Une femme Batek plie des branchages pour construire un abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Rendez-vous en jungle inconnue !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène dans la jungle du parc national Taman Negara en Malaisie ! Nous entamons la deuxième partie de notre mission de volontourisme avec Fuze Ecoteer. Après avoir vécu quelques jours tranquilles dans le village de Merapoh, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous allons partir à la rencontre de la tribu aborigène Batek qui vit dans les environs. Notre objectif est de camper ensemble, et pas n’importe où : dans l’une des forêts tropicales les plus vieilles du monde.

En pleine préparation pour la construction de notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Dans la jungle, le climat est chaud et très humide. Les conditions idéales sont réunies pour favoriser une rencontre plus qu’intime entre nos mollets tous blancs et les mignonnes petites sangsues qui peuplent les rivières. Les loulous, nous vous confions la mission de bien équiper Mamie Simone. N’oubliez pas de rentrer son pantalon dans ses chaussettes, de lui donner une grande bouteille d’eau, et de changer les piles de sa lampe frontale au cas où elle devrait se lever dans la nuit 🙂

Le peuple de la forêt tropicale

Les Batek font partie de ceux que l’on appelle « Orang Asli » en Malaisie, autrement dit les « Hommes des origines ». Ce peuple aborigène vit dans la forêt tropicale du Taman Negara. Chasseurs-cueilleurs et nomades, ils ont une connaissance impressionnante de la jungle, de ses animaux, mais aussi de ses plantes dont ils se servent pour la cuisine ou encore la médecine. Et même à des fins un peu plus insolites, et que nous étions loin d’imaginer comme le maquillage, l’artisanat et la fabrication d’instruments de musique 🙂

Ka Ching, femme Batek en pleine cueillette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les Batek sont pacifiques, et un ensemble de règles définit leur société. Ils rejettent notamment toute notion de droit à la propriété de la terre, ce qui nuit malheureusement à la préservation de leur mode de vie nomade et de leurs traditions. Il y a une vingtaine d’années, le gouvernement malaisien a décidé de donner à chacun d’entre eux une identité légale, leur ouvrant la porte au mariage ou encore à l’éducation.

Peu à peu sédentarisés dans des villages de pierre, les Batek se sont retrouvés dans un monde dont les règles, les droits et les devoirs ne sont pas vraiment les leurs.

Les maisons et bâtiments du village officiel des Batek à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie L'école du village officiel des Batek, à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie

Le projet de Fuze Ecoteer

Fuze Ecoteer a établi de bonnes relations avec la tribu. L’équipe basée à Merapoh est en charge de différents projets ayant pour objectif de faciliter l’intégration de la communauté Batek dans les villages alentours.

Par exemple, en les aidant à trouver du travail dans les exploitations locales, ou en donnant des cours d’anglais ou de mathématiques aux enfants dans l’unique classe du village. Mais aussi en faisant participer des touristes volontaires dans divers ateliers d’échange culturel. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans notre pick-up, à la recherche de la tribu qui a subitement décidé de retourner vivre dans la forêt.

L'équipe de Fuze Ecoteer traversant la rivière avec Empeng, femme Batek, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Lizzie, notre intermédiaire, a réussi à retrouver leur camp dans la forêt deux jours auparavant et le chef de la tribu lui a promis que les Batek ne se déplaceraient pas pendant « quelques temps ». Seulement les Batek n’ont pas la même notion du temps que nous, et Lizzie redoute désormais qu’ils ne se soient enfoncés plus loin dans le Taman Negara.

Rendez-vous en jungle inconnue

Il faut croire que la chance a joué en notre faveur les loulous ! Dire qu’on a failli arrêter l’article ici 🙂 Alors que nous marchons dans la forêt en direction du supposé camp, nous commençons à entendre des voix, des rires, des chants. Puis nous voyons des habits en train de sécher, étendus aux branches des arbres. Ainsi que des scooters ! Et oui, les plus jeunes Batek sont influencés par la société moderne et adorent faire l’aller-retour jusqu’à leur village officiel sur leurs deux-roues. Lorsque nous arrivons enfin au camp, toute la tribu est là !

