Une femme Batek plie des branchages pour construire un abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Rendez-vous en jungle inconnue !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène dans la jungle du parc national Taman Negara en Malaisie ! Nous entamons la deuxième partie de notre mission de volontourisme avec Fuze Ecoteer. Après avoir vécu quelques jours tranquilles dans le village de Merapoh, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous allons partir à la rencontre de la tribu aborigène Batek qui vit dans les environs. Notre objectif est de camper ensemble, et pas n’importe où : dans l’une des forêts tropicales les plus vieilles du monde.

En pleine préparation pour la construction de notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Dans la jungle, le climat est chaud et très humide. Les conditions idéales sont réunies pour favoriser une rencontre plus qu’intime entre nos mollets tous blancs et les mignonnes petites sangsues qui peuplent les rivières. Les loulous, nous vous confions la mission de bien équiper Mamie Simone. N’oubliez pas de rentrer son pantalon dans ses chaussettes, de lui donner une grande bouteille d’eau, et de changer les piles de sa lampe frontale au cas où elle devrait se lever dans la nuit 🙂

Le peuple de la forêt tropicale

Les Batek font partie de ceux que l’on appelle « Orang Asli » en Malaisie, autrement dit les « Hommes des origines ». Ce peuple aborigène vit dans la forêt tropicale du Taman Negara. Chasseurs-cueilleurs et nomades, ils ont une connaissance impressionnante de la jungle, de ses animaux, mais aussi de ses plantes dont ils se servent pour la cuisine ou encore la médecine. Et même à des fins un peu plus insolites, et que nous étions loin d’imaginer comme le maquillage, l’artisanat et la fabrication d’instruments de musique 🙂

Ka Ching, femme Batek en pleine cueillette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les Batek sont pacifiques, et un ensemble de règles définit leur société. Ils rejettent notamment toute notion de droit à la propriété de la terre, ce qui nuit malheureusement à la préservation de leur mode de vie nomade et de leurs traditions. Il y a une vingtaine d’années, le gouvernement malaisien a décidé de donner à chacun d’entre eux une identité légale, leur ouvrant la porte au mariage ou encore à l’éducation.

Peu à peu sédentarisés dans des villages de pierre, les Batek se sont retrouvés dans un monde dont les règles, les droits et les devoirs ne sont pas vraiment les leurs.

Les maisons et bâtiments du village officiel des Batek à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie L'école du village officiel des Batek, à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie

Le projet de Fuze Ecoteer

Fuze Ecoteer a établi de bonnes relations avec la tribu. L’équipe basée à Merapoh est en charge de différents projets ayant pour objectif de faciliter l’intégration de la communauté Batek dans les villages alentours.

Par exemple, en les aidant à trouver du travail dans les exploitations locales, ou en donnant des cours d’anglais ou de mathématiques aux enfants dans l’unique classe du village. Mais aussi en faisant participer des touristes volontaires dans divers ateliers d’échange culturel. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans notre pick-up, à la recherche de la tribu qui a subitement décidé de retourner vivre dans la forêt.

L'équipe de Fuze Ecoteer traversant la rivière avec Empeng, femme Batek, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Lizzie, notre intermédiaire, a réussi à retrouver leur camp dans la forêt deux jours auparavant et le chef de la tribu lui a promis que les Batek ne se déplaceraient pas pendant « quelques temps ». Seulement les Batek n’ont pas la même notion du temps que nous, et Lizzie redoute désormais qu’ils ne se soient enfoncés plus loin dans le Taman Negara.

Rendez-vous en jungle inconnue

Il faut croire que la chance a joué en notre faveur les loulous ! Dire qu’on a failli arrêter l’article ici 🙂 Alors que nous marchons dans la forêt en direction du supposé camp, nous commençons à entendre des voix, des rires, des chants. Puis nous voyons des habits en train de sécher, étendus aux branches des arbres. Ainsi que des scooters ! Et oui, les plus jeunes Batek sont influencés par la société moderne et adorent faire l’aller-retour jusqu’à leur village officiel sur leurs deux-roues. Lorsque nous arrivons enfin au camp, toute la tribu est là !

