Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Salut les loulous !

Aujourd’hui, nous allons aborder une étape importante de la préparation de vos prochains voyages autour du monde ! Nous parlons bien sûr de l’obtention d’un visa tourisme, qui vous sera demandé à l’entrée de certains pays. Sans ce précieux sésame, il vous sera impossible de passer les contrôles d’immigration, et de profiter du voyage dont vous avez rêvé.

Pour les circuits organisés et autres croisières dont raffole Mamie Simone, l’agence par laquelle vous serez passés aura pris soin de vous lister les documents dont vous aurez besoin pour entrer dans les pays sur votre parcours. Enfin, on l’espère pour vous 🙂

Dans le cas où vous préférez partir seuls à la découverte du monde, il faudra vous assurer d’entreprendre les bonnes démarches dans les temps. Sinon, vous risquez bien de devoir changer de plan et de destination à la dernière minute…

Pas de panique ! Nous allons vous donner quelques exemples concrets basés sur nos propres voyages et expérimentations. Après avoir lu cet article, cela vous semblera aussi simple que d’envoyer une lettre par la poste… ou presque 🙂

Par où commencer ?

Comme nous sommes Français, nous ne parlerons que de voyages vers des pays en dehors de l’Espace Schengen et de l’Union Européenne, puisqu’aucun visa ne nous serait nécessaire le cas échéant.

Nous commençons toujours par nous informer de la situation générale du pays que nous souhaitons visiter. Pour cela, il suffit de se rendre dans la section Conseils aux voyageurs du site du Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International.

Le site est très utile, mais sa navigation est un peu compliquée. Le lien ci-dessus vous emmènera directement sur la page qui nous intéresse : vous y trouverez une carte du monde interactive,  sur laquelle vous pourrez sélectionner la destination de votre voyage.

Carte des conseils aux voyageurs par pays

Une fois que vous aurez cliqué sur le pays qui vous intéresse, vous serez renvoyés vers sa page d’accueil. Il ne vous restera plus qu’à vous rendre sur l’onglet « Entrée/Séjour » pour découvrir les conditions d’entrée dans le pays, et savoir si un visa vous sera nécessaire ou non.

Conseil aux voyageurs par pays, onglet Entrée / Séjour

Par exemple, il est indiqué sur la page du Japon qu’il n’est pas nécessaire pour un ressortissant Français de demander un visa touristique lors d’un séjour de moins de 90 jours.

Par contre, celui-ci est indispensable pour visiter la Tanzanie, la Chine, la Mongolie, alors qu’une autorisation électronique vous suffira pour des voyages touristiques de trois mois maximum en Australie ou encore pour séjourner aux Etats-Unis.

Une fois cette vérification faite, comment procéder pour obtenir un visa ou une autorisation d’entrée ?

Demande à une ambassade dans votre pays

Il s’agit sans doute de la technique la plus simple et la moins risquée, surtout si vous préparez un voyage de quelques jours ou semaines pour vos vacances. Et c’est ainsi que nous avons obtenu notre Visa de tourisme avant de partir pour deux semaines en Tanzanie. Pour cela, il vous suffira de :

– Connaître l’adresse du site web de l’ambassade en question dans votre pays. Une recherche fera l’affaire 😉

– Trouver la page consacrée aux visas, comme par exemple celle-ci

– Suivre les instructions et rassembler les documents requis, y compris votre passeport en cours de validité !

– Les envoyer par la poste en recommandé A/R !

– Attendre le délai nécessaire à la validation de votre dossier et l’établissement de votre visa

– Réceptionner votre passeport et découvrir votre visa tout beau tout neuf collé sur l’une des pages prévues à cet effet 🙂

– Préparer la suite de votre voyage et en profiter !

La plupart des ambassades en France sont situées à Paris. Si vous vivez en région parisienne, où y séjournez pendant les quelques jours nécessaires à la création de votre visa, vous pouvez également vous rendre à l’ambassade directement pour faire la demande. Attention à bien vérifier les horaires d’admission pour les demandes de visa avant d’y aller !

