Le torii flottant de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima au Japon

C’est pour tout ça que nous aimons le Japon

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon sur l’île de Honshū ! Nous venons d’y passer cinq semaines, en commençant à Tōkyō, en passant par les Alpes Japonaises et les villes de Nagano et Takayama, le Fujisan, la région du Kansai et la ville de Kyōto, pour finir à Hiroshima et sur l’île de Miyajima.

Il faudra plus d’une vidéo de cinq minutes et un petit article pour vous expliquer pourquoi nous aimons tant le Japon, mais nous espérons vous en donner un aperçu : Tōkyō, ses neko-bars, son agitation et sa démesure, la beauté de la campagne japonaise, la cuisine nippone…

Et en y restant plus d’un mois cette fois-ci, nous avons également eu plus d’opportunités de rencontrer les Japonais, vivre à leurs côtés et partager la culture et les traditions de ce pays qui nous fait rêver depuis que nous sommes des enfants.

Pour nous, ces cinq semaines au Japon furent la meilleure façon de clore notre voyage de 196 jours en Asie et Océanie commencé plus de 6 mois plus tôt. Mais rassurez bien Mamie Simone, les loulous : elle n’a pas fini d’avoir de nos nouvelles 😉

Van russe parcourant la steppe en Mongolie

Mongolie : Le voyage d’une vie !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, et nous allons partir pour un road trip de 12 jours avec nos amies Karen et Julia ainsi que Dorj, notre guide à toute épreuve. Ensemble, nous allons partir d’Oulan-Bator pour rejoindre le fameux désert de Gobi au sud du  pays. Ce voyage, durant lequel nous dormirons uniquement dans des yourtes chez les nomades et nous ne nous laverons que deux fois, nous permettra de découvrir des endroits reculés de la steppe et du désert.

Nous nous émerveillerons devant des paysages grandioses et différents chaque jour, montant à cheval dans la steppe aux alentours de la cascade d’Orkhon, ou à dos de chameau dans les dunes de sable de Khongoryn Els.

Ce voyage éprouvant et émouvant nous aura permis de nous imprégner toujours plus du mode de vie nomade et des coutumes mongoles. Il nous marquera à jamais à tel point que nous l’avons appelé le voyage d’une vie.

Une femme d'une minorité ethnique vêtue de sa tenue traditionnelle dans une rue de Lijiang dans le Yunnan en Chine

Les villes historiques de Dali et Lijiang

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au fin fond de la province du Yunnan en Chine. Nous allons visiter ensemble les villages historiques de Dali et Lijiang ainsi que leurs alentours. On va en prendre plein les yeux avec de belles pagodes, le lac Erhai ou encore le Black Dragon Pool. Mais surtout, ce sera l’occasion de découvrir le mode de vie et l’artisanat des minorités ethniques locales comme les Yi, les Bai ou les Naxi.
Et alors que nous quittons le Yunnan la tête pleine de souvenirs, nous vous montrons également son visage moderne alors que nous sommes en route vers la gare pour de nouvelles aventures !

Des touristes profitent du panorama sur la forêt de pierres de Shilin dans le Yunnan en Chine

Découverte d’un autre monde à Kunming

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au Sud de la Chine, dans la province du Yunnan. Nous sommes arrivés à Kunming pour quelques jours et nous découvrons littéralement un autre monde. La Chine nous a surpris comme nous ne nous y serions jamais attendus : sa culture et ses traditions, l’accueil de ses habitants toujours prêts à nous aider, sa gastronomie riche et variée, ses temples magnifiques et ses paysages grandioses comme ici la forêt de pierres de Shi Lin

Village Toraja à Sulawesi

A la découverte du pays Toraja

Salut les loulous !

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Aujourd’hui nous retournons ensemble en Indonésie sur l’île de Sulawesi. Nous vous l’avions expliqué précédemment : il est impossible de résumer la beauté et les mystères du pays Toraja en un seul article !

Nous vous proposons de continuer notre exploration de cette région de Sulawesi. L’aventure vous manquait ? Et bien à nous aussi, figurez-vous ! Nous partons explorer les petits villages autour de Rantepao, et pour cela il n’y a pas de meilleur moyen de locomotion qu’un bon vieux scooter.