Première surprise, les Batek sont très timides devant les étrangers. Si Atan, le chef, nous accueille avec le sourire et une poignée de main, le reste de la tribu semble ne pas oser nous regarder. Les jeunes se regroupent au fond, nous observent, parlent entre eux, sourient et nous font coucou de la main. Ce ne sera que lorsque nous quitteront le camp qu’ils oseront enfin nous lancer des « Hello! » plus téméraires 🙂

Avec la belle Empeng, membre de la tribu Batek dans le camp de la tribu à l'entrée du Taman Negara en Malaisie

Nous repartons donc une fois que Lizzie a obtenu l’accord de Chan Lin, l’aînée de la tribu : cinq femmes Batek nous escorterons dans la jungle du Taman Negara, leur « jardin », le lendemain. Elles nous montreront comment construire un campement traditionnel et comment utiliser les différentes plantes et arbres de la forêt. Mais avant de partir, nous ne manquerons pas de géolocaliser le campement avec une balise GPS afin de retrouver le chemin rapidement le jour suivant !

Coquette comme une Batek

Au petit matin, notre groupe retrouve Chan Lin accompagnée de Kachong, Empeng, Kejai et Salina. Les quatre premières auraient presque l’âge de prendre un thé avec Mamie Simone, et la dernière semble largement être leur cadette. Les plus anciens Batek ne connaissent pas vraiment leur âge, mais Chan Lin sait qu’elle est l’aînée « parce qu’elle était là avant les autres ».

Nos cinq guides se sont apprêtées pour notre rencontre et portent des bijoux végétaux magnifiques dans les cheveux et aux oreilles. Et les Batek n’ont pas fini de nous surprendre ! Alors que nous nous enfonçons dans la forêt tropicale, Aïn, l’anthropologue malaisienne qui nous accompagne, nous traduit leurs conversations.

Chan Lin, femme Batek en train de couper des feuilles à la machette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Bijou végétal batek dans les cheveux de la belle Kejai dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Elles sont littéralement en train de se chamailler, n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’endroit où nous allons dormir. Si certaines veulent camper au bord de la rivière pour pêcher et prendre un bon bain, les autres ont peur que nous mourrions tous dans notre sommeil, écrasés par les arbres que la pluie pourrait abattre ! On aurait préféré ne pas avoir la traduction :p

En train de rincer les feuilles qui nous serviront d'assiettes au bord d'une rivière du Taman Negara en Malaisie Les ingrédients de notre dîner dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les loulous, essayez d’imaginer la scène : nous, trempés par la sueur et l’humidité de la jungle, nos gros sacs sur le dos, manquant de glisser par endroits sur les roches humides… Et juste devant, ces cinq femmes qui nous escortent pieds nus et machette à la main, cueillant au passage diverses plantes et branches, et se disputant pour savoir où elles vont établir le campement ! 😀 Une heure plus tard, nos guides sont enfin tombées d’accord ! Question de priorités, nous dormirons au bord de la rivière. Quitte à mourir, autant avoir pris un bon bain avant 🙂

En train de construire l'abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie en compagnie d'Empeng, femme Batek Notre abri pour la nuit dans la jungle du Taman Negara en Malaisie, vue de dessous

Durant toute la journée, les Batek vont nous initier à la cueillette et à l’utilisation des plantes : des longues feuilles de palmier que nous utiliserons pour construire notre abri, aux bambous qui serviront à fabriquer des peignes ou dans lesquels nous cuirons notre dîner à l’étouffée, sur le feu allumé par Chan Lin. Sans oublier les lianes, qui serviront à fabriquer des paniers pour transporter des herbes médicinales au village.

L'un des noeuds végétaux soutenant notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Noeud végétal dans notre campement dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Notre abri pour la nuit, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Force est de constater que les Batek, à des années-lumières de notre culture, sont toutes aussi coquettes que les femmes de notre société. Elles ont même pensé à amener des robes de rechange après leur bain du soir dans la rivière. Et le lendemain matin, avant de retourner au camp, elles montreront à Solenne comment se maquiller avec les racines de la forêt. On vous l’accorde, chez nous, ça ferait peut-être un peu jaunisse… Mais à cet instant précis, dans cet endroit improbable, elles étaient toutes vraiment très belles.

