Une femme Batek plie des branchages pour construire un abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Rendez-vous en jungle inconnue !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène dans la jungle du parc national Taman Negara en Malaisie ! Nous entamons la deuxième partie de notre mission de volontourisme avec Fuze Ecoteer. Après avoir vécu quelques jours tranquilles dans le village de Merapoh, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous allons partir à la rencontre de la tribu aborigène Batek qui vit dans les environs. Notre objectif est de camper ensemble, et pas n’importe où : dans l’une des forêts tropicales les plus vieilles du monde.

En pleine préparation pour la construction de notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Dans la jungle, le climat est chaud et très humide. Les conditions idéales sont réunies pour favoriser une rencontre plus qu’intime entre nos mollets tous blancs et les mignonnes petites sangsues qui peuplent les rivières. Les loulous, nous vous confions la mission de bien équiper Mamie Simone. N’oubliez pas de rentrer son pantalon dans ses chaussettes, de lui donner une grande bouteille d’eau, et de changer les piles de sa lampe frontale au cas où elle devrait se lever dans la nuit 🙂

Le peuple de la forêt tropicale

Les Batek font partie de ceux que l’on appelle « Orang Asli » en Malaisie, autrement dit les « Hommes des origines ». Ce peuple aborigène vit dans la forêt tropicale du Taman Negara. Chasseurs-cueilleurs et nomades, ils ont une connaissance impressionnante de la jungle, de ses animaux, mais aussi de ses plantes dont ils se servent pour la cuisine ou encore la médecine. Et même à des fins un peu plus insolites, et que nous étions loin d’imaginer comme le maquillage, l’artisanat et la fabrication d’instruments de musique 🙂

Ka Ching, femme Batek en pleine cueillette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les Batek sont pacifiques, et un ensemble de règles définit leur société. Ils rejettent notamment toute notion de droit à la propriété de la terre, ce qui nuit malheureusement à la préservation de leur mode de vie nomade et de leurs traditions. Il y a une vingtaine d’années, le gouvernement malaisien a décidé de donner à chacun d’entre eux une identité légale, leur ouvrant la porte au mariage ou encore à l’éducation.

Peu à peu sédentarisés dans des villages de pierre, les Batek se sont retrouvés dans un monde dont les règles, les droits et les devoirs ne sont pas vraiment les leurs.

Les maisons et bâtiments du village officiel des Batek à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie L'école du village officiel des Batek, à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie

Le projet de Fuze Ecoteer

Fuze Ecoteer a établi de bonnes relations avec la tribu. L’équipe basée à Merapoh est en charge de différents projets ayant pour objectif de faciliter l’intégration de la communauté Batek dans les villages alentours.

Par exemple, en les aidant à trouver du travail dans les exploitations locales, ou en donnant des cours d’anglais ou de mathématiques aux enfants dans l’unique classe du village. Mais aussi en faisant participer des touristes volontaires dans divers ateliers d’échange culturel. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans notre pick-up, à la recherche de la tribu qui a subitement décidé de retourner vivre dans la forêt.

L'équipe de Fuze Ecoteer traversant la rivière avec Empeng, femme Batek, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Lizzie, notre intermédiaire, a réussi à retrouver leur camp dans la forêt deux jours auparavant et le chef de la tribu lui a promis que les Batek ne se déplaceraient pas pendant « quelques temps ». Seulement les Batek n’ont pas la même notion du temps que nous, et Lizzie redoute désormais qu’ils ne se soient enfoncés plus loin dans le Taman Negara.

Rendez-vous en jungle inconnue

Il faut croire que la chance a joué en notre faveur les loulous ! Dire qu’on a failli arrêter l’article ici 🙂 Alors que nous marchons dans la forêt en direction du supposé camp, nous commençons à entendre des voix, des rires, des chants. Puis nous voyons des habits en train de sécher, étendus aux branches des arbres. Ainsi que des scooters ! Et oui, les plus jeunes Batek sont influencés par la société moderne et adorent faire l’aller-retour jusqu’à leur village officiel sur leurs deux-roues. Lorsque nous arrivons enfin au camp, toute la tribu est là !

Première surprise, les Batek sont très timides devant les étrangers. Si Atan, le chef, nous accueille avec le sourire et une poignée de main, le reste de la tribu semble ne pas oser nous regarder. Les jeunes se regroupent au fond, nous observent, parlent entre eux, sourient et nous font coucou de la main. Ce ne sera que lorsque nous quitteront le camp qu’ils oseront enfin nous lancer des « Hello! » plus téméraires 🙂

Avec la belle Empeng, membre de la tribu Batek dans le camp de la tribu à l'entrée du Taman Negara en Malaisie

Nous repartons donc une fois que Lizzie a obtenu l’accord de Chan Lin, l’aînée de la tribu : cinq femmes Batek nous escorterons dans la jungle du Taman Negara, leur « jardin », le lendemain. Elles nous montreront comment construire un campement traditionnel et comment utiliser les différentes plantes et arbres de la forêt. Mais avant de partir, nous ne manquerons pas de géolocaliser le campement avec une balise GPS afin de retrouver le chemin rapidement le jour suivant !

Coquette comme une Batek

Au petit matin, notre groupe retrouve Chan Lin accompagnée de Kachong, Empeng, Kejai et Salina. Les quatre premières auraient presque l’âge de prendre un thé avec Mamie Simone, et la dernière semble largement être leur cadette. Les plus anciens Batek ne connaissent pas vraiment leur âge, mais Chan Lin sait qu’elle est l’aînée « parce qu’elle était là avant les autres ».

Nos cinq guides se sont apprêtées pour notre rencontre et portent des bijoux végétaux magnifiques dans les cheveux et aux oreilles. Et les Batek n’ont pas fini de nous surprendre ! Alors que nous nous enfonçons dans la forêt tropicale, Aïn, l’anthropologue malaisienne qui nous accompagne, nous traduit leurs conversations.

Chan Lin, femme Batek en train de couper des feuilles à la machette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Bijou végétal batek dans les cheveux de la belle Kejai dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Elles sont littéralement en train de se chamailler, n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’endroit où nous allons dormir. Si certaines veulent camper au bord de la rivière pour pêcher et prendre un bon bain, les autres ont peur que nous mourrions tous dans notre sommeil, écrasés par les arbres que la pluie pourrait abattre ! On aurait préféré ne pas avoir la traduction :p

En train de rincer les feuilles qui nous serviront d'assiettes au bord d'une rivière du Taman Negara en Malaisie Les ingrédients de notre dîner dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les loulous, essayez d’imaginer la scène : nous, trempés par la sueur et l’humidité de la jungle, nos gros sacs sur le dos, manquant de glisser par endroits sur les roches humides… Et juste devant, ces cinq femmes qui nous escortent pieds nus et machette à la main, cueillant au passage diverses plantes et branches, et se disputant pour savoir où elles vont établir le campement ! 😀 Une heure plus tard, nos guides sont enfin tombées d’accord ! Question de priorités, nous dormirons au bord de la rivière. Quitte à mourir, autant avoir pris un bon bain avant 🙂

En train de construire l'abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie en compagnie d'Empeng, femme Batek Notre abri pour la nuit dans la jungle du Taman Negara en Malaisie, vue de dessous

Durant toute la journée, les Batek vont nous initier à la cueillette et à l’utilisation des plantes : des longues feuilles de palmier que nous utiliserons pour construire notre abri, aux bambous qui serviront à fabriquer des peignes ou dans lesquels nous cuirons notre dîner à l’étouffée, sur le feu allumé par Chan Lin. Sans oublier les lianes, qui serviront à fabriquer des paniers pour transporter des herbes médicinales au village.