Cela vous évitera les frais postaux et la petite appréhension que la poste n’égare votre passeport 😀 On vous avouera que cela nous aura un peu inquiétés à l’époque… Juste un peu 😉

Vous pouvez également essayer d’appeler l’ambassade ou de leur envoyer un email si vous avez des questions. Pour être honnêtes avec vous les loulous, nous avons essayé quelques fois de contacter l’une ou l’autre ambassade, sans réel succès…

Des girafes buvant à la rivière dans le parc national de Serengeti en Tanzanie
Ça valait le coup de confier nos passeports à la poste, non ? 😉

Demande à un consulat dans votre pays

Cette technique est similaire à la précédente, sauf que dans ce cas-là nous passerons par un consulat. C’est ce que nous avons dû faire un mois avant notre départ pour 6 mois en Asie et Océanie, pour obtenir notre visa de tourisme Chinois.

Le consulat de Chine à Strasbourg était relativement proche de nous qui vivons en Alsace. Les inconvénients principaux étaient qu’il n’est ouvert pour les demandes de visas que certains jours de la semaine à des horaires précis, et qu’il n’assure pas le traitement de dossiers envoyés par la poste.

Il faut donc se déplacer deux fois : la première pour faire sa demande, et enfin pour récupérer son passeport lorsque le visa a été établi ou refusé. On vous le disait déjà à l’époque, alors que nous vous parlions des vaccins de voyage : nous ne remercierons jamais assez nos patrons de nous avoir donné autant de flexibilité pour pouvoir préparer notre départ 🙂

La Cité Interdite à Pékin en Chine
Pas de panique, vous passerez plus de temps à contempler les monuments chinois qu’à faire votre demande de visa !

Demande à une ambassade dans un pays étranger

Si vous partez pour un voyage au moyen ou long cours, il vous sera délicat de faire votre demande avant de partir. Une fois émis, un visa vous permet d’entrer dans un pays dans les trois mois suivants. Passé ce délai, le visa ne sera plus valable et il vous faudra en demander un nouveau.

C’est ainsi que nous avons dû localiser l’ambassade de Mongolie à Pékin en Chine, pour faire notre demande puis prier très fort pour qu’elle soit validée dans les temps. Sur ce coup-là, nous avons eu beaucoup de chance ! Le guichet pour les demandes de visas, qui se trouve à l’extérieur devant l’ambassade, est ouvert chaque mardi et vendredi. Nous avons fait notre demande un mardi, sommes venus chercher notre passeport le vendredi, et avons décollé pour Oulan-Bator le samedi, soulagés que notre aventure pouvait continuer comme prévu 🙂

À Pékin, de la station de métro Yonganli jusqu’à l’ambassade de Mongolie

Avec, au passage, de très bons souvenirs puisque nous avons profité du délai de délivrance de nos visas pour nous rendre à la grande muraille de Chine. Le tout avec une simple photocopie de nos passeports comme preuve de notre identité, ce dont la légalité en Chine demeure un mystère pour nous à l’heure actuelle 😉

Un détail important pour tous les loulous qui voudraient faire comme nous : nous avons eu la bonne idée de demander à notre contact en Mongolie de nous rédiger une lettre d’invitation, en anglais et en mongol, que nous avons donnée à l’ambassade. Elle ne semblait pas nécessaire en France, mais en Chine nous n’aurions pas pu recevoir nos visas sans ce précieux document ! Dans tous les cas, n’oubliez jamais qu’il vaut mieux avoir plus de documents que pas assez.

Une rivière parcourt la steppe déserte en Mongolie
Dire que sans cette lettre d’invitation nous n’aurions jamais pu voir ça !

Demande sur place

Dans certains pays, il est également possible de faire sa demande de visa sur place. C’était notamment le cas en Indonésie avant que l’obligation de visa pour les ressortissants Français ne soit levée, et à l’époque nous n’avions eu aucun problème pour l’obtenir à l’aéroport de Denpasar.

Attention les loulous : si vous décidez d’opter pour cette technique, soyez sûrs d’avoir avec vous toutes les pièces nécessaires et suffisamment d’argent. Renseignez-vous sur les coûts de la demande sur place, et sur les devises qui seront acceptées pour le règlement. Il serait quand même dommage de devoir faire demi-tour à peine arrivés après un long périple 😉

Autorisation électronique en ligne

D’autres pays ne demandent pas forcément de visa aux touristes pour des séjours de moins de trois mois, mais il faut cependant obtenir une autorisation électronique en ligne avant le départ.