L’hôtel nous a imprimé une mini-carte dessinée à la main qui s’avèrera fort utile pour nous aider à nous repérer et nous indiquer les différents points d’intérêts. Mais pour l’instant, nous n’avons qu’une envie : rouler en toute liberté et cheveux au vent au milieu des rizières.

Panorama sur les rizières de Sulawesi

Comme toujours, on a pensé à Mamie Simone. Imaginez-vous, vous en biker téméraire, et elle en photographe de choc assise à vos côtés dans un side-car venu tout droit de la route 66. Et puis quoi encore ? Faut pas déconner non plus. Si elle veut venir, elle louera sa bécane comme tout le monde 🙂

Nous arrivons tous transpirants au village traditionnel de Kete Kesu. Enfin, il s’agit d’une reconstitution d’un ancien village et nous allons devoir payer quelques roupies pour le visiter. Allez, ne faites pas la tête… Nous allons voir plein de villages Toraja durant notre séjour.

Village Toraja à Sulawesi

Mais en visitant cet écomusée, nous contribuons à sa restauration et à l’artisanat local, puisque l’on peut y acheter des gravures sur bois réalisées à la main devant nous !

Nous avons aussi la chance d’observer de plus près les maisons Tongkonan ainsi que les réserves de riz dont la toiture est surprenante.

Maisons Toraja à Sulawesi

Il paraît que personne ne soit vraiment sûr de leur véritable origine. Certains racontent que la forme du toit rappelle celle des cornes d’un buffle, animal omniprésent au pays Toraja. Que ce soit pour l’aide précieuse qu’il fournit aux agriculteurs, mais encore pour sa viande ou sa peau, que nous avons vue sécher au soleil à plusieurs endroits.

Peau de buffle séchant au soleil à Sulawesi

D’autres disent qu’il y a bien longtemps, des peuples seraient venus en bateau de Chine ou du Vietnam et auraient décidé de s’installer à Sulawesi. Ils auraient alors utilisé la coque de leurs embarcations comme un toit afin de se protéger des intempéries.

N’hésitez pas à nous dire quelle version de l’histoire vous préférez. Et si par hasard vous deviez avoir votre propre théorie, farfelue ou sérieuse, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire au bas de la page !

Statues de cire à l'entrée d'un Tombeau Toraja à Sulawesi

Des tombeaux sont à proximité de chaque village, et après chaque cérémonie funéraire, le cercueil du défunt y est emmené par sa famille. Si la plupart des Toraja ont été évangélisés par les colons néerlandais, leurs anciennes coutumes et croyances sont toujours fortement ancrées dans leur culture.

A l’entrée des tombeaux, des statues aux effigies des défunts sont tournées vers les visiteurs, comme s’ils attendaient perpétuellement leur visite.

Tombeau d'enfants Toraja à Sulawesi

Ces statues appelées Tau tau sont réalisées à la mort du défunt par un sculpteur professionnel. Les plus récentes ressemblent trait pour trait à leur modèle, alors que les plus anciennes sont moins travaillées, voire de « simples » totems.

Le résultat dépend aussi du statut social du défunt, puisque la qualité du bois et des vêtements ou parures varie en fonction du prix payé par la famille. Certains tombeaux plus anciens ou ceux dédiés aux enfants ne possèdent pas de telles statues et présentent uniquement les orifices des chambres funéraires creusées à même la roche.

Cercueil et squelette dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Comme vous êtes courageux et intrépides, nous avons décidé de vous emmener à l’intérieur de l’un de ces tombeaux. Attention, à l’intérieur c’est un peu lugubre et ça peut faire froid dans le dos…

Nous avons eu la chance de croiser une ou deux grosses araignées qui nous ont fait penser que cet endroit n’appartient pas aux vivants. Mieux vaut profiter de la journée à continuer notre exploration des villages et rencontrer des Toraja bien en chair et souriants !

Squelettes dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Il est vrai que le peuple Toraja a un rapport très particulier à la mort et chacun d’entre eux prépare la sienne et son au-delà de son vivant. Cela peut nous paraitre tellement improbable, pour nous qui avons parfois du mal à penser à autre chose qu’à notre travail ou nos soucis du quotidien.

Mais résumer le pays Toraja à cet aspect serait une erreur. Si nous devions en garder un souvenir, ce serait plutôt celui de ses paysages époustouflants ainsi que de l’accueil et de la gentillesse de ses habitants.

