Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Salut les loulous !

Aujourd’hui, nous allons aborder une étape importante de la préparation de vos prochains voyages autour du monde ! Nous parlons bien sûr de l’obtention d’un visa tourisme, qui vous sera demandé à l’entrée de certains pays. Sans ce précieux sésame, il vous sera impossible de passer les contrôles d’immigration, et de profiter du voyage dont vous avez rêvé.

Pour les circuits organisés et autres croisières dont raffole Mamie Simone, l’agence par laquelle vous serez passés aura pris soin de vous lister les documents dont vous aurez besoin pour entrer dans les pays sur votre parcours. Enfin, on l’espère pour vous 🙂

Dans le cas où vous préférez partir seuls à la découverte du monde, il faudra vous assurer d’entreprendre les bonnes démarches dans les temps. Sinon, vous risquez bien de devoir changer de plan et de destination à la dernière minute…

Pas de panique ! Nous allons vous donner quelques exemples concrets basés sur nos propres voyages et expérimentations. Après avoir lu cet article, cela vous semblera aussi simple que d’envoyer une lettre par la poste… ou presque 🙂

Par où commencer ?

Comme nous sommes Français, nous ne parlerons que de voyages vers des pays en dehors de l’Espace Schengen et de l’Union Européenne, puisqu’aucun visa ne nous serait nécessaire le cas échéant.

Nous commençons toujours par nous informer de la situation générale du pays que nous souhaitons visiter. Pour cela, il suffit de se rendre dans la section Conseils aux voyageurs du site du Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International.

Le site est très utile, mais sa navigation est un peu compliquée. Le lien ci-dessus vous emmènera directement sur la page qui nous intéresse : vous y trouverez une carte du monde interactive,  sur laquelle vous pourrez sélectionner la destination de votre voyage.

Carte des conseils aux voyageurs par pays

Une fois que vous aurez cliqué sur le pays qui vous intéresse, vous serez renvoyés vers sa page d’accueil. Il ne vous restera plus qu’à vous rendre sur l’onglet « Entrée/Séjour » pour découvrir les conditions d’entrée dans le pays, et savoir si un visa vous sera nécessaire ou non.

Conseil aux voyageurs par pays, onglet Entrée / Séjour

Par exemple, il est indiqué sur la page du Japon qu’il n’est pas nécessaire pour un ressortissant Français de demander un visa touristique lors d’un séjour de moins de 90 jours.

Par contre, celui-ci est indispensable pour visiter la Tanzanie, la Chine, la Mongolie, alors qu’une autorisation électronique vous suffira pour des voyages touristiques de trois mois maximum en Australie ou encore pour séjourner aux Etats-Unis.

Une fois cette vérification faite, comment procéder pour obtenir un visa ou une autorisation d’entrée ?

Demande à une ambassade dans votre pays

Il s’agit sans doute de la technique la plus simple et la moins risquée, surtout si vous préparez un voyage de quelques jours ou semaines pour vos vacances. Et c’est ainsi que nous avons obtenu notre Visa de tourisme avant de partir pour deux semaines en Tanzanie. Pour cela, il vous suffira de :

– Connaître l’adresse du site web de l’ambassade en question dans votre pays. Une recherche fera l’affaire 😉

– Trouver la page consacrée aux visas, comme par exemple celle-ci

– Suivre les instructions et rassembler les documents requis, y compris votre passeport en cours de validité !

– Les envoyer par la poste en recommandé A/R !

– Attendre le délai nécessaire à la validation de votre dossier et l’établissement de votre visa

– Réceptionner votre passeport et découvrir votre visa tout beau tout neuf collé sur l’une des pages prévues à cet effet 🙂

– Préparer la suite de votre voyage et en profiter !

La plupart des ambassades en France sont situées à Paris. Si vous vivez en région parisienne, où y séjournez pendant les quelques jours nécessaires à la création de votre visa, vous pouvez également vous rendre à l’ambassade directement pour faire la demande. Attention à bien vérifier les horaires d’admission pour les demandes de visa avant d’y aller !

Cela vous évitera les frais postaux et la petite appréhension que la poste n’égare votre passeport 😀 On vous avouera que cela nous aura un peu inquiétés à l’époque… Juste un peu 😉

Vous pouvez également essayer d’appeler l’ambassade ou de leur envoyer un email si vous avez des questions. Pour être honnêtes avec vous les loulous, nous avons essayé quelques fois de contacter l’une ou l’autre ambassade, sans réel succès…

Des girafes buvant à la rivière dans le parc national de Serengeti en Tanzanie
Ça valait le coup de confier nos passeports à la poste, non ? 😉

Demande à un consulat dans votre pays

Cette technique est similaire à la précédente, sauf que dans ce cas-là nous passerons par un consulat. C’est ce que nous avons dû faire un mois avant notre départ pour 6 mois en Asie et Océanie, pour obtenir notre visa de tourisme Chinois.