C’est le cas par exemple de l’Australie avec son visa eVisitor subclass 561, disponible en ligne et entièrement gratuit. Le site officiel Visa Finder vous permettra de trouver facilement le visa approprié en fonction de votre profil et de vos besoins. Il vous suffira ensuite d’imprimer l’autorisation que les autorités australiennes vous auront envoyée par email, puis de la montrer lors du contrôle d’identité au poste d’immigration.

Vue panoramique sur le centre ville de Sydney en Australie
Courage ! Vous n’êtes qu’à quelques clics du centre-ville de Sydney 😉

Les Etats-Unis proposent un système similaire avec l’ESTA, valable deux ans. Elle vous coûtera la modique somme de 14 USD, à condition que vous soyez issus d’un pays membre du Visa Waiver Program.

Qui veut gagner son visa ?

Les loulous, nous espérons que ce petit article vous aidera à préparer vos prochains voyages et aura pu répondre à certaines questions que vous vous posiez sur le thème des visas. Cependant, sachez que même avec un dossier complet et sans aucune raison apparente, votre demande de visa pourra être refusée. Et dans cette situation malheureuse, l’avis du public ne pourra pas vous aider. Peut-être pourrez-vous passer un coup de fil à un ami bien placé ? 😉

Nous n’avons jamais eu de problème et toujours obtenu nos visas dans les temps. Mais pour chaque demande, nous avons dû fournir une copie de nos titres de transports, billets d’avion, de train ou de bus. Parfois nous avons dû réserver des hôtels, ou indiquer notre salaire annuel… Nous comprenons très bien à quel point il doit être frustrant de voir sa demande refusée, sans en avoir fait l’expérience. N’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire pour partager votre vécu en la matière, qu’il soit bon ou mauvais.

Nous on vous dit à bientôt pour un prochain article. Allez, salut salut 🙂

Journée pirogue sur l'Ile des Pins

Nouvelle-Calédonie : Un jour spécial sur l’Île des Pins !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui, on vous emmène en Nouvelle-Calédonie, sur l’Île des Pins ! Nous y avons passé une semaine et les quatre premiers jours furent difficiles, puisqu’il y a plu sans interruption. Vous y croyez les loulous ? Quatre jours de déluge sur l’Île des Pins 🙁

Mais comme on le dit souvent, après la pluie vient le beau temps. Là, c’est toute la magie de l’île qui opère et l’on comprend vraiment pourquoi on dit d’elle qu’elle est la plus proche du paradis 🙂 En une semaine, nous avons pu nous imprégner de son atmosphère, mais aussi de la gentillesse de ses habitants qui sont aussi de grands timides. Meryll a bien de la chance d’ailleurs, puisque nous y fêtons son anniversaire.

Au programme : balade en pirogue dans la magnifique baie d’Upi, petite promenade dans la jungle, session snorkeling dans la baie d’Oro entourée de ses pins colonnaires, autostop jusqu’à notre camping et cuisine puis dîner en compagnie de nos hôtes Loulou et Lélène, chez qui nous avons planté notre tente en bord de plage… 🙂

Alors, ça valait le coup d’attendre, non ? 😉

 

Plage déserte du parc national Abel Tasman sur l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande

Sans maillot à Abel Tasman !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène sur l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande, dans le parc national Abel Tasman ! Plusieurs personnes nous ont dit que l’Île du Nord n’était qu’une mise en bouche et que l’Île du Sud, plus sauvage, nous dévoilerait encore plus de surprises et de paysages extraordinaires.