L'un des noeuds végétaux soutenant notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Noeud végétal dans notre campement dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Notre abri pour la nuit, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Force est de constater que les Batek, à des années-lumières de notre culture, sont toutes aussi coquettes que les femmes de notre société. Elles ont même pensé à amener des robes de rechange après leur bain du soir dans la rivière. Et le lendemain matin, avant de retourner au camp, elles montreront à Solenne comment se maquiller avec les racines de la forêt. On vous l’accorde, chez nous, ça ferait peut-être un peu jaunisse… Mais à cet instant précis, dans cet endroit improbable, elles étaient toutes vraiment très belles.

Session de maquillage avec les Batek au petit matin, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Maquillée comme une Batek dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Quelques chiffres…

10 euros : les trois peignes fabriqués dans de l’écorce de bambou et décorés à la main par nos amies Batek. Rien de mieux qu’un bijou végétal pour impressionner vos amis bobos lors d’une soirée vegan 😉

DES MILLIERS : de souvenirs que nous garderont de cette aventure avec les Batek, en espérant fort qu’ils continueront de retourner dans leur beau jardin qu’est la jungle du Taman Negara

L’anecdote

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé si nous avions eu peur de passer la nuit dans cette forêt tropicale peuplée de tigres, de serpents ou autres araignées. Pour être honnêtes avec vous, nous avons surtout vu des fourmis et des mouches, et entendu des singes nous taquiner du haut des arbres. Il semblerait que la plupart des animaux soient effrayés par l’homme, cet être si bruyant et malodorant 🙂

Du moment où nous sommes entrés dans la jungle, jusqu’à ce que nous en ressortions le lendemain, nous nous sommes sentis en sécurité totale en compagnie des Batek. Nous avons eu l’impression d’être des enfants accompagnés de leurs grands-parents pour une promenade dans les bois.

Les Batek croient aux déités et aux esprits de la forêt qu’ils craignent et respectent, tout comme les animaux qui y vivent. Ces petits bouts de femmes, capables de construire un abri à partir de feuilles, d’allumer un feu, ou de pêcher en pleine nuit avec des cannes improvisées, dégainaient leur lampe torche en direction du moindre bruit suspect !

Après le dîner, Chan Lin fabriqua une guitare végétale dont elle tressa les cordes à partir de la fibre de grandes feuilles ! Malgré leurs peurs, les Batek se sont relayées toute la nuit pour surveiller le feu et notre camp, chantant dans une langue oubliée sur des airs qui nous étaient inconnus, accompagnées du brouhaha incessant de la jungle. Ce fut la plus belle des berceuses qui nous ait endormis. Celle de la forêt, celle qui on l’espère, ne s’arrêtera jamais.

Empeng, femme Batek traverse une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Assis seuls sur les galets au bord d'une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Volontourisme dans la jungle à Merapoh

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène à Merapoh, un petit village perdu au beau milieu de la péninsule de Malaisie, à l’Ouest du Taman Negara. Ce parc national abrite l’une des plus anciennes forêts tropicales du monde ! Vous vous rendez compte les loulous ? Il y a des hommes qui habitent à quelques kilomètres d’une forêt vieille de plus de 130 millions d’années et nous partons à leur rencontre dans le cadre d’une mission de volontourisme !

Merapoh, l’endroit idéal pour éviter de croiser votre patron en vacances !

On vous voit venir avec vos questions ! Comment avons-nous fait pour nous retrouver dans un endroit aussi reculé et peu touristique ? Et surtout, pourquoi y sommes-nous allés ? Avons-nous dû défricher des sentiers à la machette pour trouver l’entrée du village ?

Pas de panique, ou vous allez nous affoler Mamie Simone ! On va tout vous expliquer pour que vous puissiez, si vous en avez l’envie, tenter l’expérience à votre tour 😉

Le volontourisme, c’est quoi ?

Excellente question les loulous ! Imaginez que vous partez en voyage, dans votre pays ou à l’étranger, et que vous en profitez pour participer à un projet de développement durable, et y contribuer financièrement. Et bien c’est l’idée derrière le volontourisme.

Il peut paraître cynique qu’un bon nombre de ces projets soient nés afin de lutter contre les effets néfastes du tourisme de masse. On sollicite des touristes volontaires pour contribuer à des actions visant à minimiser ou annihiler l’impact négatif de la venue d’autres touristes !

Vue sur la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie
Petit aperçu de déforestation aux alentours de Merapoh

Pour commencer, il faut s’inscrire auprès d’une association ou d’une société commerciale en charge de l’un ou de plusieurs de ces projets à caractère caritatif, écologique ou communautaire. Une fois le dossier validé, on pourra participer au projet choisi pendant plusieurs jours ou semaines, moyennant une cotisation plus ou moins élevée.

De plus en plus de voyageurs pleins de bonne volonté sont tentés par  ce genre de tourisme alternatif, alors que d’autres seront réticents à l’idée de devoir « payer » pour avoir le droit de « travailler » en vacances. En partageant notre expérience avec vous, nous espérons que cela vous aidera à y voir plus clair sur le sujet !

La mission de Fuze-Ecoteer à Merapoh

En parcourant notre Lonely Planet, nous sommes tombés sur l’adresse du site de Fuze Ecoteer. Cette société est responsable de différents projets en Malaisie, Indonésie et au Sri-Lanka. Notre intérêt s’est porté immédiatement sur les activités de conservation de la faune et de la flore et de protection de la tribu aborigène Batek menées à Merapoh.

Tout d’abord, nous y avons vu l’opportunité de passer plusieurs jours dans un village de Malaisie, en pleine immersion parmi les habitants et leurs coutumes. Nous nous sommes également imaginés marcher dans la jungle et suivant la piste d’animaux sauvages. Bon ok, on a peut-être un peu trop rêvé sur ce coup-là 🙂

Dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Lianes dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Concours de Tarzan au-dessus de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Mais surtout, nous qui nous émerveillons très souvent devant « Rendez-vous en terre inconnue », nous y avons vu la chance de rencontrer une tribu aborigène, échanger avec eux, mais également comprendre quel est l’impact de la mondialisation et du tourisme sur leur mode de vie. Nous reviendrons en détail sur ce troisième point dans un prochain article !

Nous sommes arrivés le coeur fébrile à Merapoh. L’équipe de Fuze Ecoteer, composée d’Aïn,  Malaisienne, de Lizzie et Helen, Anglaises, et d’Odile, Française, a été très accueillante. Dès notre installation dans leur appartement au village, nous avons eu l’impression de faire partie de la famille.