Le consulat de Chine à Strasbourg était relativement proche de nous qui vivons en Alsace. Les inconvénients principaux étaient qu’il n’est ouvert pour les demandes de visas que certains jours de la semaine à des horaires précis, et qu’il n’assure pas le traitement de dossiers envoyés par la poste.

Il faut donc se déplacer deux fois : la première pour faire sa demande, et enfin pour récupérer son passeport lorsque le visa a été établi ou refusé. On vous le disait déjà à l’époque, alors que nous vous parlions des vaccins de voyage : nous ne remercierons jamais assez nos patrons de nous avoir donné autant de flexibilité pour pouvoir préparer notre départ 🙂

La Cité Interdite à Pékin en Chine
Pas de panique, vous passerez plus de temps à contempler les monuments chinois qu’à faire votre demande de visa !

Demande à une ambassade dans un pays étranger

Si vous partez pour un voyage au moyen ou long cours, il vous sera délicat de faire votre demande avant de partir. Une fois émis, un visa vous permet d’entrer dans un pays dans les trois mois suivants. Passé ce délai, le visa ne sera plus valable et il vous faudra en demander un nouveau.

C’est ainsi que nous avons dû localiser l’ambassade de Mongolie à Pékin en Chine, pour faire notre demande puis prier très fort pour qu’elle soit validée dans les temps. Sur ce coup-là, nous avons eu beaucoup de chance ! Le guichet pour les demandes de visas, qui se trouve à l’extérieur devant l’ambassade, est ouvert chaque mardi et vendredi. Nous avons fait notre demande un mardi, sommes venus chercher notre passeport le vendredi, et avons décollé pour Oulan-Bator le samedi, soulagés que notre aventure pouvait continuer comme prévu 🙂

À Pékin, de la station de métro Yonganli jusqu’à l’ambassade de Mongolie

Avec, au passage, de très bons souvenirs puisque nous avons profité du délai de délivrance de nos visas pour nous rendre à la grande muraille de Chine. Le tout avec une simple photocopie de nos passeports comme preuve de notre identité, ce dont la légalité en Chine demeure un mystère pour nous à l’heure actuelle 😉

Un détail important pour tous les loulous qui voudraient faire comme nous : nous avons eu la bonne idée de demander à notre contact en Mongolie de nous rédiger une lettre d’invitation, en anglais et en mongol, que nous avons donnée à l’ambassade. Elle ne semblait pas nécessaire en France, mais en Chine nous n’aurions pas pu recevoir nos visas sans ce précieux document ! Dans tous les cas, n’oubliez jamais qu’il vaut mieux avoir plus de documents que pas assez.

Une rivière parcourt la steppe déserte en Mongolie
Dire que sans cette lettre d’invitation nous n’aurions jamais pu voir ça !

Demande sur place

Dans certains pays, il est également possible de faire sa demande de visa sur place. C’était notamment le cas en Indonésie avant que l’obligation de visa pour les ressortissants Français ne soit levée, et à l’époque nous n’avions eu aucun problème pour l’obtenir à l’aéroport de Denpasar.

Attention les loulous : si vous décidez d’opter pour cette technique, soyez sûrs d’avoir avec vous toutes les pièces nécessaires et suffisamment d’argent. Renseignez-vous sur les coûts de la demande sur place, et sur les devises qui seront acceptées pour le règlement. Il serait quand même dommage de devoir faire demi-tour à peine arrivés après un long périple 😉

Autorisation électronique en ligne

D’autres pays ne demandent pas forcément de visa aux touristes pour des séjours de moins de trois mois, mais il faut cependant obtenir une autorisation électronique en ligne avant le départ.

C’est le cas par exemple de l’Australie avec son visa eVisitor subclass 561, disponible en ligne et entièrement gratuit. Le site officiel Visa Finder vous permettra de trouver facilement le visa approprié en fonction de votre profil et de vos besoins. Il vous suffira ensuite d’imprimer l’autorisation que les autorités australiennes vous auront envoyée par email, puis de la montrer lors du contrôle d’identité au poste d’immigration.

Vue panoramique sur le centre ville de Sydney en Australie
Courage ! Vous n’êtes qu’à quelques clics du centre-ville de Sydney 😉

Les Etats-Unis proposent un système similaire avec l’ESTA, valable deux ans. Elle vous coûtera la modique somme de 14 USD, à condition que vous soyez issus d’un pays membre du Visa Waiver Program.

Qui veut gagner son visa ?

Les loulous, nous espérons que ce petit article vous aidera à préparer vos prochains voyages et aura pu répondre à certaines questions que vous vous posiez sur le thème des visas. Cependant, sachez que même avec un dossier complet et sans aucune raison apparente, votre demande de visa pourra être refusée. Et dans cette situation malheureuse, l’avis du public ne pourra pas vous aider. Peut-être pourrez-vous passer un coup de fil à un ami bien placé ? 😉

Nous n’avons jamais eu de problème et toujours obtenu nos visas dans les temps. Mais pour chaque demande, nous avons dû fournir une copie de nos titres de transports, billets d’avion, de train ou de bus. Parfois nous avons dû réserver des hôtels, ou indiquer notre salaire annuel… Nous comprenons très bien à quel point il doit être frustrant de voir sa demande refusée, sans en avoir fait l’expérience. N’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire pour partager votre vécu en la matière, qu’il soit bon ou mauvais.