Nous commençons notre exploration par une randonnée à travers plages désertes et forêts luxuriantes avec nos amis Inès et Etienne. Après plusieurs heures à marcher et à transpirer, l’envie de se jeter à l’eau est très forte. Mais est-ce bien raisonnable quand la température de celle-ci est glaciale et que l’on a oublié son maillot de bain ? 😀

Vue panoramique sur le trail du Tongariro Alpine Crossing sur l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande

Movember au Mordor !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène sur l’Île du Nord de la Nouvelle-Zélande, dans le parc national de Tongariro ! Ce parc est constitué de forêts, de montagnes, de volcans et de lacs impressionnants. Il abrite également des lieux sacrés pour les Maori. Il est célèbre pour le Tongariro Alpine Crossing, la randonnée qui permet de le traverser et de découvrir ses somptueux paysages en une journée.

Mais il a surtout été choisi par Peter Jackson pour filmer les scènes du Mordor dans sa saga cinématographique du Seigneur des Anneaux. C’est en hommage à ce bijou du cinéma que nous avons constitué une petite communauté avec nos amis Noémi, Inès et Etienne et que nous nous sommes engagés pour un trek d’une journée… enfin si la météo reste clémente ! On ne va pas y aller par quatre chemins les loulous : cette randonnée n’est clairement pas faite pour Mamie Simone, elle qui grelotte dès qu’elle reste un peu trop longtemps à l’ombre !

Et puis comme nous sommes au mois de Novembre et que Meryll fait normalement partie d’une Team Movember au boulot, il n’y a aucune raison qu’il ne porte pas la moustache pour cette occasion ! Movember aurait donc lieu au Mordor cette année 😉 ?

 

L'océan frappe les rochers de la baie de Tauranga sur l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande

On cherche les phoques à Tauranga !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène sur l’Île du Nord de la Nouvelle-Zélande, dans la baie de Tauranga ! Nous avions prévu de visiter une école Maori et rencontrer les enfants, mais la maîtresse a eu un empêchement de dernière minute et nous avons décidé de nous chercher une activité dans le coin.

Ceux qui ont déjà visité le pays des Kiwis seront probablement de notre avis : visiter la Nouvelle-Zélande peut vite vous coûter un bras. Aussi nous avons décidé de réduire les activités payantes pour nous concentrer sur celles qui nous intéressaient vraiment, et profiter de la nature autant que possible le reste du temps.

Et c’est ce que nous allons faire aujourd’hui les loulous ! Après un bon pique-nique au bord de l’océan, nous partons explorer le mont Maunganui puisqu’on nous a dit qu’une petite colonie de phoques avait élu domicile sur les rochers de cette petite presqu’île. Prévenez de suite Mamie Simone : la vidéo contient un passage très très chaud qui risque de lui donner quelques palpitations 😀

Pour finir, nous irons dans le parc des McLaren Falls, à la recherche des vers luisants qui illuminent le sentier menant aux chutes d’eau lorsque la nuit tombe 🙂

Palette de l'artiste dans le parc de Wai-o-Tapu à Rotorua en Nouvelle-Zélande

Les mystères géothermiques de Rotorua

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène sur l’Île du Nord de la Nouvelle-Zélande, dans la région de Rotorua dont l’activité géothermique intense attire de nombreux visiteurs. Mais rassurez Mamie Simone ! En Nouvelle-Zélande, il y a très peu de dangers : on peut découvrir et s’émerveiller devant des bains de boues bouillonnants, des lacs d’acide multicolores et des geysers en éruption en toute sécurité dans le parc de Wai-O-Tapu !

En ce qui nous concerne, nous sommes vraiment fascinés par le contraste entre la flore, magnifique et sortie tout droit de Jurassic Park avec ces fougères et ces séquoias immenses et la terre, torturée et menaçante, qui nous rappelle qu’elle pourrait se mettre en colère à tout instant.

Et pour nous reposer après toutes ces émotions, nous en profitons pour faire un joli pied-de-nez à la géothermie puisque nous partons nous détendre dans les sources thermales de Waiteke, plus éloignées et moins fréquentées que le Polynesian Spa de Rotorua 😉

Phare en haut de la falaise à Watsons Bay, Sydney, Australie

Villes d’Océanie : de Sydney à Auckland

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui, on vous emmène entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Après plusieurs mois en Asie, nous arrivons en Océanie, avec une escale à Sydney. Nous allons profiter de quelques jours pour découvrir cette ville que nous ne connaissons pas, de son centre jusqu’aux plages de Bondi et Coogee, en passant par notre coup de coeur la baie de Watson, ou Watson’s Bay comme le disent nos amis anglophones ! Les paysages sont sublimes et nous avons l’impression d’être au bout du monde. Sydney deviendra même l’un des coups de coeur de notre voyage.