Première surprise, les Batek sont très timides devant les étrangers. Si Atan, le chef, nous accueille avec le sourire et une poignée de main, le reste de la tribu semble ne pas oser nous regarder. Les jeunes se regroupent au fond, nous observent, parlent entre eux, sourient et nous font coucou de la main. Ce ne sera que lorsque nous quitteront le camp qu’ils oseront enfin nous lancer des « Hello! » plus téméraires 🙂

Avec la belle Empeng, membre de la tribu Batek dans le camp de la tribu à l'entrée du Taman Negara en Malaisie

Nous repartons donc une fois que Lizzie a obtenu l’accord de Chan Lin, l’aînée de la tribu : cinq femmes Batek nous escorterons dans la jungle du Taman Negara, leur « jardin », le lendemain. Elles nous montreront comment construire un campement traditionnel et comment utiliser les différentes plantes et arbres de la forêt. Mais avant de partir, nous ne manquerons pas de géolocaliser le campement avec une balise GPS afin de retrouver le chemin rapidement le jour suivant !

Coquette comme une Batek

Au petit matin, notre groupe retrouve Chan Lin accompagnée de Kachong, Empeng, Kejai et Salina. Les quatre premières auraient presque l’âge de prendre un thé avec Mamie Simone, et la dernière semble largement être leur cadette. Les plus anciens Batek ne connaissent pas vraiment leur âge, mais Chan Lin sait qu’elle est l’aînée « parce qu’elle était là avant les autres ».

Nos cinq guides se sont apprêtées pour notre rencontre et portent des bijoux végétaux magnifiques dans les cheveux et aux oreilles. Et les Batek n’ont pas fini de nous surprendre ! Alors que nous nous enfonçons dans la forêt tropicale, Aïn, l’anthropologue malaisienne qui nous accompagne, nous traduit leurs conversations.

Chan Lin, femme Batek en train de couper des feuilles à la machette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Bijou végétal batek dans les cheveux de la belle Kejai dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Elles sont littéralement en train de se chamailler, n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’endroit où nous allons dormir. Si certaines veulent camper au bord de la rivière pour pêcher et prendre un bon bain, les autres ont peur que nous mourrions tous dans notre sommeil, écrasés par les arbres que la pluie pourrait abattre ! On aurait préféré ne pas avoir la traduction :p

En train de rincer les feuilles qui nous serviront d'assiettes au bord d'une rivière du Taman Negara en Malaisie Les ingrédients de notre dîner dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les loulous, essayez d’imaginer la scène : nous, trempés par la sueur et l’humidité de la jungle, nos gros sacs sur le dos, manquant de glisser par endroits sur les roches humides… Et juste devant, ces cinq femmes qui nous escortent pieds nus et machette à la main, cueillant au passage diverses plantes et branches, et se disputant pour savoir où elles vont établir le campement ! 😀 Une heure plus tard, nos guides sont enfin tombées d’accord ! Question de priorités, nous dormirons au bord de la rivière. Quitte à mourir, autant avoir pris un bon bain avant 🙂

En train de construire l'abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie en compagnie d'Empeng, femme Batek Notre abri pour la nuit dans la jungle du Taman Negara en Malaisie, vue de dessous

Durant toute la journée, les Batek vont nous initier à la cueillette et à l’utilisation des plantes : des longues feuilles de palmier que nous utiliserons pour construire notre abri, aux bambous qui serviront à fabriquer des peignes ou dans lesquels nous cuirons notre dîner à l’étouffée, sur le feu allumé par Chan Lin. Sans oublier les lianes, qui serviront à fabriquer des paniers pour transporter des herbes médicinales au village.

L'un des noeuds végétaux soutenant notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Noeud végétal dans notre campement dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Notre abri pour la nuit, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Force est de constater que les Batek, à des années-lumières de notre culture, sont toutes aussi coquettes que les femmes de notre société. Elles ont même pensé à amener des robes de rechange après leur bain du soir dans la rivière. Et le lendemain matin, avant de retourner au camp, elles montreront à Solenne comment se maquiller avec les racines de la forêt. On vous l’accorde, chez nous, ça ferait peut-être un peu jaunisse… Mais à cet instant précis, dans cet endroit improbable, elles étaient toutes vraiment très belles.