Session de maquillage avec les Batek au petit matin, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Maquillée comme une Batek dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Quelques chiffres…

10 euros : les trois peignes fabriqués dans de l’écorce de bambou et décorés à la main par nos amies Batek. Rien de mieux qu’un bijou végétal pour impressionner vos amis bobos lors d’une soirée vegan 😉

DES MILLIERS : de souvenirs que nous garderont de cette aventure avec les Batek, en espérant fort qu’ils continueront de retourner dans leur beau jardin qu’est la jungle du Taman Negara

L’anecdote

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé si nous avions eu peur de passer la nuit dans cette forêt tropicale peuplée de tigres, de serpents ou autres araignées. Pour être honnêtes avec vous, nous avons surtout vu des fourmis et des mouches, et entendu des singes nous taquiner du haut des arbres. Il semblerait que la plupart des animaux soient effrayés par l’homme, cet être si bruyant et malodorant 🙂

Du moment où nous sommes entrés dans la jungle, jusqu’à ce que nous en ressortions le lendemain, nous nous sommes sentis en sécurité totale en compagnie des Batek. Nous avons eu l’impression d’être des enfants accompagnés de leurs grands-parents pour une promenade dans les bois.

Les Batek croient aux déités et aux esprits de la forêt qu’ils craignent et respectent, tout comme les animaux qui y vivent. Ces petits bouts de femmes, capables de construire un abri à partir de feuilles, d’allumer un feu, ou de pêcher en pleine nuit avec des cannes improvisées, dégainaient leur lampe torche en direction du moindre bruit suspect !

Après le dîner, Chan Lin fabriqua une guitare végétale dont elle tressa les cordes à partir de la fibre de grandes feuilles ! Malgré leurs peurs, les Batek se sont relayées toute la nuit pour surveiller le feu et notre camp, chantant dans une langue oubliée sur des airs qui nous étaient inconnus, accompagnées du brouhaha incessant de la jungle. Ce fut la plus belle des berceuses qui nous ait endormis. Celle de la forêt, celle qui on l’espère, ne s’arrêtera jamais.

Empeng, femme Batek traverse une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Le torii flottant de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima au Japon

C’est pour tout ça que nous aimons le Japon

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon sur l’île de Honshū ! Nous venons d’y passer cinq semaines, en commençant à Tōkyō, en passant par les Alpes Japonaises et les villes de Nagano et Takayama, le Fujisan, la région du Kansai et la ville de Kyōto, pour finir à Hiroshima et sur l’île de Miyajima.

Il faudra plus d’une vidéo de cinq minutes et un petit article pour vous expliquer pourquoi nous aimons tant le Japon, mais nous espérons vous en donner un aperçu : Tōkyō, ses neko-bars, son agitation et sa démesure, la beauté de la campagne japonaise, la cuisine nippone…

Et en y restant plus d’un mois cette fois-ci, nous avons également eu plus d’opportunités de rencontrer les Japonais, vivre à leurs côtés et partager la culture et les traditions de ce pays qui nous fait rêver depuis que nous sommes des enfants.

Pour nous, ces cinq semaines au Japon furent la meilleure façon de clore notre voyage de 196 jours en Asie et Océanie commencé plus de 6 mois plus tôt. Mais rassurez bien Mamie Simone, les loulous : elle n’a pas fini d’avoir de nos nouvelles 😉

Singe des neiges au bord d'un onsen dans la vallée Jigokudani au Japon

Ninja, singes et matcha à Nagano !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon à Nagano ! Nous qui adorons le Japon et le considérons comme notre deuxième maison, nous n’avons jamais été dans cette petite ville des Alpes Japonaises, surtout connue pour avoir accueilli les Jeux Olympiques d’hiver de 1998.