Nous rejoignons ensuite la Nouvelle-Zélande pour un road trip d’un mois et nous commençons notre périple à Auckland, entre gratte-ciels, moutons et parcs sublimes. Après avoir récupéré notre carrosse, nous mettons les voiles et partons à la découverte du pays des Maori ! Que Mamie Simone attache bien sa ceinture, parce qu’il va y avoir de la route 😀

 

Les enseignements d'un long voyage en 9 étapes !

Les enseignements d’un long voyage

Les enseignements d'un long voyage en 9 étapes !

Salut les loulous !

Cela fait maintenant trois mois que nous sommes de retour en France, après plus de six mois à travers l’Asie et l’Océanie. Depuis, vous avez été nombreux à nous demander si ce voyage avait changé notre façon de voir les choses, et quelles leçons nous avions pu en tirer.

Avant d’écrire cet article pour répondre à votre question, nous avons dû entreprendre un travail préliminaire sur nous-mêmes et faire le point sur cette aventure. Ces 196 jours sont riches en souvenirs intenses, en moments incroyables, mais aussi un peu difficiles parfois. Ils sont parsemés de rencontres inoubliables, d’émotions décuplées et de quelques remises en question.

Nous avons retenu neuf enseignements, soit autant de pays et territoires que nous avons visités. Les loulous, nous ne prétendons pas détenir LA vérité. Ces leçons vous paraîtront peut-être évidentes. On vous répondra qu’elles nous montrent qu’au final, le voyage est simple et à la portée de tous.

Et surtout, que la vie est faite de voyages.

Singapour : le début de l’aventure

Vue panoramique sur la baie de Singapour depuis le Skydeck du Marina Bay Sands au coucher de soleil

Notre arrivée à Singapour a pris un parfum de vacances dès lors que nous avons enfilé nos t-shirts en mérinos et nos tongs. Les derniers jours avant notre départ se sont enchaînés très rapidement, et il nous aura fallu quelques jours sur place et un coucher de soleil magnifique depuis la plateforme d’observation du Marina Bay Sands pour nous en rendre compte : le long voyage dont nous rêvions, NOTRE voyage, vient de commencer.

Nous quittons Singapour, nous nous souviendrons avoir cru être dans Avatar lors de notre visite des Gardens By The Bay

À trente ans passés, notre rêve un peu fou est devenu un projet. Et nous nous sommes donnés les moyens de le réaliser. Pour cela, nous avons fait la liste des « problèmes » qui pourraient nous empêcher de partir. Quelle surprise de voir qu’il y avait une solution évidente à chacun d’entre eux ! Vous savez ce qu’il y a de magique dans cette histoire, les loulous ? C’est que cela nous a conforté dans l’idée que nous serons capables de réaliser n’importe lequel de nos rêves, du moment que nous nous en donnerons les moyens !

Malaisie : zone de confort à l’épreuve

Chat à l'ombre sous une cabane en Malaisie

En Malaisie, nous sommes progressivement sortis de notre zone de confort. Une expérience qui s’avère indispensable dans ce genre de voyage, et que nous essayerons de pratiquer aussi souvent que possible dorénavant !

Il y a eu notamment les logements bon-marchés et pas très propres dans lesquels nous avons dormi pour réduire nos dépenses. Mais aussi des expériences insolites, comme cette nuit passée en pleine jungle du Taman Negara, où nous avons cuisiné au bord de la rivière en compagnie de cinq femmes issues d’une tribu aborigène appelée Batek.

Chanlin la mamie Batek qui pète le feu !

Mais c’est surtout en nous forçant à aller vers les autres, qu’ils soient locaux ou touristes comme nous, et en leur manifestant de l’intérêt, que nous avons fait les plus belles rencontres de notre voyage. Et si au final, sortir de sa zone de confort était aussi simple que de sourire à un inconnu ?