Session de maquillage avec les Batek au petit matin, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Maquillée comme une Batek dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Quelques chiffres…

10 euros : les trois peignes fabriqués dans de l’écorce de bambou et décorés à la main par nos amies Batek. Rien de mieux qu’un bijou végétal pour impressionner vos amis bobos lors d’une soirée vegan 😉

DES MILLIERS : de souvenirs que nous garderont de cette aventure avec les Batek, en espérant fort qu’ils continueront de retourner dans leur beau jardin qu’est la jungle du Taman Negara

L’anecdote

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé si nous avions eu peur de passer la nuit dans cette forêt tropicale peuplée de tigres, de serpents ou autres araignées. Pour être honnêtes avec vous, nous avons surtout vu des fourmis et des mouches, et entendu des singes nous taquiner du haut des arbres. Il semblerait que la plupart des animaux soient effrayés par l’homme, cet être si bruyant et malodorant 🙂

Du moment où nous sommes entrés dans la jungle, jusqu’à ce que nous en ressortions le lendemain, nous nous sommes sentis en sécurité totale en compagnie des Batek. Nous avons eu l’impression d’être des enfants accompagnés de leurs grands-parents pour une promenade dans les bois.

Les Batek croient aux déités et aux esprits de la forêt qu’ils craignent et respectent, tout comme les animaux qui y vivent. Ces petits bouts de femmes, capables de construire un abri à partir de feuilles, d’allumer un feu, ou de pêcher en pleine nuit avec des cannes improvisées, dégainaient leur lampe torche en direction du moindre bruit suspect !

Après le dîner, Chan Lin fabriqua une guitare végétale dont elle tressa les cordes à partir de la fibre de grandes feuilles ! Malgré leurs peurs, les Batek se sont relayées toute la nuit pour surveiller le feu et notre camp, chantant dans une langue oubliée sur des airs qui nous étaient inconnus, accompagnées du brouhaha incessant de la jungle. Ce fut la plus belle des berceuses qui nous ait endormis. Celle de la forêt, celle qui on l’espère, ne s’arrêtera jamais.

Empeng, femme Batek traverse une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Le torii flottant de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima au Japon

C’est pour tout ça que nous aimons le Japon

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon sur l’île de Honshū ! Nous venons d’y passer cinq semaines, en commençant à Tōkyō, en passant par les Alpes Japonaises et les villes de Nagano et Takayama, le Fujisan, la région du Kansai et la ville de Kyōto, pour finir à Hiroshima et sur l’île de Miyajima.

Il faudra plus d’une vidéo de cinq minutes et un petit article pour vous expliquer pourquoi nous aimons tant le Japon, mais nous espérons vous en donner un aperçu : Tōkyō, ses neko-bars, son agitation et sa démesure, la beauté de la campagne japonaise, la cuisine nippone…

Et en y restant plus d’un mois cette fois-ci, nous avons également eu plus d’opportunités de rencontrer les Japonais, vivre à leurs côtés et partager la culture et les traditions de ce pays qui nous fait rêver depuis que nous sommes des enfants.

Pour nous, ces cinq semaines au Japon furent la meilleure façon de clore notre voyage de 196 jours en Asie et Océanie commencé plus de 6 mois plus tôt. Mais rassurez bien Mamie Simone, les loulous : elle n’a pas fini d’avoir de nos nouvelles 😉

Yourtes de nomades dans la steppe près de Kharkhorin en Mongolie

Le bonheur est dans la steppe !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, dans la grande steppe aux alentours de Kharkhorin. Nous avons eu la chance de réaliser l’un de nos rêves les plus fous, une expérience inoubliable : nous avons vécu avec les nomades mongols, seuls, sans guide ou traducteur. Nous avons passé une semaine à nous imprégner de leur mode de vie traditionnel et rude.

Chaque jour, nous les avons aidés du mieux que nous pouvions dans leurs tâches, de la traite des vaches au petit matin, jusqu’au rassemblement des troupeaux au crépuscule. Et après avoir vécu comme des nomades, mangé du mouton, bu de l’airag et de la vodka, dansé et travaillé comme eux et avec eux, nous pouvons témoigner que malgré la difficulté de cette vie authentique et oubliée par les citadins que nous sommes, le bonheur est vraiment dans la steppe !