Avec l'équipe de Fuze Ecoteer dans le Taman Negara en Malaisie

Une communauté, dans laquelle chacun a ses tâches : ménage, cuisine, courses, réseaux sociaux et communication… Le staff, jeune et motivé, nous a également semblé très compétent dans leur domaine : chacune parle le Malais, et a un domaine d’expertise comme la zoologie, l’anthropologie, le dialecte Batek ou encore le marketing. Et oui, il faut bien qu’ils fassent un peu de pub pour attirer de nouveaux volontaires 😉

Rencontre avec les habitants de Merapoh

Malheureusement, Helen avec qui nous aurions dû partir en mission de géolocalisation dans le Taman Negara, a eu une forte fièvre pendant trois jours… Passée la déception de nos rêves d’aventuriers envolés, nous nous sommes largement rattrapés en compagnie des habitants de Merapoh.

En Malaisie avec les habitants de Merapoh lors du Hari Raya

Nous avons passé la première soirée chez nos voisins, avec lesquels nous avons préparé un succulent dîner Malaisien ! Malgré la barrière de la langue, vous vous doutez que les gourmands que nous sommes ont adoré cette expérience culinaire faite de petits plats bien épicés à base de poulet, de poisson d’eau douce et de légumes.

Nous avons également appris quelques coutumes. Lorsque l’on rentre dans une maison en Malaisie, on va serrer la main du chef de famille et on salue ensuite sa femme, sans lui serrer la main. Il est également important de se laver les mains avant le repas, puisque l’on mangera exclusivement avec sa main droite. Et puisque nous trouvions qu’il y avait un peu trop de mains dans cette histoire, nous avons fini la soirée en jouant au foot avec les enfants 😉

Le lendemain, la famille nous a invités à les rejoindre au Hari Raya, la cérémonie organisée par le village pour célébrer la fin du ramadan. Dès 10 heures du matin, les habitants du village se sont réunis pour un festin où nous avons retrouvé tout ce que nous aimons dans la cuisine Malaisienne : cendol, lakhsa, curry, piment, coco, et autre nasi goreng…  Après que chaque enfant ait reçu un cadeau offert par le village, les adultes ont commencé un concours de karaoke qui a animé l’intégralité du déjeuner !

Concert lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie Un lakhsa et des gâteaux de riz lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie

Et petit détail pour vous, mais qui veut dire beaucoup pour nous : il aura fallu que nous arrivions à Merapoh, au beau milieu de la Malaisie, pour nous retrouver assis à une table VIP pour la première fois de notre vie 🙂

Baignade improvisée en pleine jungle

Plusieurs heures plus tard et le ventre bien rempli, nous avons pris un pick-up direction le Taman Negara. À défaut de partir à la recherche de pièges de braconniers, nous avons profité de l’après-midi tous ensemble au bord d’une rivière, en pleine jungle, à jouer aux cartes et nous balancer aux lianes, provoquant les nombreux singes dont les cris résonnent partout dans la forêt.

Sur la route du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Repos au bord de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Et nous avons retenu deux leçons de cette excursion insolite : la première, c’est qu’il ne faut pas avoir peur d’être décoiffé quand on s’asseoit à l’arrière d’un pick-up. Et puis c’est une très mauvaise idée de traverser une rivière avec des tongs aux pieds. Mais ne vous moquez pas de nous les loulous ! N’oubliez pas que dans volontouriste il y a… touriste ! 😉

En Malaisie, ça décoiffe à l'arrière d'un pick-up ! Traverser la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Le soir, nous avons pris des forces en mangeant une délicieuse salade de papaye accompagnées de crêpes de viande appelées Murtabak au marché de nuit de Gua Musang, la ville la plus proche de Merapoh. Et il nous fallait faire le plein d’énergie les loulous, puisque nous partions dans la jungle à la rencontre des Batek le lendemain de bonne heure. Mais ça, on vous le racontera dans l’article suivant ! 😉

Le marché de nuit de Gua Musang en Malaisie

Quelques chiffres…

330 euros : Le séjour volontourisme 4 jours et 3 nuits à Merapoh avec Fuze Ecoteer pour deux personnes. Comprend le logement, les repas, les activités, et le brushing maison à l’arrière du pick-up !

11,30 euros : Le bus qui vous emmènera de Kuala Lumpur à Gua Musang. Ensuite il faudra que l’on vienne vous chercher, en pick-up justement 😉

3,20 euros : Un dîner pour deux au marché de nuit de Gua Musang. Au menu, salade de papaye très pimentée, délicieuses crêpes de boeuf et bananes pour le dessert. Nous, on en mangerait tous les soirs !

GRATUIT : La baignade dans la rivière. Attention aux sangsues les loulous. Pour elles, ce sera open bar 🙂

L’anecdote

En conclusion, nous aimerions vous donner notre avis sur cette expérience de volontourisme. Si on met de côté notre rencontre avec les Batek, que nous vous raconterons dans un article complet, vous remarquerez que nous n’avons pas vraiment contribué aux projets de Fuze Ecoteer.

Il faut prendre en compte bien sûr la fièvre subite d’Helen, qui était en charge de la géolocalisation des animaux et des pièges de braconniers. Et au final, nous garderons un excellent souvenir de ces quatre jours à Merapoh et de l’accueil formidable de ses habitants.

Certains pourraient penser s’acheter des activités de vacances en participant financièrement à une mission de volontourisme… et risqueraient d’être fort déçus.

En payant pour un séjour de volontourisme, vous contribuerez au bon fonctionnement de la société ou de l’association que vous aurez choisie. Vous enrichirez sûrement quelques personnes mais surtout, vous faciliterez la réalisation de projets de développement durable.

Mais n’oubliez pas que même si vous êtes censés interagir avec des animaux sauvages ou des personnes dans le cadre du projet que vous avez choisi, vous ne pourrez pas être certains que l’interaction aura lieu telle que vous l’avez rêvée en vous inscrivant à ce projet ! Dans tous les cas, le volontourisme vous sensibilisera à des sujets importants comme l’écologie, l’environnement, l’éducation ou la conservation des traditions.

Les enseignements d'un long voyage en 9 étapes !

Les enseignements d’un long voyage

Les enseignements d'un long voyage en 9 étapes !

Salut les loulous !

Cela fait maintenant trois mois que nous sommes de retour en France, après plus de six mois à travers l’Asie et l’Océanie. Depuis, vous avez été nombreux à nous demander si ce voyage avait changé notre façon de voir les choses, et quelles leçons nous avions pu en tirer.

Avant d’écrire cet article pour répondre à votre question, nous avons dû entreprendre un travail préliminaire sur nous-mêmes et faire le point sur cette aventure. Ces 196 jours sont riches en souvenirs intenses, en moments incroyables, mais aussi un peu difficiles parfois. Ils sont parsemés de rencontres inoubliables, d’émotions décuplées et de quelques remises en question.