Un buffle au milieu des rizières à Sulawesi

Si vous avez la chance de vous y rendre un jour, vous serez ravis d’être salués chaleureusement par tous les enfants que vous croiserez sur le chemin de l’école. Vous serez même probablement invités à vous asseoir à l’ombre avec les adultes et partager un verre de vin de palme. Nous ne pouvons pas vous promettre que vous aimerez, mais ça c’est une autre histoire 😉

Enfants sur le chemin de l'école à Sulawesi

Le monastère San Juan Dos Reyes de Tolède

Une journée à Tolède

Salut les loulous !

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Nous sommes toujours en Espagne ! Alors si vous ne savez pas quoi faire pendant une journée, venez prendre le train avec nous. Tolède ne se trouve qu’à une petite heure de Madrid et le déplacement en vaut largement la chandelle.

Ayant été influencée tour à tour par les grandes religions que sont le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme, la ville dispose d’un riche patrimoine culturel et son architecture ainsi que ses nombreux lieux de culte vous émerveilleront tout au long de votre visite.

Et que dire de la cuisine espagnole ? Les spécialités locales raviront une fois de plus vos papilles, que vous ayez envie de goûter au cochon de lait ibérique à la broche, à la perdrix cuite à l’étouffée ou encore au délicieux petits gâteaux au massepain dont vous ne manquerez pas de ramener un petit ballotin à Mamie Simone.

A moins qu’elle n’ait une affection toute particulière pour les armes médiévales en tous genre. Mais dans ce cas soyez rassurés… C’est également une spécialité de la ville et de nombreux armuriers exposent leurs collections aux touristes !

Allez, on se retrouve très vite pour de nouvelles aventures !

Danse de bienvenue des Masaai

Interview exclusive d’un Maasaï

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Afrique, en Tanzanie, chez les Maasaï. Nous avons rencontré ce peuple d’éleveurs et guerriers semi-nomades qui aura sans doute déjà fait rêver bon nombre d’entre vous au travers de divers reportages ou articles.

Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à lire la page Wikipedia qui leur est dédiée. Elle vous expliquera bien mieux que nous tout ce que vous devez savoir à leur sujet et bien plus encore…

Vous vous demandez sûrement comment nous avons fait pour aller à leur rencontre. En fait, ce n’est pas si compliqué que ça. Le pays Maasaï s’étend entre le sud du Kenya et la région d’Arusha au Nord de la Tanzanie. Sur la route qui vous mènera aux grands parcs nationaux, vous allez forcément en rencontrer !

A peine la ville quittée, vous apercevrez les huttes des premiers villages. Vous en apercevrez même certains attablés à des terrasses en train de siroter un soda bien frais !


Danse de bienvenue des MasaaiNous avons choisi de visiter un village à l’entrée du cratère du Ngorongoro. Imaginez quelques huttes organisées de façon circulaire autour d’une place centrale et protégées des animaux sauvages par une palissade en bois.

Tout autour, une zone désertique gigantesque dessinant les contours du cratère et peuplée d’acacias dont quelques girafes peu farouches viennent brouter les feuilles. Le ciel est bleu et le soleil de plomb. Votre jeep quitte la route principale et rejoint l’entrée du village par une piste de sable.

Danse Masaai devant le Ngorongoro

La visite de n’importe quel village Masaaï en Tanzanie coûtera la somme de 50 USD par véhicule visitant. C’est une règle mise en place par le gouvernement pour mettre fin à l’éternel problème du touriste qui débarque dans le village, se croit chez lui et prend les gens en photos sans leur demander la permission. Et qui finalement se plaint d’être remercié par jets de pierres et autres politesses.

La place centrale sert également de boutique en plein air : chaque famille y expose et vend ses ouvrages. Vous serez sollicités pour acheter un collier ou un bracelet à perles. Le prix sera plus élevé qu’à l’aéroport, mais l’argent ira directement à la famille.

Danse des femmes Masaai

Et puis, cela fera un beau souvenir à ramener à Mamie Simone. Elle, qui rêverait d’explorer ces contrées reculées en compagnie de Frédéric Lopez, le temps d’un épisode de « Rendez-vous en terre inconnue ».

