauvais pour nous, occidentaux ? Et bien il est formellement interdit d’en emmener un dans les transports en commun et dans les hôtels ! Un peu comme si en France, on faisait payer une amende salée à Mamie Simone qui monte dans le bus après ses courses avec un bon vieux munster dans son sac… Une loi difficile à mettre en place chez nous, qu’en pensez-vous ? 😉