Une femme d'une minorité ethnique vêtue de sa tenue traditionnelle dans une rue de Lijiang dans le Yunnan en Chine

Les villes historiques de Dali et Lijiang

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au fin fond de la province du Yunnan en Chine. Nous allons visiter ensemble les villages historiques de Dali et Lijiang ainsi que leurs alentours. On va en prendre plein les yeux avec de belles pagodes, le lac Erhai ou encore le Black Dragon Pool. Mais surtout, ce sera l’occasion de découvrir le mode de vie et l’artisanat des minorités ethniques locales comme les Yi, les Bai ou les Naxi.
Et alors que nous quittons le Yunnan la tête pleine de souvenirs, nous vous montrons également son visage moderne alors que nous sommes en route vers la gare pour de nouvelles aventures !

Des touristes profitent du panorama sur la forêt de pierres de Shilin dans le Yunnan en Chine

Découverte d’un autre monde à Kunming

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au Sud de la Chine, dans la province du Yunnan. Nous sommes arrivés à Kunming pour quelques jours et nous découvrons littéralement un autre monde. La Chine nous a surpris comme nous ne nous y serions jamais attendus : sa culture et ses traditions, l’accueil de ses habitants toujours prêts à nous aider, sa gastronomie riche et variée, ses temples magnifiques et ses paysages grandioses comme ici la forêt de pierres de Shi Lin

Village Toraja à Sulawesi

A la découverte du pays Toraja

Salut les loulous !

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Aujourd’hui nous retournons ensemble en Indonésie sur l’île de Sulawesi. Nous vous l’avions expliqué précédemment : il est impossible de résumer la beauté et les mystères du pays Toraja en un seul article !

Nous vous proposons de continuer notre exploration de cette région de Sulawesi. L’aventure vous manquait ? Et bien à nous aussi, figurez-vous ! Nous partons explorer les petits villages autour de Rantepao, et pour cela il n’y a pas de meilleur moyen de locomotion qu’un bon vieux scooter.

L’hôtel nous a imprimé une mini-carte dessinée à la main qui s’avèrera fort utile pour nous aider à nous repérer et nous indiquer les différents points d’intérêts. Mais pour l’instant, nous n’avons qu’une envie : rouler en toute liberté et cheveux au vent au milieu des rizières.

Panorama sur les rizières de Sulawesi

Comme toujours, on a pensé à Mamie Simone. Imaginez-vous, vous en biker téméraire, et elle en photographe de choc assise à vos côtés dans un side-car venu tout droit de la route 66. Et puis quoi encore ? Faut pas déconner non plus. Si elle veut venir, elle louera sa bécane comme tout le monde 🙂

Nous arrivons tous transpirants au village traditionnel de Kete Kesu. Enfin, il s’agit d’une reconstitution d’un ancien village et nous allons devoir payer quelques roupies pour le visiter. Allez, ne faites pas la tête… Nous allons voir plein de villages Toraja durant notre séjour.

Village Toraja à Sulawesi

Mais en visitant cet écomusée, nous contribuons à sa restauration et à l’artisanat local, puisque l’on peut y acheter des gravures sur bois réalisées à la main devant nous !

Nous avons aussi la chance d’observer de plus près les maisons Tongkonan ainsi que les réserves de riz dont la toiture est surprenante.

Maisons Toraja à Sulawesi

Il paraît que personne ne soit vraiment sûr de leur véritable origine. Certains racontent que la forme du toit rappelle celle des cornes d’un buffle, animal omniprésent au pays Toraja. Que ce soit pour l’aide précieuse qu’il fournit aux agriculteurs, mais encore pour sa viande ou sa peau, que nous avons vue sécher au soleil à plusieurs endroits.

Peau de buffle séchant au soleil à Sulawesi

D’autres disent qu’il y a bien longtemps, des peuples seraient venus en bateau de Chine ou du Vietnam et auraient décidé de s’installer à Sulawesi. Ils auraient alors utilisé la coque de leurs embarcations comme un toit afin de se protéger des intempéries.

N’hésitez pas à nous dire quelle version de l’histoire vous préférez. Et si par hasard vous deviez avoir votre propre théorie, farfelue ou sérieuse, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire au bas de la page !