Dans tous les cas, ne soyez pas comme ces touristes qui se croient à Disneyland, prennent quelques photos et s’en vont sans avoir pris la peine d’échanger avec leurs hôtes…

masaai-femmes-danse

Face à nous, ils dansent tous ensemble, dessinant de large cercles devant l’imposante silhouette du cratère. Nous sommes ensuite invités à nous rendre à l’intérieur du village pour une deuxième danse, sorte de combat à distance entre les hommes et les femmes alignées face à ceux-ci.Nous avons été accueillis par Porka, l’un des fils du chef de la tribu, souriant et à l’aube de la trentaine. Il nous a expliqué que les villageois allaient nous accueillir avec une danse de bienvenue à l’extérieur du village : les hommes chantent accompagnés par le son d’une corne.

Danse des hommes Masaai

Cette fois, ce sont elles qui chantent en agitant frénétiquement leurs épaules afin de faire bouger et tinter leurs colliers en rythme. Les hommes, de leur côté forment un demi-cercle. S’ensuit une compétition où tour à tour l’un d’entre eux se place au milieu des autres et saute sur place le plus haut possible suivant le rythme imposé par le chant des femmes.

Porka nous propose alors de visiter l’intérieur de l’une des huttes et de nous en dire un peu plus sur le mode de vie des Masaaï. Nous ne pouvons lui refuser un tel honneur ! Mieux encore, nous lui proposons de filmer la conversation et de la partager avec vous, les loulous.

Pour conclure la visite du village, Porka nous emmène dans l’école où nous surprenons les élèves en pleine leçon. Il s’agit d’une classe mixte regroupant les enfants du village. Au tableau noir, les nombres sont écrits en anglais et en swahili. D’autres mots, comme les noms des animaux de la savane, sont écrits en swahili uniquement.

L’un des enfants, baguette d’acacia en main, impressionne la maîtresse en pointant et lisant chaque mot, répété en chœur par l’ensemble de la classe. Les enfants sont extrêmement accueillants et ne veulent plus nous laisser partir !

Elèves dans une école Masaai
La légende voudra que la marque ait été faite il y a une quinzaine d’années. Afin de reconnaître celui qui, après avoir été circoncis puis tué le lion de ses mains, revint au village en héros et surtout en adulte prêt à se marier et fonder sa famille.

Finalement, Porka nous ramène vers notre voiture, toujours aussi souriant. En chemin, il se confie un peu à nous, occidentaux de son âge. Il nous montre fièrement sa machette, très tranchante, et le poinçon sur son bras.

Elève au tableau d'une école Masaai

Des femmes, il en veut moins que son père, quatre de préférence. Son frère, lui, a quitté ce mode de vie semi-nomade et s’est mis en couple avec une européenne. Lorsqu’ils reviennent au pays, Porka aime profiter et sortir avec eux comme tout jeune homme de notre âge.

Notre jeep démarre et s’éloigne du village qui disparait dans un nuage de poussière. Nous n’oublierons jamais notre rencontre avec ce guerrier moderne, qui aime sa tribu et ses traditions, mais qui parle anglais couramment et sait parfaitement prendre des photos avec un smartphone dernier cri.

Shisa dans le quartier Tsuboya

Rencontre avec les potiers d’Okinawa

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au Japon dans l’archipel des îles Ryūkyū. Nous sommes à Naha, la capitale de l’île et de la préfecture d’Okinawa. Il y a énormément de sujets à aborder sur cette partie du Japon. Mystérieuse, elle alimente les fantasmes de beaucoup d’entre nous.

Shisa dans le quartier Tsuboya

Que ce soit le karateka rêvant de s’entraîner sur l’île qui fût le berceau de son art martial, en passant par le cuisinier en quête de recettes et ingrédients méconnus qui, dit-on, sont à l’origine de la longévité de ses habitants. Ou encore le fan de Kill Bill, amoureux des vieux sabres forgés recherchant Hattori Hanzō dans un village perdu sur une île parmi la centaine constituant les Ryūkyū.

Nous souhaitons de tout coeur bon courage à ce fan et retournons en ville pour vous parler d’un quartier surprenant dans lequel nous nous sommes émerveillés pendant plusieurs heures.

Café Guma Guwa du quartier Tsuboya

Le quartier de Tsuboya (壺屋 en japonais) est réputé pour son artisanat. Il s’agit en effet du quartier des potiers, Tsuboya signifiant littéralement « boutique de vases ». C’est en marchant 10 minutes depuis la station Makishi, juste après être sortis du grand marché couvert, que vous aurez la soudaine impression que le temps s’est arrêté.