Mais c’est également dans les environs de Nagano qu’une forme de Ninjutsu, l’art martial ninja, a été élaborée il y a des siècles et vous pouvez compter sur Meryll pour essayer de se frotter au maître ninja de la ville et à son élève, et bien sûr de s’incliner lamentablement face à eux 🙂

Nous en profitons également pour nous rendre à Jigokudani, la vallée de l’enfer, qui abrite une colonie de macaques que l’on dit la seule au monde à vivre autant au Nord ! Et ces singes taquins profitent des sources d’eau chaude des alentours, appelées onsen, pour se réchauffer toute la journée. À les voir barboter ainsi, on a presque l’impression qu’ils narguent les visiteurs transis et emmitouflés dans leurs parkas d’hiver.

Pour finir, nous nous sommes inscrits à un cours de préparation traditionnelle du thé matcha. C’est délicieux et on ne l’apprécie que mieux après s’être promené toute la journée dans le froid hivernal 🙂

Stand de street-food au marché Gwangjang de Séoul en Corée du Sud

Street-food au marché Gwangjang de Séoul

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en à Seoul, en Corée du Sud. Nous venons d’arriver dans le pays et nous sommes enchantés de découvrir sa capitale. Au-delà de ses quartiers ultra-branchés, de ses temples grandioses et de sa vieille-ville surélevée, ce qui nous surprend le plus, c’est que Seoul est entourée de nature !

La ville est entourée de montagnes et parsemée de nombreux parcs dans lesquels les Seouliens viennent se promener, s’exercer ou simplement pique-niquer en famille. C’est ainsi que nous sommes arrivés d’ailleurs en plein milieu du festival du jardinage qui attirait de nombreux habitants. Voilà une activité qui aurait bien plu à Mamie Simone, elle qui adore tailler ses géraniums 😀

Mais surtout, c’est à Seoul que nous avons découvert la street-food coréenne. Nous nous sommes régalé avec les Tteokbokki, ces petites quenelles de riz frites et passées dans une sauce pimentée, les Gimbap, cousins éloignés des Maki japonais ou encore les boudins noirs coréens, subtils et gourmands. Le marché de Gwangjang est notre endroit préféré pour s’attabler et déguster ces spécialités dans un contexte authentique puisque de nombreux Coréens viennent y dîner en début de soirée.

D’ailleurs, cela ne vous coûtera pas très cher et on vous montre dans la vidéo que l’on peut y manger pour moins de cinq euros par personne. Et les plus téméraires pourront essayer des curiosités locales comme le fameux poisson-pénis ou le poulpe cru et vivant. Alors, ça vous ouvre l’appétit les loulous ? 😉

Van russe parcourant la steppe en Mongolie

Mongolie : Le voyage d’une vie !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, et nous allons partir pour un road trip de 12 jours avec nos amies Karen et Julia ainsi que Dorj, notre guide à toute épreuve. Ensemble, nous allons partir d’Oulan-Bator pour rejoindre le fameux désert de Gobi au sud du  pays. Ce voyage, durant lequel nous dormirons uniquement dans des yourtes chez les nomades et nous ne nous laverons que deux fois, nous permettra de découvrir des endroits reculés de la steppe et du désert.

Nous nous émerveillerons devant des paysages grandioses et différents chaque jour, montant à cheval dans la steppe aux alentours de la cascade d’Orkhon, ou à dos de chameau dans les dunes de sable de Khongoryn Els.

Ce voyage éprouvant et émouvant nous aura permis de nous imprégner toujours plus du mode de vie nomade et des coutumes mongoles. Il nous marquera à jamais à tel point que nous l’avons appelé le voyage d’une vie.

Yourtes de nomades dans la steppe près de Kharkhorin en Mongolie

Le bonheur est dans la steppe !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, dans la grande steppe aux alentours de Kharkhorin. Nous avons eu la chance de réaliser l’un de nos rêves les plus fous, une expérience inoubliable : nous avons vécu avec les nomades mongols, seuls, sans guide ou traducteur. Nous avons passé une semaine à nous imprégner de leur mode de vie traditionnel et rude.

Chaque jour, nous les avons aidés du mieux que nous pouvions dans leurs tâches, de la traite des vaches au petit matin, jusqu’au rassemblement des troupeaux au crépuscule. Et après avoir vécu comme des nomades, mangé du mouton, bu de l’airag et de la vodka, dansé et travaillé comme eux et avec eux, nous pouvons témoigner que malgré la difficulté de cette vie authentique et oubliée par les citadins que nous sommes, le bonheur est vraiment dans la steppe !