Statues de cire à l'entrée d'un Tombeau Toraja à Sulawesi

Des tombeaux sont à proximité de chaque village, et après chaque cérémonie funéraire, le cercueil du défunt y est emmené par sa famille. Si la plupart des Toraja ont été évangélisés par les colons néerlandais, leurs anciennes coutumes et croyances sont toujours fortement ancrées dans leur culture.

A l’entrée des tombeaux, des statues aux effigies des défunts sont tournées vers les visiteurs, comme s’ils attendaient perpétuellement leur visite.

Tombeau d'enfants Toraja à Sulawesi

Ces statues appelées Tau tau sont réalisées à la mort du défunt par un sculpteur professionnel. Les plus récentes ressemblent trait pour trait à leur modèle, alors que les plus anciennes sont moins travaillées, voire de « simples » totems.

Le résultat dépend aussi du statut social du défunt, puisque la qualité du bois et des vêtements ou parures varie en fonction du prix payé par la famille. Certains tombeaux plus anciens ou ceux dédiés aux enfants ne possèdent pas de telles statues et présentent uniquement les orifices des chambres funéraires creusées à même la roche.

Cercueil et squelette dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Comme vous êtes courageux et intrépides, nous avons décidé de vous emmener à l’intérieur de l’un de ces tombeaux. Attention, à l’intérieur c’est un peu lugubre et ça peut faire froid dans le dos…

Nous avons eu la chance de croiser une ou deux grosses araignées qui nous ont fait penser que cet endroit n’appartient pas aux vivants. Mieux vaut profiter de la journée à continuer notre exploration des villages et rencontrer des Toraja bien en chair et souriants !

Squelettes dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Il est vrai que le peuple Toraja a un rapport très particulier à la mort et chacun d’entre eux prépare la sienne et son au-delà de son vivant. Cela peut nous paraitre tellement improbable, pour nous qui avons parfois du mal à penser à autre chose qu’à notre travail ou nos soucis du quotidien.

Mais résumer le pays Toraja à cet aspect serait une erreur. Si nous devions en garder un souvenir, ce serait plutôt celui de ses paysages époustouflants ainsi que de l’accueil et de la gentillesse de ses habitants.

Un buffle au milieu des rizières à Sulawesi

Si vous avez la chance de vous y rendre un jour, vous serez ravis d’être salués chaleureusement par tous les enfants que vous croiserez sur le chemin de l’école. Vous serez même probablement invités à vous asseoir à l’ombre avec les adultes et partager un verre de vin de palme. Nous ne pouvons pas vous promettre que vous aimerez, mais ça c’est une autre histoire 😉

Enfants sur le chemin de l'école à Sulawesi

Le monastère San Juan Dos Reyes de Tolède

Une journée à Tolède

Salut les loulous !

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Nous sommes toujours en Espagne ! Alors si vous ne savez pas quoi faire pendant une journée, venez prendre le train avec nous. Tolède ne se trouve qu’à une petite heure de Madrid et le déplacement en vaut largement la chandelle.

Ayant été influencée tour à tour par les grandes religions que sont le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme, la ville dispose d’un riche patrimoine culturel et son architecture ainsi que ses nombreux lieux de culte vous émerveilleront tout au long de votre visite.

Et que dire de la cuisine espagnole ? Les spécialités locales raviront une fois de plus vos papilles, que vous ayez envie de goûter au cochon de lait ibérique à la broche, à la perdrix cuite à l’étouffée ou encore au délicieux petits gâteaux au massepain dont vous ne manquerez pas de ramener un petit ballotin à Mamie Simone.

A moins qu’elle n’ait une affection toute particulière pour les armes médiévales en tous genre. Mais dans ce cas soyez rassurés… C’est également une spécialité de la ville et de nombreux armuriers exposent leurs collections aux touristes !

Allez, on se retrouve très vite pour de nouvelles aventures !

Paludier au travail sur la plage de Kusamba

Mettez du sel dans votre voyage

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Indonésie sur l’île de Bali. Nous sommes à Kusamba, un petit village de bord de mer se situant le long de la côte Sud-Est, sur la route qui relie Padangbai à la région de Sidemen. Vous pourrez facilement y faire un stop en revenant d’un séjour farniente sur Lombok ou sur les îles Gili, avant de vous rendre à Sidemen pour admirer des étendues de rizières impressionnantes à vous en couper le souffle.