Poteries du quartier Tsuboya

L’artère principale de Tsuboya regorge de petits ateliers-boutiques de poterie traditionnelle. Si vous aimez l’artisanat japonais, vous serez comblés ! Les néophytes quant à eux tomberont sous le charme ! Vous y trouverez la quintessence de la céramique japonaise. Et si vous avez déjà entendu parler du soucis du détail propre aux Japonais, vous adorerez la minutie des créations. Chaque bol, chaque petite coupelle, chaque porte-baguettes est une œuvre d’art

Potier travaillant un shiisa dans son atelier du quartier Tsuboya

Une chose est sûre, vous ne reviendrez pas les mains vides ! Et vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas inviter vos amis à une soirée sushi faits maison « comme à Okinawa ». Même Mamie Simone, qui a toujours eu un peu de mal avec le poisson cru, s’émerveillera devant l’authentique présentation de votre table. C’est pour dire !

Lors de votre visite, n’hésitez pas à entrer dans les boutiques. Vous pourrez y voir les artisans sculpteurs à l’œuvre, travaillant la céramique selon des techniques perpétrées depuis plus de 300 ans. Certains ateliers sont même encore équipés d’anciens fours traditionnels.

Vieux sculpteur du quartier Tsuboya

Un drôle d’animal sculpté retiendra sûrement votre attention. Il s’agit du shisa (シーサー), une créature mythologique mi-lion mi-chien, issue du folklore de l’archipel. Les sculpteurs lui vouent un véritable culte, et vous pourrez trouver des représentations de la bête en diverses tailles et couleurs. Ces statuettes sont généralement vendues par deux, et si vous les placez devant votre maison ou sur son toit, elles repousseront les forces maléfiques qui vous entouraient jusqu’alors !

Potier travaillant un shiisa dans son atelier du quartier Tsuboya

N’hésitez pas à faire comme nous : nous en avons acheté une paire pour l’équivalent en yens de quelques euros. A défaut de chasser les esprits malins hors de votre demeure, vous aurez récompensé le travail d’orfèvre réalisé sans relâche par ces artisans. Et lors de votre prochaine soirée sushi, vous pourrez fièrement raconter à vos amis l’origine de ces idoles que vous aurez ramenées du bout du monde.

Maison du village Mto wa Mbu, près d'Arusha en Tanzanie

Karibu Mto wa Mbu

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène en Afrique, au Nord de la Tanzanie ! Nous sommes dans la région d’Arusha, célèbre pour ses nombreux parcs nationaux et ses tribus Maasaï. On va visiter avec vous Mto wa Mbu, un petit village à deux heures de route à l’Ouest de la ville d’Arusha. En Swahili, son nom signifie « la rivière aux moustiques ».

Maison du village Mto wa Mbu, près d'Arusha en Tanzanie

Le village a été baptisé ainsi en raison de sa proximité d’une rivière. Le cours d’eau attire de nombreux insectes, notamment lorsque le soleil se couche. On vous recommandera donc de penser à votre répulsif anti-insectes afin d’éviter toute piqûre. Et bien entendu, pensez à votre moustiquaire si vous comptez dormir sur place !

Office du tourisme de Mto wa Mbu

Le Red Banana Shop, à l’enseigne jaune sur la photo, est l’un des plus anciens bâtiments du village. C’est aussi le siège du programme de tourisme culturel en place depuis 1996, dont les bénéfices contribuent au développement du village. C’est ici que vous obtiendrez toutes les informations relatives à la visite des environs et la découverte du mode de vie des villageois.

Nous commençons donc notre promenade accompagnés de nos deux jeunes guides, qui vont nous faire découvrir la culture et l’artisanat locaux. Mais tout d’abord, laissez-nous vous dire « Karibu Mto wa Mbu » ! Ça veut dire « Bienvenue à Mto wa Mbu » en Swahili. Si Mamie Simone a du mal à le prononcer, écrivez-le lui de la manière suivante : « Caribou Èmeto oua Èmebou », tabernacle !

Les rizières de Mto Wa Mbu

Nous allons d’abord en apprendre plus sur l’agriculture. Le village est entouré de rizières. La culture du riz est la première source de revenus pour la plupart des agriculteurs, qui ont mis au point un système d’irrigation grâce à la fameuse rivière dont nous vous parlions auparavant. Chaque femme est munie d’un lance-pierres pour chasser les oiseaux qui viennent sans cesse picorer les grains de riz.