Des fillettes jouent dans la forêt de bambous de la ferme Huaxi dans le Sichuan en Chine

Volontariat et cuisine dans une ferme du Sichuan

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène dans la province du Sichuan en Chine. À peine arrivés à Chengdu, la capitale, nous quittons la ville pour un village entouré d’une forêt de bambous. Et ce n’est pas pour partir à la recherche des pandas ! Nous nous sommes engagés pour une mission de volontariat à la ferme Huaxi, qui accueille des colonies de vacances chaque été dans le but de les éduquer sur l’agriculture bio.

Au programme de notre volontariat, l’encadrement des enfants, des siestes réparatrices dans des hamacs accrochés aux bambous, de longues parties de basket-ball dans une humidité presque insupportable, de délicieux repas relevés au fameux poivre de Sichuan et un concours de cuisine avec le chef de la ferme…

Une femme d'une minorité ethnique vêtue de sa tenue traditionnelle dans une rue de Lijiang dans le Yunnan en Chine

Les villes historiques de Dali et Lijiang

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au fin fond de la province du Yunnan en Chine. Nous allons visiter ensemble les villages historiques de Dali et Lijiang ainsi que leurs alentours. On va en prendre plein les yeux avec de belles pagodes, le lac Erhai ou encore le Black Dragon Pool. Mais surtout, ce sera l’occasion de découvrir le mode de vie et l’artisanat des minorités ethniques locales comme les Yi, les Bai ou les Naxi.
Et alors que nous quittons le Yunnan la tête pleine de souvenirs, nous vous montrons également son visage moderne alors que nous sommes en route vers la gare pour de nouvelles aventures !

Des touristes profitent du panorama sur la forêt de pierres de Shilin dans le Yunnan en Chine

Découverte d’un autre monde à Kunming

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au Sud de la Chine, dans la province du Yunnan. Nous sommes arrivés à Kunming pour quelques jours et nous découvrons littéralement un autre monde. La Chine nous a surpris comme nous ne nous y serions jamais attendus : sa culture et ses traditions, l’accueil de ses habitants toujours prêts à nous aider, sa gastronomie riche et variée, ses temples magnifiques et ses paysages grandioses comme ici la forêt de pierres de Shi Lin

Assis seuls sur les galets au bord d'une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Volontourisme dans la jungle à Merapoh

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène à Merapoh, un petit village perdu au beau milieu de la péninsule de Malaisie, à l’Ouest du Taman Negara. Ce parc national abrite l’une des plus anciennes forêts tropicales du monde ! Vous vous rendez compte les loulous ? Il y a des hommes qui habitent à quelques kilomètres d’une forêt vieille de plus de 130 millions d’années et nous partons à leur rencontre dans le cadre d’une mission de volontourisme !

Merapoh, l’endroit idéal pour éviter de croiser votre patron en vacances !

On vous voit venir avec vos questions ! Comment avons-nous fait pour nous retrouver dans un endroit aussi reculé et peu touristique ? Et surtout, pourquoi y sommes-nous allés ? Avons-nous dû défricher des sentiers à la machette pour trouver l’entrée du village ?

Pas de panique, ou vous allez nous affoler Mamie Simone ! On va tout vous expliquer pour que vous puissiez, si vous en avez l’envie, tenter l’expérience à votre tour 😉

Le volontourisme, c’est quoi ?

Excellente question les loulous ! Imaginez que vous partez en voyage, dans votre pays ou à l’étranger, et que vous en profitez pour participer à un projet de développement durable, et y contribuer financièrement. Et bien c’est l’idée derrière le volontourisme.

Il peut paraître cynique qu’un bon nombre de ces projets soient nés afin de lutter contre les effets néfastes du tourisme de masse. On sollicite des touristes volontaires pour contribuer à des actions visant à minimiser ou annihiler l’impact négatif de la venue d’autres touristes !

Vue sur la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie
Petit aperçu de déforestation aux alentours de Merapoh

Pour commencer, il faut s’inscrire auprès d’une association ou d’une société commerciale en charge de l’un ou de plusieurs de ces projets à caractère caritatif, écologique ou communautaire. Une fois le dossier validé, on pourra participer au projet choisi pendant plusieurs jours ou semaines, moyennant une cotisation plus ou moins élevée.