Les plus courageux pourront également essayer de faire la bise à Mamie Simone, mais attention ! Ça pique 🙂

Chine : découverte d’un autre monde

L'entrée de la forêt de pierres de Shilin, dans la province du Yunnan, en Chine

« La Chine, c’est grand, pollué et surpeuplé. Les campagnes sont très pauvres ! Les Chinois sont malpolis, ils bousculent et dépassent dans les files d’attente. Ils rotent et ils crachent. Ils mangent des oeufs centenaires qui sentent le pourri… » Voilà grosso-modo ce que nous avons lu ou entendu avant de partir. Autant vous dire qu’en arrivant en Chine, nous nous sommes vraiment demandés si nous allions en repartir indemnes…

Oui, la Chine est immense. Oui, les Chinois sont nombreux et leurs manières sont différentes des nôtres. Mais de notre atterrissage à Kunming jusqu’à notre départ de Beijing, nous avons été abordés, aidés, nourris, guidés par les Chinois, ravis et honorés de pouvoir échanger avec nous.

Au revoir la Chine et merci pour tout ! Tu nous as fait sentir si petits et tu nous auras émerveillés pendant un mois !

Si les entrées des parcs nationaux ressemblent à des guichets de parc d’attraction, la beauté de leurs paysages et la grandeur du patrimoine culturel chinois nous auront laissés bouche bée plus d’une fois. Et puis sincèrement les loulous, ils ont fait tout un foin de l’oeuf centenaire dans « Pékin Express », mais en France, certains de nos fromages n’ont rien à lui envier !

Depuis que nous avons quitté la Chine, nous sommes sûrs d’une chose : nous y retournerons 🙂

Mongolie : le voyage d’une vie

Nomade assis devant une yourte dans la steppe à Kharkhorin en Mongolie

La Mongolie, c’est un peu le pays des extrêmes. Des paysages grandioses à perte de vue, une capitale que l’on dit être la plus moche du monde, une météo très variable, un mode de vie nomade très « roots », une cuisine très « mouton » et des après-midis très « lait de jument fermenté ». Bref, un séjour très éprouvant, mais surtout très riche en émotions.

La mongolie, ça se mérite. Règle n°1: adopter le look de la steppeLa mongolie, ça se mérite. Règle n°2: surtout ne pas tomber au fond du trou...La mongolie, ça se mérite. Règle n°3: toujours accepter de goûter aux spécialités locales...

Et justement les loulous, nous avons ressenti un panel d’émotions très variées pendant notre mois en Mongolie. De la sensation de liberté infinie en sortant de la yourte chaque matin, à la joie presque enfantine de monter à cheval dans la steppe mongole ou à dos de chameau dans les dunes du désert de Gobi.

De la lassitude ressentie après avoir enchaîné les nuits blanches à cause du froid, des souris dans la yourte, des serpents ou des bruits étranges, à la profonde mélancolie de ce grand-père sur la photo, qui nous montra la steppe en murmurant « Genghis Khan… » comme un hommage à ce que le héros national accomplit des siècles auparavant. Ah il nous aura fait chialer ce con 🙂 Enfin la vodka devait aussi y être pour quelque chose !

Corée du Sud : retour à l’essentiel

Les délicieux beignets sucrés de Busan en Corée du Sud

En dehors de Séoul, la Corée du Sud nous a semblé un peu plus fade. Ne vous méprenez pas les loulous, nous avons aimé ce pays, ses habitants, sa culture et sa gastronomie délicieuse. Mais nous avons passé notre temps à y chercher quelque chose d’exceptionnel que nous n’avons pas trouvé.

À la frontière Nord-Coréenne, les touristes se prennent en selfie... Nous on préfère poser avec Mister Boulettes !

Peut-être parce que cela faisait plus de 3 mois que nous étions en Asie, ou encore parce que nous arrivions au pays « du matin calme » après un mois extrême en Mongolie. Quoiqu’il en soit, nous avons fait l’erreur de suivre un chemin touristique alors que nous n’arrivions plus à apprécier les visites et activités en tout genre.