Nous avons retenu neuf enseignements, soit autant de pays et territoires que nous avons visités. Les loulous, nous ne prétendons pas détenir LA vérité. Ces leçons vous paraîtront peut-être évidentes. On vous répondra qu’elles nous montrent qu’au final, le voyage est simple et à la portée de tous.

Et surtout, que la vie est faite de voyages.

Singapour : le début de l’aventure

Vue panoramique sur la baie de Singapour depuis le Skydeck du Marina Bay Sands au coucher de soleil

Notre arrivée à Singapour a pris un parfum de vacances dès lors que nous avons enfilé nos t-shirts en mérinos et nos tongs. Les derniers jours avant notre départ se sont enchaînés très rapidement, et il nous aura fallu quelques jours sur place et un coucher de soleil magnifique depuis la plateforme d’observation du Marina Bay Sands pour nous en rendre compte : le long voyage dont nous rêvions, NOTRE voyage, vient de commencer.

Nous quittons Singapour, nous nous souviendrons avoir cru être dans Avatar lors de notre visite des Gardens By The Bay

À trente ans passés, notre rêve un peu fou est devenu un projet. Et nous nous sommes donnés les moyens de le réaliser. Pour cela, nous avons fait la liste des « problèmes » qui pourraient nous empêcher de partir. Quelle surprise de voir qu’il y avait une solution évidente à chacun d’entre eux ! Vous savez ce qu’il y a de magique dans cette histoire, les loulous ? C’est que cela nous a conforté dans l’idée que nous serons capables de réaliser n’importe lequel de nos rêves, du moment que nous nous en donnerons les moyens !

Malaisie : zone de confort à l’épreuve

Chat à l'ombre sous une cabane en Malaisie

En Malaisie, nous sommes progressivement sortis de notre zone de confort. Une expérience qui s’avère indispensable dans ce genre de voyage, et que nous essayerons de pratiquer aussi souvent que possible dorénavant !

Il y a eu notamment les logements bon-marchés et pas très propres dans lesquels nous avons dormi pour réduire nos dépenses. Mais aussi des expériences insolites, comme cette nuit passée en pleine jungle du Taman Negara, où nous avons cuisiné au bord de la rivière en compagnie de cinq femmes issues d’une tribu aborigène appelée Batek.

Chanlin la mamie Batek qui pète le feu !

Mais c’est surtout en nous forçant à aller vers les autres, qu’ils soient locaux ou touristes comme nous, et en leur manifestant de l’intérêt, que nous avons fait les plus belles rencontres de notre voyage. Et si au final, sortir de sa zone de confort était aussi simple que de sourire à un inconnu ?

Les plus courageux pourront également essayer de faire la bise à Mamie Simone, mais attention ! Ça pique 🙂

Chine : découverte d’un autre monde

L'entrée de la forêt de pierres de Shilin, dans la province du Yunnan, en Chine

« La Chine, c’est grand, pollué et surpeuplé. Les campagnes sont très pauvres ! Les Chinois sont malpolis, ils bousculent et dépassent dans les files d’attente. Ils rotent et ils crachent. Ils mangent des oeufs centenaires qui sentent le pourri… » Voilà grosso-modo ce que nous avons lu ou entendu avant de partir. Autant vous dire qu’en arrivant en Chine, nous nous sommes vraiment demandés si nous allions en repartir indemnes…

Oui, la Chine est immense. Oui, les Chinois sont nombreux et leurs manières sont différentes des nôtres. Mais de notre atterrissage à Kunming jusqu’à notre départ de Beijing, nous avons été abordés, aidés, nourris, guidés par les Chinois, ravis et honorés de pouvoir échanger avec nous.

Au revoir la Chine et merci pour tout ! Tu nous as fait sentir si petits et tu nous auras émerveillés pendant un mois !

Si les entrées des parcs nationaux ressemblent à des guichets de parc d’attraction, la beauté de leurs paysages et la grandeur du patrimoine culturel chinois nous auront laissés bouche bée plus d’une fois. Et puis sincèrement les loulous, ils ont fait tout un foin de l’oeuf centenaire dans « Pékin Express », mais en France, certains de nos fromages n’ont rien à lui envier !

Depuis que nous avons quitté la Chine, nous sommes sûrs d’une chose : nous y retournerons 🙂

Mongolie : le voyage d’une vie

Nomade assis devant une yourte dans la steppe à Kharkhorin en Mongolie

La Mongolie, c’est un peu le pays des extrêmes. Des paysages grandioses à perte de vue, une capitale que l’on dit être la plus moche du monde, une météo très variable, un mode de vie nomade très « roots », une cuisine très « mouton » et des après-midis très « lait de jument fermenté ». Bref, un séjour très éprouvant, mais surtout très riche en émotions.

La mongolie, ça se mérite. Règle n°1: adopter le look de la steppeLa mongolie, ça se mérite. Règle n°2: surtout ne pas tomber au fond du trou...La mongolie, ça se mérite. Règle n°3: toujours accepter de goûter aux spécialités locales...

Et justement les loulous, nous avons ressenti un panel d’émotions très variées pendant notre mois en Mongolie. De la sensation de liberté infinie en sortant de la yourte chaque matin, à la joie presque enfantine de monter à cheval dans la steppe mongole ou à dos de chameau dans les dunes du désert de Gobi.

De la lassitude ressentie après avoir enchaîné les nuits blanches à cause du froid, des souris dans la yourte, des serpents ou des bruits étranges, à la profonde mélancolie de ce grand-père sur la photo, qui nous montra la steppe en murmurant « Genghis Khan… » comme un hommage à ce que le héros national accomplit des siècles auparavant. Ah il nous aura fait chialer ce con 🙂 Enfin la vodka devait aussi y être pour quelque chose !

Corée du Sud : retour à l’essentiel

Les délicieux beignets sucrés de Busan en Corée du Sud

En dehors de Séoul, la Corée du Sud nous a semblé un peu plus fade. Ne vous méprenez pas les loulous, nous avons aimé ce pays, ses habitants, sa culture et sa gastronomie délicieuse. Mais nous avons passé notre temps à y chercher quelque chose d’exceptionnel que nous n’avons pas trouvé.

À la frontière Nord-Coréenne, les touristes se prennent en selfie... Nous on préfère poser avec Mister Boulettes !

Peut-être parce que cela faisait plus de 3 mois que nous étions en Asie, ou encore parce que nous arrivions au pays « du matin calme » après un mois extrême en Mongolie. Quoiqu’il en soit, nous avons fait l’erreur de suivre un chemin touristique alors que nous n’arrivions plus à apprécier les visites et activités en tout genre.

Nous nous sommes alors isolés à Namwon, petite ville à priori sans intérêt, puisque nous n’y avons croisé aucun autre touriste. Nous en avons profité pour passer du temps avec les gérants de notre guesthouse, participer au festival de la ville et nous inscrire à des ateliers d’artisanat. Nous nous sommes aussi régalés avec les spécialités locales, comme cette soupe de poisson-chat pimentée ou ce riz au poulpe qui était, on peut vous le dire, une véritable tuerie.