De plus en plus de voyageurs pleins de bonne volonté sont tentés par  ce genre de tourisme alternatif, alors que d’autres seront réticents à l’idée de devoir « payer » pour avoir le droit de « travailler » en vacances. En partageant notre expérience avec vous, nous espérons que cela vous aidera à y voir plus clair sur le sujet !

La mission de Fuze-Ecoteer à Merapoh

En parcourant notre Lonely Planet, nous sommes tombés sur l’adresse du site de Fuze Ecoteer. Cette société est responsable de différents projets en Malaisie, Indonésie et au Sri-Lanka. Notre intérêt s’est porté immédiatement sur les activités de conservation de la faune et de la flore et de protection de la tribu aborigène Batek menées à Merapoh.

Tout d’abord, nous y avons vu l’opportunité de passer plusieurs jours dans un village de Malaisie, en pleine immersion parmi les habitants et leurs coutumes. Nous nous sommes également imaginés marcher dans la jungle et suivant la piste d’animaux sauvages. Bon ok, on a peut-être un peu trop rêvé sur ce coup-là 🙂

Dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Lianes dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Concours de Tarzan au-dessus de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Mais surtout, nous qui nous émerveillons très souvent devant « Rendez-vous en terre inconnue », nous y avons vu la chance de rencontrer une tribu aborigène, échanger avec eux, mais également comprendre quel est l’impact de la mondialisation et du tourisme sur leur mode de vie. Nous reviendrons en détail sur ce troisième point dans un prochain article !

Nous sommes arrivés le coeur fébrile à Merapoh. L’équipe de Fuze Ecoteer, composée d’Aïn,  Malaisienne, de Lizzie et Helen, Anglaises, et d’Odile, Française, a été très accueillante. Dès notre installation dans leur appartement au village, nous avons eu l’impression de faire partie de la famille.

Avec l'équipe de Fuze Ecoteer dans le Taman Negara en Malaisie

Une communauté, dans laquelle chacun a ses tâches : ménage, cuisine, courses, réseaux sociaux et communication… Le staff, jeune et motivé, nous a également semblé très compétent dans leur domaine : chacune parle le Malais, et a un domaine d’expertise comme la zoologie, l’anthropologie, le dialecte Batek ou encore le marketing. Et oui, il faut bien qu’ils fassent un peu de pub pour attirer de nouveaux volontaires 😉

Rencontre avec les habitants de Merapoh

Malheureusement, Helen avec qui nous aurions dû partir en mission de géolocalisation dans le Taman Negara, a eu une forte fièvre pendant trois jours… Passée la déception de nos rêves d’aventuriers envolés, nous nous sommes largement rattrapés en compagnie des habitants de Merapoh.

En Malaisie avec les habitants de Merapoh lors du Hari Raya

Nous avons passé la première soirée chez nos voisins, avec lesquels nous avons préparé un succulent dîner Malaisien ! Malgré la barrière de la langue, vous vous doutez que les gourmands que nous sommes ont adoré cette expérience culinaire faite de petits plats bien épicés à base de poulet, de poisson d’eau douce et de légumes.

Nous avons également appris quelques coutumes. Lorsque l’on rentre dans une maison en Malaisie, on va serrer la main du chef de famille et on salue ensuite sa femme, sans lui serrer la main. Il est également important de se laver les mains avant le repas, puisque l’on mangera exclusivement avec sa main droite. Et puisque nous trouvions qu’il y avait un peu trop de mains dans cette histoire, nous avons fini la soirée en jouant au foot avec les enfants 😉

Le lendemain, la famille nous a invités à les rejoindre au Hari Raya, la cérémonie organisée par le village pour célébrer la fin du ramadan. Dès 10 heures du matin, les habitants du village se sont réunis pour un festin où nous avons retrouvé tout ce que nous aimons dans la cuisine Malaisienne : cendol, lakhsa, curry, piment, coco, et autre nasi goreng…  Après que chaque enfant ait reçu un cadeau offert par le village, les adultes ont commencé un concours de karaoke qui a animé l’intégralité du déjeuner !