Plage de sable noir de Kusamba

Mais revenons à la question qui vous brûle sans doute les lèvres. Qu’y a-t-il donc à faire à Kusamba, à part s’asseoir dans un warung et déguster des Pepes Ikan fraîchement préparés rien que pour vous ? Ou encore faire une balade le long de la plage frappée par le rouleau incessant des vagues, et dont le sable noir sous un soleil de plomb brûlera les pieds de ceux d’entre vous qui auront oublié leurs tongs dans le coffre de leur scooter.

Paludier au travail sur la plage de Kusamba

Vous êtes un gastronome en herbe et vous ne jurez que par la fleur de sel de Guérande ? Vous êtes de ceux qui en saupoudrent toujours d’une pincée leur belle tranche de rumsteack ou leur poisson cuit en papillote ? Vous avez envie d’épicer votre voyage d’une façon originale ? Et bien cet endroit risque bien de vous plaire. Oubliez Guérande, la Bretagne et la pluie, et préparez vos papilles à exploser sous le soleil balinais ! Mais préparez-vous surtout à une belle rencontre et à une leçon d’humilité.

Demi-cylindre de cocotier utilisé pour la récolte du sel

Nous allons vous présenter les paludiers de Kusamba. Depuis des générations, des familles entières ont fait de la plage leur lieu de travail, et de la fleur de sel leur fonds de commerce. De nos jours, quelques unes d’entre elles sont toujours en activité. On comprendra cependant que la plupart des jeunes d’aujourd’hui préfèrent chercher des emplois assurant un meilleur salaire, mais surtout des conditions de travail moins éprouvantes. Quitte à délaisser l’artisanat et les traditions.

Enfant de paludier au travail

Car être paludier à Bali n’a rien d’une sinécure. Le travail consiste principalement à faire des aller-retours entre le bord mer pour en récolter l’eau dans de grands seaux, et la plage où l’on en aspergera le sol. Jusqu’au moment où le soleil aura fait sécher le sable et qu’il faudra alors le tamiser pour en récupérer une nouvelle eau chargée en sel. On la laissera ensuite s’évaporer dans de longs demi-cylindres fabriqués à partir de troncs de cocotiers afin de récupérer le précieux sésame.

Paludier de Kusamba

Le tout bien entendu sans l’aide d’aucune machine, ce qui ne peut que forcer l’admiration du spectateur néophyte. De jour en jour, et aussi longtemps que la météo le permet, la famille entière répète cet incessant labeur. De la vieille dame qui serait en âge de passer un après-midi tisane avec Mamie Simone, à la petite fille débraillée qui prend encore tout cela comme un jeu.

Pancarte des paludiers de Kusamba

Naturellement, ils ne vous laisseront pas partir goûter leur or blanc, mais vous proposeront également d’en acheter quelques paquets. Par réflexe, vous essayerez sans doute de faire baisser le prix annoncé, vu que l’on peut presque tout négocier à Bali. Et puis vous réaliserez que vous serez en train de batailler pour payer quelques centimes d’euros de moins par paquet. À ce moment là, souvenez-vous du prix du sel de Guérande affiché dans votre supermarché préféré, et faites confiance à vos papilles. Elles ne se trompent jamais 😉

Gros sel de Kusamba

Danse de bienvenue des Masaai

Interview exclusive d’un Maasaï

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Afrique, en Tanzanie, chez les Maasaï. Nous avons rencontré ce peuple d’éleveurs et guerriers semi-nomades qui aura sans doute déjà fait rêver bon nombre d’entre vous au travers de divers reportages ou articles.

Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à lire la page Wikipedia qui leur est dédiée. Elle vous expliquera bien mieux que nous tout ce que vous devez savoir à leur sujet et bien plus encore…

Vous vous demandez sûrement comment nous avons fait pour aller à leur rencontre. En fait, ce n’est pas si compliqué que ça. Le pays Maasaï s’étend entre le sud du Kenya et la région d’Arusha au Nord de la Tanzanie. Sur la route qui vous mènera aux grands parcs nationaux, vous allez forcément en rencontrer !