À Namwon nous avons beaucoup appris sur l'artisanat Coréen !

La Corée nous a conforté dans notre idée que lors d’un voyage de plusieurs mois, on ne peut pas être tous les jours dans la contemplation devant merveilles touristiques et activités extrêmes. Alors que nous étions dépouillés de notre confort et de notre routine, nous avons réappris à profiter des choses simples et apprécier les points positifs de chaque expérience.

Australie, Sydney : l’instant présent

Vue sur Darling Harbour à Sydney en Australie

Bizarrement, l’Australie, terre promise des backpackers du monde entier, ne nous a jamais fait rêver. Mais nous allions quitter l’Asie pour l’Océanie, et c’était l’occasion de faire une halte de quelques jours à Sydney. Nous en avons profité pour rencontrer des amis expatriés, que nous n’avions pas vus depuis quelques années.

Nous ne l’avons pas dit à l’époque pour ne pas inquiéter Mamie Simone, mais nous sortions tous les deux d’une vilaine sinusite et nous étions très fatigués, à la limite de craquer. Cela nous a fait le plus grand bien de voir Romain, Jing et leurs filles, et de découvrir Sydney avec eux. Au final, cette ville nous a plu énormément et nous y retournerons volontiers 🙂

Beaucoup de voyageurs prônent l’adage du « vivre l’instant présent« . Et bien pendant ces quelques jours à Sydney, nous avons pris le temps de profiter de chaque instant, sans penser à celui d’après.

Nouvelle-Zélande : de surprise en surprise

Brouillard sur le parc National de Tongariro, en Nouvelle-Zélande

Si on peut planifier facilement 15 jours de vacances, il est impossible de prévoir ce que l’on fera chaque jour lors d’un long voyage. En Nouvelle-Zélande, nous n’avions par exemple pas prévu que nous allions être pris dans une tempête de neige à mi-chemin de notre trek dans le parc national du Tongariro. Sinon nous serions restés au chaud et aurions manqué cette journée inoubliable avec Noémi, Inès et Etienne.

En Nouvelle-Zélande la nature nous illumine de jour comme de nuit ! Ici avec la féérie des vers luisants :)

Le lendemain, éreintés, nous avions loué une chambre via AirBnb chez une famille très sympathique, à Masterton, au milieu de nulle part. Nous qui pensions nous reposer à la campagne, nous étions loin de nous douter qu’une grave inondation nous réveillerait tous en pleine nuit. Nos hôtes non plus, d’ailleurs 🙂

Nous nous sommes donc retrouvés à 6 heures du mat’  à déménager les pièces inondées, puis à préparer des crêpes tous ensemble pour le petit-déjeuner. Un imprévu peut créer des liens et conduire à des rencontres inoubliables ! Deux semaines plus tard, à Dunedin, la tante et l’oncle de cette famille nous accueillaient chez eux pour trois jours. Ils se sont occupés de nous comme si nous étions leurs propres enfants, sans rien attendre en retour.

Presque six mois plus tard, nous sommes toujours en contact. Nous venons de recevoir la preuve en photo qu’ils continuent de préparer des crêpes à la bretonne, en suivant scrupuleusement la recette de Mamie Simone que nous leur avions donnée !

Nouvelle-Calédonie : le paradis se fait attendre

Jardin de la tribu des Tiendanites à Hienghène en Nouvelle-Calédonie

Qui n’arriverait pas en Nouvelle-Calédonie avec la certitude de passer un séjour de rêve sur les plages de l’Île des Pins, »l’île la plus proche du paradis » ? Malheureusement, nous y avons passé les quatre premiers jours sous une pluie diluvienne. Celle qui rend le ciel gris et l’eau trouble. Celle qui vous réveille la nuit, lorsque vous dormez dans une tente légèrement trouée. Celle qui fait que vos serviettes et vêtements ne sèchent jamais…

C’est là que nous avons littéralement appris à danser sous la pluie plutôt que de déprimer. Nous nous sommes rapprochés de Loulou et Lélène, chez qui nous avions planté notre tente, et qui nous auront tant gâtés jusqu’à notre départ. Nous nous sommes aussi liés d’amitié avec Fadia, Thomas et Muriel, avec qui nous avons attendu le retour du beau temps. Et cela en valait vraiment la peine les loulous ! Parce que dès que le soleil brille, l’Île des Pins ressemble vraiment au paradis ! Et ses habitants, humbles et un brin timides, sont d’une grande gentillesse.

Faire du camping à l'île des Pins, c'est avoir une vue magnifique à chaque réveil

Nous n’oublierons jamais Bapt’, Céline et Evan, notre famille d’accueil en Calédo. Nous ne les connaissions pas en arrivant, mais il nous ont tout donné. Quelques jours plus tard, alors que nous séjournions en tribu Kanak près de Hienghène, nous avons voulu donner à notre tour, en aidant Charline à tondre la pelouse de son grand jardin. Notre façon à nous de perpétrer cette chaîne de partage et d’échange, sans rien attendre en retour 😉

Japon : la fin rêvée de notre voyage


Lever de soleil sur le mont Fuji le premier jour de l'année à Fujikawaguchiko au Japon

Nous voilà au Japon, le pays dont nous sommes amoureux depuis toujours. Nous avons voulu profiter autant que possible de ces cinq dernières semaines de voyage . Hors de question d’enchaîner les étapes et de nous déplacer chaque jour !

Nous avons écrit sur un papier ce que nous rêvions de faire au Japon. Comme par exemple « prendre une leçon de karaté », « voir le soleil se lever sur le Mont Fuji le premier jour de l’année » ou encore « apprendre des nouvelles recettes de cuisine japonaise ».Au musée Ghibli de Tokyo, des photos de Colmar prises par Hayao Miyazaki sont exposées

Nous avons ensuite repéré les endroits où nous avions le plus de chance de réaliser nos rêves et notre itinéraire s’est dessiné de lui-même. Nous sommes restés plusieurs jours à chacun de ces endroits pour donner leur chance au hasard et aux imprévus. Vous voyez, nous retenons les leçons de notre voyage 😉

C’est ainsi que nous avons réussi à vivre et à voir bien plus de choses en cinq semaines au Japon que ce que nous nous étions imaginé en rêve.
Le dernier jour du voyage arrivé, nous sommes rentrés heureux, avec la sensation d’avoir accompli ce que nous avions à vivre durant ces six mois.

De la fin d’un voyage… Vers le début d’un autre ?

Alors que notre voyage se finissait, nous avons décidé d’en entamer un autre ensemble. Ce nouveau voyage a commencé à Kyoto, comme par magie, comme pour concrétiser six mois d’une aventure extraordinaire. Il sera beaucoup plus long, sûrement plus difficile, mais encore plus beau.

Ce voyage, nous l’avons voulu, et nous savons où nous voulons qu’il nous mène, malgré les imprévus qu’il engendrera. Nous sommes certains qu’il nous amènera très souvent à sortir de notre zone de confort, et fera naître en nous des émotions que nous ne connaissons pas encore et qu’il faudra accepter.