Nous nous sommes alors isolés à Namwon, petite ville à priori sans intérêt, puisque nous n’y avons croisé aucun autre touriste. Nous en avons profité pour passer du temps avec les gérants de notre guesthouse, participer au festival de la ville et nous inscrire à des ateliers d’artisanat. Nous nous sommes aussi régalés avec les spécialités locales, comme cette soupe de poisson-chat pimentée ou ce riz au poulpe qui était, on peut vous le dire, une véritable tuerie.

À Namwon nous avons beaucoup appris sur l'artisanat Coréen !

La Corée nous a conforté dans notre idée que lors d’un voyage de plusieurs mois, on ne peut pas être tous les jours dans la contemplation devant merveilles touristiques et activités extrêmes. Alors que nous étions dépouillés de notre confort et de notre routine, nous avons réappris à profiter des choses simples et apprécier les points positifs de chaque expérience.

Australie, Sydney : l’instant présent

Vue sur Darling Harbour à Sydney en Australie

Bizarrement, l’Australie, terre promise des backpackers du monde entier, ne nous a jamais fait rêver. Mais nous allions quitter l’Asie pour l’Océanie, et c’était l’occasion de faire une halte de quelques jours à Sydney. Nous en avons profité pour rencontrer des amis expatriés, que nous n’avions pas vus depuis quelques années.

Nous ne l’avons pas dit à l’époque pour ne pas inquiéter Mamie Simone, mais nous sortions tous les deux d’une vilaine sinusite et nous étions très fatigués, à la limite de craquer. Cela nous a fait le plus grand bien de voir Romain, Jing et leurs filles, et de découvrir Sydney avec eux. Au final, cette ville nous a plu énormément et nous y retournerons volontiers 🙂

Beaucoup de voyageurs prônent l’adage du « vivre l’instant présent« . Et bien pendant ces quelques jours à Sydney, nous avons pris le temps de profiter de chaque instant, sans penser à celui d’après.

Nouvelle-Zélande : de surprise en surprise

Brouillard sur le parc National de Tongariro, en Nouvelle-Zélande

Si on peut planifier facilement 15 jours de vacances, il est impossible de prévoir ce que l’on fera chaque jour lors d’un long voyage. En Nouvelle-Zélande, nous n’avions par exemple pas prévu que nous allions être pris dans une tempête de neige à mi-chemin de notre trek dans le parc national du Tongariro. Sinon nous serions restés au chaud et aurions manqué cette journée inoubliable avec Noémi, Inès et Etienne.

En Nouvelle-Zélande la nature nous illumine de jour comme de nuit ! Ici avec la féérie des vers luisants :)

Le lendemain, éreintés, nous avions loué une chambre via AirBnb chez une famille très sympathique, à Masterton, au milieu de nulle part. Nous qui pensions nous reposer à la campagne, nous étions loin de nous douter qu’une grave inondation nous réveillerait tous en pleine nuit. Nos hôtes non plus, d’ailleurs 🙂

Nous nous sommes donc retrouvés à 6 heures du mat’  à déménager les pièces inondées, puis à préparer des crêpes tous ensemble pour le petit-déjeuner. Un imprévu peut créer des liens et conduire à des rencontres inoubliables ! Deux semaines plus tard, à Dunedin, la tante et l’oncle de cette famille nous accueillaient chez eux pour trois jours. Ils se sont occupés de nous comme si nous étions leurs propres enfants, sans rien attendre en retour.

Presque six mois plus tard, nous sommes toujours en contact. Nous venons de recevoir la preuve en photo qu’ils continuent de préparer des crêpes à la bretonne, en suivant scrupuleusement la recette de Mamie Simone que nous leur avions donnée !