A peine la ville quittée, vous apercevrez les huttes des premiers villages. Vous en apercevrez même certains attablés à des terrasses en train de siroter un soda bien frais !


Danse de bienvenue des MasaaiNous avons choisi de visiter un village à l’entrée du cratère du Ngorongoro. Imaginez quelques huttes organisées de façon circulaire autour d’une place centrale et protégées des animaux sauvages par une palissade en bois.

Tout autour, une zone désertique gigantesque dessinant les contours du cratère et peuplée d’acacias dont quelques girafes peu farouches viennent brouter les feuilles. Le ciel est bleu et le soleil de plomb. Votre jeep quitte la route principale et rejoint l’entrée du village par une piste de sable.

Danse Masaai devant le Ngorongoro

La visite de n’importe quel village Masaaï en Tanzanie coûtera la somme de 50 USD par véhicule visitant. C’est une règle mise en place par le gouvernement pour mettre fin à l’éternel problème du touriste qui débarque dans le village, se croit chez lui et prend les gens en photos sans leur demander la permission. Et qui finalement se plaint d’être remercié par jets de pierres et autres politesses.

La place centrale sert également de boutique en plein air : chaque famille y expose et vend ses ouvrages. Vous serez sollicités pour acheter un collier ou un bracelet à perles. Le prix sera plus élevé qu’à l’aéroport, mais l’argent ira directement à la famille.

Danse des femmes Masaai

Et puis, cela fera un beau souvenir à ramener à Mamie Simone. Elle, qui rêverait d’explorer ces contrées reculées en compagnie de Frédéric Lopez, le temps d’un épisode de « Rendez-vous en terre inconnue ».

Dans tous les cas, ne soyez pas comme ces touristes qui se croient à Disneyland, prennent quelques photos et s’en vont sans avoir pris la peine d’échanger avec leurs hôtes…

masaai-femmes-danse

Face à nous, ils dansent tous ensemble, dessinant de large cercles devant l’imposante silhouette du cratère. Nous sommes ensuite invités à nous rendre à l’intérieur du village pour une deuxième danse, sorte de combat à distance entre les hommes et les femmes alignées face à ceux-ci.Nous avons été accueillis par Porka, l’un des fils du chef de la tribu, souriant et à l’aube de la trentaine. Il nous a expliqué que les villageois allaient nous accueillir avec une danse de bienvenue à l’extérieur du village : les hommes chantent accompagnés par le son d’une corne.

Danse des hommes Masaai

Cette fois, ce sont elles qui chantent en agitant frénétiquement leurs épaules afin de faire bouger et tinter leurs colliers en rythme. Les hommes, de leur côté forment un demi-cercle. S’ensuit une compétition où tour à tour l’un d’entre eux se place au milieu des autres et saute sur place le plus haut possible suivant le rythme imposé par le chant des femmes.

Porka nous propose alors de visiter l’intérieur de l’une des huttes et de nous en dire un peu plus sur le mode de vie des Masaaï. Nous ne pouvons lui refuser un tel honneur ! Mieux encore, nous lui proposons de filmer la conversation et de la partager avec vous, les loulous.

Pour conclure la visite du village, Porka nous emmène dans l’école où nous surprenons les élèves en pleine leçon. Il s’agit d’une classe mixte regroupant les enfants du village. Au tableau noir, les nombres sont écrits en anglais et en swahili. D’autres mots, comme les noms des animaux de la savane, sont écrits en swahili uniquement.

L’un des enfants, baguette d’acacia en main, impressionne la maîtresse en pointant et lisant chaque mot, répété en chœur par l’ensemble de la classe. Les enfants sont extrêmement accueillants et ne veulent plus nous laisser partir !

Elèves dans une école Masaai
La légende voudra que la marque ait été faite il y a une quinzaine d’années. Afin de reconnaître celui qui, après avoir été circoncis puis tué le lion de ses mains, revint au village en héros et surtout en adulte prêt à se marier et fonder sa famille.

Finalement, Porka nous ramène vers notre voiture, toujours aussi souriant. En chemin, il se confie un peu à nous, occidentaux de son âge. Il nous montre fièrement sa machette, très tranchante, et le poinçon sur son bras.