Ce voyage, nous ne le ferons pas seuls, mais avec ce(tte) petit(e) loulou(te) qui est en train de grandir bien au chaud 🙂 Nous espérons que nous arriverons à lui transmettre ces leçons dont nous vous avons parlé : savoir apprécier les choses simples, mettre ses préjugés de côté, mais aussi se donner les moyens de réaliser ses rêves.

Et surtout aimer et partager, sans n’avoir aucune attente en retour.

Et si un jour il ou elle nous demande ce que c’est que le voyage, nous lui répondrons que ce n’est pas nécessairement de partir au bout du monde.

Mais qu’en partant découvrir le monde, c’est soi-même que l’on découvre… Et l’on apprend que la vie en elle-même est un voyage.

C’est Mamie Simone qui va être contente 😉

Rochers au bord de l'eau sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie

La magie de Pulau Kapas

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène sur l’île de Pulau Kapas en Malaisie. Nous sommes encore au début de notre voyage de 6 mois en Asie et Océanie et nous n’avons aucune envie de lui donner l’allure d’un sprint.
Au contraire, il va falloir qu’on soit en pleine forme jusqu’au bout, ce qui signifie que nous devons prendre soin de nos petits corps pâles et fatigués par les derniers mois de travail et de préparation !
À Pulau Kapas, le ciel est bleu, la mer aussi, et le sable est bien blanc. On ne vous promettra pas qu’il y fait beau tous les jours, mais cela risque fortement d’arriver ! Alors les loulous, quoi de mieux que de se poser au calme une semaine sur une petite île pour prendre des couleurs et faire le plein d’énergie pour la suite ?

Une île hors du temps

Les pieds encore mouillés et tout juste posés sur le sable chaud, nous constatons immédiatement que l’ambiance de Pulau Kapas est très particulière. Pas de télé, pas de Wi-Fi, les conditions sont réunies pour nous déconnecter de la réalité et nous concentrer sur le plus important : profiter de notre temps sur l’île.

Vue d'ensemble sur la plage principale de l'île de Pulau Kapas en Malaisie

Divers gîtes et restaurants sont éparpillés le long des plages sur la côte Ouest et chacune des plages est séparée par une série d’escaliers. La plage principale sur laquelle les speed-boats arrivent et d’où ils repartent n’est vraiment pas la plus belle. Mais elle est certainement la plus peuplée en raison des activités sportives telles que la plongée ou le beach-volley, qui y sont proposées. Et aussi parce qu’on y trouve les gîtes les plus populaires, comme le Kapas Beach Chalets où nous avons réservé un chalet privatif pour la semaine.

Cela vaut vraiment la peine de s’éloigner un peu parce que les autres plages à quelques minutes de marche sont quasiment désertes et bordées de cocotiers. Et là, on a vraiment l’impression d’être au bout du monde !

Bateaux amarrés en bord de plage sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie Ilôt et bateau à moteur sur une mer d'huile au large de Pulau Kapas en Malaisie Restaurant de la plage à la tombée de la nuit sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie

C’est un peu plus loin également que nous avons découvert le Koko, qui est devenu notre restaurant préféré pour dîner ! Son cuistot aux faux-airs de John Coffey dans La Ligne Verte prépare des currys délicieux. Et sa serveuse pas vraiment serveuse, au passé mystérieux et au présent guère plus clair, aura toujours pris soin de nous…
Par contre, il ne faut pas être pressé pour manger, puisque nous avons souvent dû attendre une bonne heure et demie avant de recevoir les plats que nous avions commandés !

En attendant aussi longtemps, on se met à relativiser par rapport au temps qui passe. C’est long, une heure et demie… On peut avoir de belles conversations. On peut inventer des jeux stupides et retomber en enfance. On peut aussi profiter de chaque minute à contempler le soleil se coucher toujours un peu plus à l’horizon.

Des chalets rudimentaires

À Pulau Kapas, les campeurs dans l’âme auront la possibilité de planter leur tente dans le sable au Longsha Campsite au Sud-Ouest de l’île. Les autres backpackers peuvent au choix dormir en dortoir avec douche et sanitaire communs, ou bien dans un petit chalet privatif.

Les chalets sont quelque peu rudimentaires et pourraient ne pas convenir à celles et ceux qui font du confort leur principal critère de sélection pour un hébergement de vacances. Mamie Simone préfèrera sans doute se renseigner sur les îles Perenthian ou Langkawi, où elle pourra trouver des logements un peu plus à son goût.

Décoration intérieure d'un chalet sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie Chambre à l'intérieur d'un chalet sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie Lit dans un chalet sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie

Ici, les lits sont pour une seule personne, et leur linge, même s’il est lavé, ne masque pas la légère odeur de moisi qui s’échappe des matelas.

La climatisation ne fonctionne pas forcément bien et le petit ventilateur d’appoint ne s’avère pas d’un grand secours face à la chaleur locale. Au bout de quelques jours, des petits grains de sable et de sels se sont tapés l’incruste dans les draps et sur le plancher pour nous rappeler que nous sommes chanceux d’être des touristes à la plage 🙂

La température de l’eau de la douche est ambiante – comprenez assez froide – et l’évacuation se fait par un petit trou en bas du mur, à même le sol. Après s’être lavé, il ne faut surtout pas oublier de pousser la grosse pierre mise à disposition et dont la fonction est d’obturer l’évacuation. À moins, les loulous, que vous ne soyez amateurs des petits visiteurs nocturnes en tous genres !

Espace douche dans un chalet sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie Espace wc dans la douche d'un chalet sur l'île de Pulau Kapas en Malaisie

Nous décernons une mention spéciale aux toilettes, dont la chasse d’eau a un débit qui noierait à peine une mouche. Pour vous dire la vérité toute crue et sans jeux de mots : on en a chié pour tirer la chasse 🙂 C’est alors que Meryll a eu une idée de génie… Ah, vous avez deviné que c’est lui l’auteur de cet article 🙂 ?

Nous avons eu l’idée d’utiliser le petit tuyau orange relié aux canalisations afin d’ajouter du débit et de la puissance à la chasse d’eau. Mais cela ne fonctionne qu’en appuyant sur le bout du tuyau avec ses doigts afin d’augmenter la pression. Et voilà comment s’amuser tous les matins à un petit jeu rigolo dont nous vous laissons imaginer le but et les règles !

Les maîtres des lieux

L’île est un paradis pour les chats et nous en avons trouvés partout ! Sur la plage à gambader dans le sable, assis sur un banc en train de regarder le soleil se coucher, et même dans notre chalet à squatter l’un des lits comme s’ils étaient les maîtres des lieux.

Chat regardant le soleil se coucher sur la mer depuis un banc sur la plage de l'île de Pulau Kapas en Malaisie Chats se promenant au coucher de soleil sur la plage de l'île de Pulau Kapas en Malaisie

Le chat de notre gîte avait même droit à un traitement de faveur lors des repas puisque les employés couraient dans tous les sens pour le trouver et lui servir son plat dans une assiette, comme s’il était le roi ! Nous nous sommes sérieusement demandés si tout cela ne faisait pas partie du complot élaboré par les chats pour devenir les maîtres du monde… Peut-être avions-nous débarqué dans leur base secrète ?

