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Rencontre avec les potiers d’Okinawa

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène au Japon dans l’archipel des îles Ryūkyū. Nous sommes à Naha, la capitale de l’île et de la préfecture d’Okinawa. Il y a énormément de sujets à aborder sur cette partie du Japon. Mystérieuse, elle alimente les fantasmes de beaucoup d’entre nous.

Shisa dans le quartier Tsuboya

Que ce soit le karateka rêvant de s’entraîner sur l’île qui fût le berceau de son art martial, en passant par le cuisinier en quête de recettes et ingrédients méconnus qui, dit-on, sont à l’origine de la longévité de ses habitants. Ou encore le fan de Kill Bill, amoureux des vieux sabres forgés recherchant Hattori Hanzō dans un village perdu sur une île parmi la centaine constituant les Ryūkyū.

Nous souhaitons de tout coeur bon courage à ce fan et retournons en ville pour vous parler d’un quartier surprenant dans lequel nous nous sommes émerveillés pendant plusieurs heures.

Café Guma Guwa du quartier Tsuboya

Le quartier de Tsuboya (壺屋 en japonais) est réputé pour son artisanat. Il s’agit en effet du quartier des potiers, Tsuboya signifiant littéralement « boutique de vases ». C’est en marchant 10 minutes depuis la station Makishi, juste après être sortis du grand marché couvert, que vous aurez la soudaine impression que le temps s’est arrêté.

Poteries du quartier Tsuboya

L’artère principale de Tsuboya regorge de petits ateliers-boutiques de poterie traditionnelle. Si vous aimez l’artisanat japonais, vous serez comblés ! Les néophytes quant à eux tomberont sous le charme ! Vous y trouverez la quintessence de la céramique japonaise. Et si vous avez déjà entendu parler du soucis du détail propre aux Japonais, vous adorerez la minutie des créations. Chaque bol, chaque petite coupelle, chaque porte-baguettes est une œuvre d’art

Potier travaillant un shiisa dans son atelier du quartier Tsuboya

Une chose est sûre, vous ne reviendrez pas les mains vides ! Et vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas inviter vos amis à une soirée sushi faits maison « comme à Okinawa ». Même Mamie Simone, qui a toujours eu un peu de mal avec le poisson cru, s’émerveillera devant l’authentique présentation de votre table. C’est pour dire !

Lors de votre visite, n’hésitez pas à entrer dans les boutiques. Vous pourrez y voir les artisans sculpteurs à l’œuvre, travaillant la céramique selon des techniques perpétrées depuis plus de 300 ans. Certains ateliers sont même encore équipés d’anciens fours traditionnels.

Vieux sculpteur du quartier Tsuboya

Un drôle d’animal sculpté retiendra sûrement votre attention. Il s’agit du shisa (シーサー), une créature mythologique mi-lion mi-chien, issue du folklore de l’archipel. Les sculpteurs lui vouent un véritable culte, et vous pourrez trouver des représentations de la bête en diverses tailles et couleurs. Ces statuettes sont généralement vendues par deux, et si vous les placez devant votre maison ou sur son toit, elles repousseront les forces maléfiques qui vous entouraient jusqu’alors !

Potier travaillant un shiisa dans son atelier du quartier Tsuboya

N’hésitez pas à faire comme nous : nous en avons acheté une paire pour l’équivalent en yens de quelques euros. A défaut de chasser les esprits malins hors de votre demeure, vous aurez récompensé le travail d’orfèvre réalisé sans relâche par ces artisans. Et lors de votre prochaine soirée sushi, vous pourrez fièrement raconter à vos amis l’origine de ces idoles que vous aurez ramenées du bout du monde.

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