Concert lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie Un lakhsa et des gâteaux de riz lors du Hari Raya à Merapoh en Malaisie

Et petit détail pour vous, mais qui veut dire beaucoup pour nous : il aura fallu que nous arrivions à Merapoh, au beau milieu de la Malaisie, pour nous retrouver assis à une table VIP pour la première fois de notre vie 🙂

Baignade improvisée en pleine jungle

Plusieurs heures plus tard et le ventre bien rempli, nous avons pris un pick-up direction le Taman Negara. À défaut de partir à la recherche de pièges de braconniers, nous avons profité de l’après-midi tous ensemble au bord d’une rivière, en pleine jungle, à jouer aux cartes et nous balancer aux lianes, provoquant les nombreux singes dont les cris résonnent partout dans la forêt.

Sur la route du Taman Negara à Merapoh en Malaisie Repos au bord de la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Et nous avons retenu deux leçons de cette excursion insolite : la première, c’est qu’il ne faut pas avoir peur d’être décoiffé quand on s’asseoit à l’arrière d’un pick-up. Et puis c’est une très mauvaise idée de traverser une rivière avec des tongs aux pieds. Mais ne vous moquez pas de nous les loulous ! N’oubliez pas que dans volontouriste il y a… touriste ! 😉

En Malaisie, ça décoiffe à l'arrière d'un pick-up ! Traverser la rivière dans la forêt tropicale du Taman Negara à Merapoh en Malaisie

Le soir, nous avons pris des forces en mangeant une délicieuse salade de papaye accompagnées de crêpes de viande appelées Murtabak au marché de nuit de Gua Musang, la ville la plus proche de Merapoh. Et il nous fallait faire le plein d’énergie les loulous, puisque nous partions dans la jungle à la rencontre des Batek le lendemain de bonne heure. Mais ça, on vous le racontera dans l’article suivant ! 😉

Le marché de nuit de Gua Musang en Malaisie

Quelques chiffres…

330 euros : Le séjour volontourisme 4 jours et 3 nuits à Merapoh avec Fuze Ecoteer pour deux personnes. Comprend le logement, les repas, les activités, et le brushing maison à l’arrière du pick-up !

11,30 euros : Le bus qui vous emmènera de Kuala Lumpur à Gua Musang. Ensuite il faudra que l’on vienne vous chercher, en pick-up justement 😉

3,20 euros : Un dîner pour deux au marché de nuit de Gua Musang. Au menu, salade de papaye très pimentée, délicieuses crêpes de boeuf et bananes pour le dessert. Nous, on en mangerait tous les soirs !

GRATUIT : La baignade dans la rivière. Attention aux sangsues les loulous. Pour elles, ce sera open bar 🙂

L’anecdote

En conclusion, nous aimerions vous donner notre avis sur cette expérience de volontourisme. Si on met de côté notre rencontre avec les Batek, que nous vous raconterons dans un article complet, vous remarquerez que nous n’avons pas vraiment contribué aux projets de Fuze Ecoteer.

Il faut prendre en compte bien sûr la fièvre subite d’Helen, qui était en charge de la géolocalisation des animaux et des pièges de braconniers. Et au final, nous garderons un excellent souvenir de ces quatre jours à Merapoh et de l’accueil formidable de ses habitants.

Certains pourraient penser s’acheter des activités de vacances en participant financièrement à une mission de volontourisme… et risqueraient d’être fort déçus.

En payant pour un séjour de volontourisme, vous contribuerez au bon fonctionnement de la société ou de l’association que vous aurez choisie. Vous enrichirez sûrement quelques personnes mais surtout, vous faciliterez la réalisation de projets de développement durable.

Mais n’oubliez pas que même si vous êtes censés interagir avec des animaux sauvages ou des personnes dans le cadre du projet que vous avez choisi, vous ne pourrez pas être certains que l’interaction aura lieu telle que vous l’avez rêvée en vous inscrivant à ce projet ! Dans tous les cas, le volontourisme vous sensibilisera à des sujets importants comme l’écologie, l’environnement, l’éducation ou la conservation des traditions.