Plus sérieusement les loulous, nous avons compris en quittant l’île une semaine plus tard qu’elle avait un pouvoir magique. Celui de faire oublier le temps qui passe et de se déconnecter complètement du monde. Celui de nous montrer que nous pouvions profiter de choses simples, avec un confort restreint. Nous avons repris la route certains que nous n’aurions pas besoin de grand chose pour profiter de notre beau et long voyage.

L'escabot qui sert à monter sur le bateau taxi pour quitter l'île de Pulau Kapas en Malaisie

Comment aller sur Pulau Kapas ?

Les loulous, si vous aussi vous voulez vous déconnecter du monde quelques jours sur cette petite île, le plus simple est de prendre le bus de Melaka ou Kuala Lumpur jusqu’à Kuala Terengganu. Il y a sur place pas mal de petits hôtels où vous pourrez passer la nuit avant de vous rendre à Marang, d’où partent les speed-boats pour Pulau Kapas, à une vingtaine de minutes au Sud.

De Kuala Terengganu à Marang, découvrez la vraie conduite à la Malaisienne !

Il y a normalement un bus qui relie Kuala Terengganu à Marang, mais d’après notre propre expérience, il n’est jamais venu. Nous avons donc eu recours aux moyens du bord en nous faisant amener à bon port par un taxi peu officiel, mais très efficace. Nous vous recommandons bien entendu de prendre le bus, ou un taxi officiel. Nous ne sommes pas vraiment des exemples à suivre !

Quelques chiffres…

87,60 euros : 7 nuits dans l’un des chalets privatifs du Kapas Beach Chalets, dont une nuit offerte. On va vous expliquer pourquoi…

26,70 euros : Une nuit pour deux en chambre double à l’Hotel Mingstar à Kuala Terengganu, petit déjeuner compris. Si on compare avec le prix du chalet, on pourrait croire que c’est un hôtel de luxe !

16,70 euros : Deux aller-retour Marang – Pulau Kapas en speedboat. Pensez aux médicaments de Mamie Simone qui risque de se sentir mal pendant la traversée !

5,84 euros : Pour deux Oreo Shake gourmands et un plateau de fruits, notre déjeuner préféré sur l’île. Ok, on sait, c’est mal ! Mais qu’est-ce que c’est bon !

4,60 euros : Le petit-déjeuner pour deux personnes avec deux thés et deux roti canai, des crêpes délicieuses servies le matin en Malaisie…

4,15 euros : Le dîner pour deux personnes au restaurant Koko : curry de poulet ou de légumes avec deux portions de riz. Croyez-nous, les deux heures d’attente en vaudront la peine !

2,10 euros : Le taxi clandestin qui nous a amenés de la station de bus de Kuala Terengganu jusqu’à Marang. Il roule bien, il roule vite, il fait la conversation. On le prendrait presque pour un pro 🙂

GRATUIT : Profiter des plages désertes à longueur de journée, emprunter un masque et un tuba au Kapas Beach Chalets pour faire du snorkeling, ou encore jouer au beach-volley alors que le soleil se couche à l’horizon…

L’anecdote

Pulau Kapas est fréquentée par beaucoup d’habitués, et le bouche-à-oreille fonctionne bien pour obtenir des informations sur comment réserver un logement. Sur cette page, vous trouverez l’adresse email du propriétaire du Kapas Beach Chalets qu’il faut contacter directement pour réserver.

C’est ce que nous avions fait peu de temps avant de partir et en arrivant sur l’île, nous avons découvert avec stupeur qu’ils avaient oublié notre réservation ! Qu’allions-nous devenir ? Était-ce un complot de ces satanés chats ?

Les employés étaient très gênés et nous ont offert une nuit dans un chalet du gîte d’à côté, le temps de se réorganiser et de nous installer dès le lendemain dans le chalet que nous avions initialement réservé. Tout est rentré dans l’ordre et puis du coup, on peut vous le confirmer : l’eau n’est pas plus chaude ailleurs 😉

Des conducteurs de trishaw promènent des touristes dans les rues de Melaka en Malaisie

Il fait « Trishaw » à Melaka !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène à Melaka en Malaisie. Nous n’avons jamais été dans ce pays d’Asie du Sud-Est et c’est pourquoi nous avons décidé d’en faire la deuxième étape de notre voyage de 6 mois ! On est comme ça nous, on est des fous-fous 🙂 C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés un lundi matin sous la pluie à attendre le bus qui relie Singapour à Melaka, avec le goût amer de la défaite des Bleus en finale de l’Euro 2016 en bouche… Mais pas pour bien longtemps !

Nous avions prévu d’aller à Melaka sans trop savoir ce que nous y ferions, et finalement cette ville est devenue l’un de nos coups de coeur en Malaisie ! D’une parce que nous y avons retrouvé le beau temps en y arrivant, et ça c’est important ! Mais aussi pour tous les points suivants…

Un carrefour culturel et religieux

Tout comme à Singapour, nous avons immédiatement ressenti la mixité culturelle et religieuse imprégnant la ville. Dans le centre historique, les rues aux ambiances variées s’entrecoupent et nous nous sommes souvent arrêtés pour admirer les différents lieux de culte : l’église du Christ toute rouge sur la place de l’hôtel de ville, la mosquée Masjid Kampung Kling ou encore les différents temples bouddhistes et hindouistes.

L'église rouge Saint Francis à Melaka en Malaisie La mosquée Masjid Selat au bord de la mer à Melaka en Malaisie

La mosquée Masjid Selat a été construite au-dessus de la mer dans le détroit de Melaka. De l’autre côté de l’horizon se trouve l’île indonésienne de Sumatra ! L’endroit est magnifique, encore plus lorsque les derniers rayons du soleil couchant viennent caresser la coupole dorée de l’édifice…

 Notre itinéraire à pied : partons visiter les monuments de Melaka, une balade culturelle qui nous aura fait transpirer !

Tous les goûts, toutes les saveurs

Les loulous, vous savez que nous sommes de petits gourmands 🙂 De là à dire qu’une histoire d’amour est née entre nos papilles et la gastronomie malaisienne, il n’y a qu’un pas ! À Melaka, on en trouve pour tous les goûts et toutes les saveurs. Du sucré, du salé, du pimenté… Qu’ils soient Malais, Chinois, Indiens ou Pakistanais, les cuistots de la ville nous auront mis l’eau à la bouche ! Et même si Mamie Simone ne supporte pas bien la cuisine épicée, on vous assure qu’elle trouvera chaussure à son pied… Ou plutôt, saveur à son palais !

Un bol de Lakhsa dans un restaurant de Melaka en Malaisie Spécialité culinaire à base de riz bleu dans un restaurant chinois de Melaka en Malaisie

Nous avons adoré transpirer à grosses gouttes tout en mangeant un Laksa bien pimenté, à mi-chemin entre la soupe de poisson et le curry. Et pour apaiser notre bouche en feu, rien de mieux qu’une gorgée de Tiger Beer bien fraîche 🙂
Nous avons aussi été agréablement surpris par les gâteaux de riz bleu farcis à la viande et servis sur une feuille de bananier. Non seulement leur apparence est originale, mais en plus ils sont délicieux !