Elève au tableau d'une école Masaai

Des femmes, il en veut moins que son père, quatre de préférence. Son frère, lui, a quitté ce mode de vie semi-nomade et s’est mis en couple avec une européenne. Lorsqu’ils reviennent au pays, Porka aime profiter et sortir avec eux comme tout jeune homme de notre âge.

Notre jeep démarre et s’éloigne du village qui disparait dans un nuage de poussière. Nous n’oublierons jamais notre rencontre avec ce guerrier moderne, qui aime sa tribu et ses traditions, mais qui parle anglais couramment et sait parfaitement prendre des photos avec un smartphone dernier cri.

Shisa dans le quartier Tsuboya

Rencontre avec les potiers d’Okinawa

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au Japon dans l’archipel des îles Ryūkyū. Nous sommes à Naha, la capitale de l’île et de la préfecture d’Okinawa. Il y a énormément de sujets à aborder sur cette partie du Japon. Mystérieuse, elle alimente les fantasmes de beaucoup d’entre nous.

Shisa dans le quartier Tsuboya

Que ce soit le karateka rêvant de s’entraîner sur l’île qui fût le berceau de son art martial, en passant par le cuisinier en quête de recettes et ingrédients méconnus qui, dit-on, sont à l’origine de la longévité de ses habitants. Ou encore le fan de Kill Bill, amoureux des vieux sabres forgés recherchant Hattori Hanzō dans un village perdu sur une île parmi la centaine constituant les Ryūkyū.

Nous souhaitons de tout coeur bon courage à ce fan et retournons en ville pour vous parler d’un quartier surprenant dans lequel nous nous sommes émerveillés pendant plusieurs heures.

Café Guma Guwa du quartier Tsuboya

Le quartier de Tsuboya (壺屋 en japonais) est réputé pour son artisanat. Il s’agit en effet du quartier des potiers, Tsuboya signifiant littéralement « boutique de vases ». C’est en marchant 10 minutes depuis la station Makishi, juste après être sortis du grand marché couvert, que vous aurez la soudaine impression que le temps s’est arrêté.

Poteries du quartier Tsuboya

L’artère principale de Tsuboya regorge de petits ateliers-boutiques de poterie traditionnelle. Si vous aimez l’artisanat japonais, vous serez comblés ! Les néophytes quant à eux tomberont sous le charme ! Vous y trouverez la quintessence de la céramique japonaise. Et si vous avez déjà entendu parler du soucis du détail propre aux Japonais, vous adorerez la minutie des créations. Chaque bol, chaque petite coupelle, chaque porte-baguettes est une œuvre d’art

Potier travaillant un shiisa dans son atelier du quartier Tsuboya

Une chose est sûre, vous ne reviendrez pas les mains vides ! Et vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas inviter vos amis à une soirée sushi faits maison « comme à Okinawa ». Même Mamie Simone, qui a toujours eu un peu de mal avec le poisson cru, s’émerveillera devant l’authentique présentation de votre table. C’est pour dire !

Lors de votre visite, n’hésitez pas à entrer dans les boutiques. Vous pourrez y voir les artisans sculpteurs à l’œuvre, travaillant la céramique selon des techniques perpétrées depuis plus de 300 ans. Certains ateliers sont même encore équipés d’anciens fours traditionnels.

Vieux sculpteur du quartier Tsuboya

Un drôle d’animal sculpté retiendra sûrement votre attention. Il s’agit du shisa (シーサー), une créature mythologique mi-lion mi-chien, issue du folklore de l’archipel. Les sculpteurs lui vouent un véritable culte, et vous pourrez trouver des représentations de la bête en diverses tailles et couleurs. Ces statuettes sont généralement vendues par deux, et si vous les placez devant votre maison ou sur son toit, elles repousseront les forces maléfiques qui vous entouraient jusqu’alors !

Potier travaillant un shiisa dans son atelier du quartier Tsuboya

N’hésitez pas à faire comme nous : nous en avons acheté une paire pour l’équivalent en yens de quelques euros. A défaut de chasser les esprits malins hors de votre demeure, vous aurez récompensé le travail d’orfèvre réalisé sans relâche par ces artisans. Et lors de votre prochaine soirée sushi, vous pourrez fièrement raconter à vos amis l’origine de ces idoles que vous aurez ramenées du bout du monde.