Sculpteur Makonde de Mto wa MbuNous partons ensuite à la rencontre des Makonde, un peuple que l’on trouve principalement au Mozambique, mais également en Tanzanie et au Kenya. Ils sont connus pour leurs magnifiques sculptures sur bois. Leurs représentants dans le village ne dérogent pas à la règle. Ils travaillent dans un atelier-boutique de sculpture sur ébène, ce bois dur à l’écorce claire, et noir à l’intérieur.

Sculpteur Makonde de Mto wa Mbu

Nous en apprenons plus sur leurs méthodes de travail et pouvons admirer quelques sculpteurs à l’oeuvre, assis à-même le sol. Bien entendu, nous sommes sollicités pour acheter quelques souvenirs, mais dans la courtoisie et le respect.

Sculptures d'ébène à Mto wa MbuNous continuons notre promenade dans la bananeraie du village. Trois catégories de bananes y sont cultivées. Les petites sont pour la consommation directe, les grosses utilisées en cuisines. Quant aux rouges, on s’en sert pour les desserts.

Mais plus surprenant encore, le village possède sa brasserie… qui produit une bière de banane ! Spécialité du Nord de la Tanzanie, cette curieuse boisson résulte de la fermentation du millet et de la banane. Nous sommes invités à rejoindre un petit groupe de villageois, des hommes uniquement, sous un abri fait de feuilles de bananiers séchées. Après avoir échangé quelques plaisanteries, nos hôtes nous tendent des gobelets remplis du fameux breuvage.

Dégustation de bière de banane à Mto wa Mbu

Pour être honnête avec vous, la boisson est peu attrayante : épaisse, brunâtre, mousse et grumeaux se mélangeant en surface. Après avoir trinqué tous ensemble, nous n’avons plus le choix : nous devons goûter ! Et ce n’est pas mauvais du tout, bien que vraiment différent de nos bières européennes. Les villageois autour de nous se mettent à rire et nous chahutent, témoins de notre première gorgée de bière de banane.

S’en suivra une dégustation de vin de banane cette fois-ci, à l’apparence sans doute moins ragoûtante, mais tout aussi surprenant en bouche.

Atelier de peinture Tingatinga à Mto wa MbuAprès avoir quitté nos amis qui auront sans doute pris un second apéro après notre départ, nous sommes invités à découvrir l’atelier de peinture du village. L’école a été fondée par l’artiste Eduardo Saidi Tingatinga. Le style Tingatinga, très coloré, représente majoritairement des caricatures des animaux de la savane tanzanienne, avec des gros yeux.
Nul doute que ces toiles si particulières émerveilleront les petits comme les plus grands.

Une assiette bien pleine à Mto wa Mbu

Pour finir la visite du village, nous sommes invités pour le repas. Chaque jour, une famille du village a pour tâche de cuisiner pour les visiteurs. Nous sommes impatients de pouvoir enfin goûter aux spécialités locales, dont l’Ugali, ce féculent à base de farine de millet, le riz pilau ou encore les bananes plantains « ndizi » frites.

Buffet à Mto wa Mbu

En cuisine, les femmes s’activent. Des marmites en fonte sont posées par terre sur des braises. Mais quand nous arrivons, la cuisine est déjà terminée. Dommage ! Nous aurions bien aimé apprendre à préparer tous ces bons petits plats !

Les activités autour de Mto wa Mbu sont variées et il est également possible de faire des randonnées à pied ou à vélo dans les environs, ou encore d’y passer la nuit. Si jamais vous deviez aller en Tanzanie, nous ne pouvons que vous recommander de vous y arrêter.

Rencontre en cuisine à Mto wa Mbu
Vous y apprendrez beaucoup de ces gens, de leurs difficultés à construire une maison solide, en passant par leur mixité religieuse et culturelle, ou encore leur créativité quand il s’agit d’irriguer une rizière.

Si vous venez passer un peu de temps avec eux, arrêtez-vous boire une bière de banane à l’ombre, et partagez leur bonne humeur. Jouez au football avec les enfants du village. Ils vous accueilleront avec un grand sourire et ne vous laisseront plus repartir.