Une coupe de cendol glacé à Melaka en Malaisie Une cocotte vapeur maison pour cuire de délicieux gâteaux coco à Melaka en Malaisie

Côté sucré, nous n’avons pas été en manque non plus, puisque nous avons découvert le cendol. Ce dessert rafraîchissant est composé de glace pilée arrosée de lait de coco et de sucre de palme, accompagnée de nouilles vertes à base de farine de riz et d’une plante tropicale appelée pandan ! Ça peut paraître un peu étrange de prime abord, mais quand on est des aventuriers de la bouffe et qu’on a mangé une patte de poulet quelques jours plus tôt, on n’a pas le droit de se défiler. Pas comme ça, pas devant un dessert aussi bon !

Nous avons gardé le meilleur pour la faim – notez le jeu de mots – puisque nous avons littéralement craqué pour des petits gâteaux vapeur tous chauds à base de riz, de sucre de coco et de coco râpée, préparés à l’entrée de la rue Jalan Hang Jebat. Maintenant que Mamie Simone est couchée, on peut vous dire la vérité : nous en avons mangé une boîte de cinq par jour 🙂

Street-art et bateau-mouche

Une petite rivière traverse Melaka, et comme dans beaucoup d’endroits touristiques, qui dit rivière dit… bateau-mouche ! Nous n’avons pas vraiment eu envie de monter à bord, mais nous avons adoré nous placer aux meilleurs spots pour faire coucou aux touristes. Que ce soit sur un pont, le long des quais ou depuis une terrasse, nous étions là pour les saluer. Et ils nous le rendaient bien ! Il en faut vraiment peu pour être heureux 🙂

Un bateau mouche emmène les touristes le long de la rivière à Melaka en Malaisie

D’ailleurs, c’est en nous baladant le long de la rivière au Nord du centre historique que nous avons pu admirer de magnifiques street-arts sur les façades des bâtiments.

Gros plan sur un street art mural à Melaka en Malaisie Vue d'ensemble du le street-art sur les murs de plusieurs bâtiments le long de la rivière à Melaka en Malaisie Gros plan sur le visage d'une femme en street-art sur un mur de Melaka en Malaisie

Les dessins y sont nombreux et variés, et curieusement nous n’avons croisé que peu de personnes qui semblaient s’y intéresser.

Le trishaw, bolide kitsch et écolo

Et si les gens ne s’intéressent pas tellement au street-art, c’est sûrement la faute du trishaw, la véritable attraction de Melaka. Il s’agit d’un pousse-pousse à trois roues. Le conducteur, si vous montez à bord, ne manquera pas de vous faire visiter la ville en s’arrêtant quelques instants à chaque point d’intérêt. D’après votre budget et vos envies, vous pourrez choisir entre un petit circuit de 25 minutes et un autre plus long que nous n’avons pas eu le courage de tester.

Un trishaw Minnie tout rose à Melaka en Malaisie Un ourson à lunettes de soleil assis sur le phare d'un trishaw à Melaka en Malaisie Trishaw Hello Kitty et sa cycliste sur la place rouge de Melaka en Malaisie

Il faut dire que faire un tour de trishaw à Melaka a tout d’une expérience décalée. Elle vous tentera sûrement, histoire de visiter tout en restant à l’ombre… Mais les loulous, choisissez bien votre trishaw : ils sont tous plus kitsch les uns que les autres. Vous risquez de vous retrouver entourés par des ours en peluches, des gadgets Hello Kitty ou des personnages de Disney !

Et pour que la journée soit vraiment inoubliable, le conducteur vous passera la musique de son choix. Nous avons fait un tour à bord d’un trishaw Hello Kitty rose au son des accords d’Hotel California des Eagles, en boucle et à tue-tête ! Allez, on vous l’avoue : ça nous a presque plu 🙂

Les loulous, vous pourrez également monter à bord d’un trishaw la nuit. En plus de la décoration et de la musique, vous aurez alors droit à de superbes guirlandes électriques dignes des meilleurs sapins de Noël !

Quelques chiffres…

71,40 euros : les trois nuits pour deux à la River View Guest House, avec surclassement en chambre privée. Le personnel est sympa et devinez quoi, on a vue sur la rivière et on peut faire coucou aux bateaux-mouches 🙂

16,50 euros : l’aller simple Singapour-Melaka en bus tout confort avec Lapan Lapan, avec visite inoubliable du poste frontière de chacun des deux pays. Attention, la file d’attente à Singapour peut être longue 😉

10,70 euros : deux Laksa et deux Tiger Beer parce que le Laksa, c’est quand même bien pimenté !

9 euros : la carte sim 4G Digi avec 2.5 Go de data pour Skyper avec Mamie Simone qui est restée en France…

5,20 euros : les 25 minutes de Trishaw, une expérience pour les yeux et les oreilles 🙂

1,60 euros : les deux cendol en terrasse au bord de la rivière pour un dessert en amoureux

1,25 euros : les cinq gâteaux vapeurs confectionnés avec amour par nos amis au coin de la rue. Grosse arnaque cependant, c’est tellement bon que ça se mange en deux minutes chrono !

0,30 euros : le billet de bus de la gare routière Melaka Sentral jusqu’à la place rouge dans le centre ville historique

GRATUIT : les visites des mosquées, églises et temples de la ville ainsi que des street-arts le long de la rivière. Vous auriez tort de vous en priver !

L’anecdote

L’office du tourisme de Melaka nous a déconseillé de marcher jusqu’à la mosquée Masjid Selat et recommandé de prendre un taxi. Elle est en effet excentrée, sur une presqu’île actuellement en chantier. Comme nous aimons marcher, nous n’avons pas suivi le conseil 🙂 Nous nous sommes presque perdus en arrivant dans ce qui ressemble à une ville-fantôme. De grands complexes touristiques devraient y voir le jour prochainement… En tous cas, les panneaux promotionnels vendent le chantier comme étant le futur Dubai de l’Asie du Sud-Est !

C’est alors que deux ouvriers nous ont gentiment indiqué notre chemin. Enfin arrivés, nous avons rencontré une famille franco-marocaine et un couple franco-tunisien qui venaient également visiter la mosquée. Grâce à eux, nous avons pu y entrer une fois vêtus de manière appropriée. Nous avons fait le chemin du retour ensemble sans même échanger nos noms ou contacts, tellement nous étions absorbés par notre conversation. Nous n’oublierons jamais cette rencontre et ce moment partagé.

Nous trouvons dommage que cette belle mosquée ne soit pas mentionnée dans notre Lonely Planet. Nous ne savons pas à quoi l’endroit ressemblera lorsque les hôtels en construction auront ouvert. Mais pour l’instant, la beauté du lieu vaut bien la peine de marcher quelques kilomètres, quitte à se perdre un peu en chemin 😉