Nouvelle-Calédonie : le paradis se fait attendre

Jardin de la tribu des Tiendanites à Hienghène en Nouvelle-Calédonie

Qui n’arriverait pas en Nouvelle-Calédonie avec la certitude de passer un séjour de rêve sur les plages de l’Île des Pins, »l’île la plus proche du paradis » ? Malheureusement, nous y avons passé les quatre premiers jours sous une pluie diluvienne. Celle qui rend le ciel gris et l’eau trouble. Celle qui vous réveille la nuit, lorsque vous dormez dans une tente légèrement trouée. Celle qui fait que vos serviettes et vêtements ne sèchent jamais…

C’est là que nous avons littéralement appris à danser sous la pluie plutôt que de déprimer. Nous nous sommes rapprochés de Loulou et Lélène, chez qui nous avions planté notre tente, et qui nous auront tant gâtés jusqu’à notre départ. Nous nous sommes aussi liés d’amitié avec Fadia, Thomas et Muriel, avec qui nous avons attendu le retour du beau temps. Et cela en valait vraiment la peine les loulous ! Parce que dès que le soleil brille, l’Île des Pins ressemble vraiment au paradis ! Et ses habitants, humbles et un brin timides, sont d’une grande gentillesse.

Faire du camping à l'île des Pins, c'est avoir une vue magnifique à chaque réveil

Nous n’oublierons jamais Bapt’, Céline et Evan, notre famille d’accueil en Calédo. Nous ne les connaissions pas en arrivant, mais il nous ont tout donné. Quelques jours plus tard, alors que nous séjournions en tribu Kanak près de Hienghène, nous avons voulu donner à notre tour, en aidant Charline à tondre la pelouse de son grand jardin. Notre façon à nous de perpétrer cette chaîne de partage et d’échange, sans rien attendre en retour 😉

Japon : la fin rêvée de notre voyage


Lever de soleil sur le mont Fuji le premier jour de l'année à Fujikawaguchiko au Japon

Nous voilà au Japon, le pays dont nous sommes amoureux depuis toujours. Nous avons voulu profiter autant que possible de ces cinq dernières semaines de voyage . Hors de question d’enchaîner les étapes et de nous déplacer chaque jour !

Nous avons écrit sur un papier ce que nous rêvions de faire au Japon. Comme par exemple « prendre une leçon de karaté », « voir le soleil se lever sur le Mont Fuji le premier jour de l’année » ou encore « apprendre des nouvelles recettes de cuisine japonaise ».Au musée Ghibli de Tokyo, des photos de Colmar prises par Hayao Miyazaki sont exposées

Nous avons ensuite repéré les endroits où nous avions le plus de chance de réaliser nos rêves et notre itinéraire s’est dessiné de lui-même. Nous sommes restés plusieurs jours à chacun de ces endroits pour donner leur chance au hasard et aux imprévus. Vous voyez, nous retenons les leçons de notre voyage 😉

C’est ainsi que nous avons réussi à vivre et à voir bien plus de choses en cinq semaines au Japon que ce que nous nous étions imaginé en rêve.
Le dernier jour du voyage arrivé, nous sommes rentrés heureux, avec la sensation d’avoir accompli ce que nous avions à vivre durant ces six mois.

De la fin d’un voyage… Vers le début d’un autre ?

Alors que notre voyage se finissait, nous avons décidé d’en entamer un autre ensemble. Ce nouveau voyage a commencé à Kyoto, comme par magie, comme pour concrétiser six mois d’une aventure extraordinaire. Il sera beaucoup plus long, sûrement plus difficile, mais encore plus beau.

Ce voyage, nous l’avons voulu, et nous savons où nous voulons qu’il nous mène, malgré les imprévus qu’il engendrera. Nous sommes certains qu’il nous amènera très souvent à sortir de notre zone de confort, et fera naître en nous des émotions que nous ne connaissons pas encore et qu’il faudra accepter.

Ce voyage, nous ne le ferons pas seuls, mais avec ce(tte) petit(e) loulou(te) qui est en train de grandir bien au chaud 🙂 Nous espérons que nous arriverons à lui transmettre ces leçons dont nous vous avons parlé : savoir apprécier les choses simples, mettre ses préjugés de côté, mais aussi se donner les moyens de réaliser ses rêves.

Et surtout aimer et partager, sans n’avoir aucune attente en retour.

Et si un jour il ou elle nous demande ce que c’est que le voyage, nous lui répondrons que ce n’est pas nécessairement de partir au bout du monde.

Mais qu’en partant découvrir le monde, c’est soi-même que l’on découvre… Et l’on apprend que la vie en elle-même est un voyage.

C’est Mamie Simone qui va être contente 😉