Nous on vous dit à bientôt pour un prochain article. Allez, salut salut 🙂

Une femme Batek plie des branchages pour construire un abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Rendez-vous en jungle inconnue !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène dans la jungle du parc national Taman Negara en Malaisie ! Nous entamons la deuxième partie de notre mission de volontourisme avec Fuze Ecoteer. Après avoir vécu quelques jours tranquilles dans le village de Merapoh, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous allons partir à la rencontre de la tribu aborigène Batek qui vit dans les environs. Notre objectif est de camper ensemble, et pas n’importe où : dans l’une des forêts tropicales les plus vieilles du monde.

En pleine préparation pour la construction de notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Dans la jungle, le climat est chaud et très humide. Les conditions idéales sont réunies pour favoriser une rencontre plus qu’intime entre nos mollets tous blancs et les mignonnes petites sangsues qui peuplent les rivières. Les loulous, nous vous confions la mission de bien équiper Mamie Simone. N’oubliez pas de rentrer son pantalon dans ses chaussettes, de lui donner une grande bouteille d’eau, et de changer les piles de sa lampe frontale au cas où elle devrait se lever dans la nuit 🙂

Le peuple de la forêt tropicale

Les Batek font partie de ceux que l’on appelle « Orang Asli » en Malaisie, autrement dit les « Hommes des origines ». Ce peuple aborigène vit dans la forêt tropicale du Taman Negara. Chasseurs-cueilleurs et nomades, ils ont une connaissance impressionnante de la jungle, de ses animaux, mais aussi de ses plantes dont ils se servent pour la cuisine ou encore la médecine. Et même à des fins un peu plus insolites, et que nous étions loin d’imaginer comme le maquillage, l’artisanat et la fabrication d’instruments de musique 🙂

Ka Ching, femme Batek en pleine cueillette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les Batek sont pacifiques, et un ensemble de règles définit leur société. Ils rejettent notamment toute notion de droit à la propriété de la terre, ce qui nuit malheureusement à la préservation de leur mode de vie nomade et de leurs traditions. Il y a une vingtaine d’années, le gouvernement malaisien a décidé de donner à chacun d’entre eux une identité légale, leur ouvrant la porte au mariage ou encore à l’éducation.

Peu à peu sédentarisés dans des villages de pierre, les Batek se sont retrouvés dans un monde dont les règles, les droits et les devoirs ne sont pas vraiment les leurs.

Les maisons et bâtiments du village officiel des Batek à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie L'école du village officiel des Batek, à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie

Le projet de Fuze Ecoteer

Fuze Ecoteer a établi de bonnes relations avec la tribu. L’équipe basée à Merapoh est en charge de différents projets ayant pour objectif de faciliter l’intégration de la communauté Batek dans les villages alentours.

Par exemple, en les aidant à trouver du travail dans les exploitations locales, ou en donnant des cours d’anglais ou de mathématiques aux enfants dans l’unique classe du village. Mais aussi en faisant participer des touristes volontaires dans divers ateliers d’échange culturel. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans notre pick-up, à la recherche de la tribu qui a subitement décidé de retourner vivre dans la forêt.

L'équipe de Fuze Ecoteer traversant la rivière avec Empeng, femme Batek, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Lizzie, notre intermédiaire, a réussi à retrouver leur camp dans la forêt deux jours auparavant et le chef de la tribu lui a promis que les Batek ne se déplaceraient pas pendant « quelques temps ». Seulement les Batek n’ont pas la même notion du temps que nous, et Lizzie redoute désormais qu’ils ne se soient enfoncés plus loin dans le Taman Negara.

Rendez-vous en jungle inconnue

Il faut croire que la chance a joué en notre faveur les loulous ! Dire qu’on a failli arrêter l’article ici 🙂 Alors que nous marchons dans la forêt en direction du supposé camp, nous commençons à entendre des voix, des rires, des chants. Puis nous voyons des habits en train de sécher, étendus aux branches des arbres. Ainsi que des scooters ! Et oui, les plus jeunes Batek sont influencés par la société moderne et adorent faire l’aller-retour jusqu’à leur village officiel sur leurs deux-roues. Lorsque nous arrivons enfin au camp, toute la tribu est là !

Première surprise, les Batek sont très timides devant les étrangers. Si Atan, le chef, nous accueille avec le sourire et une poignée de main, le reste de la tribu semble ne pas oser nous regarder. Les jeunes se regroupent au fond, nous observent, parlent entre eux, sourient et nous font coucou de la main. Ce ne sera que lorsque nous quitteront le camp qu’ils oseront enfin nous lancer des « Hello! » plus téméraires 🙂

Avec la belle Empeng, membre de la tribu Batek dans le camp de la tribu à l'entrée du Taman Negara en Malaisie

Nous repartons donc une fois que Lizzie a obtenu l’accord de Chan Lin, l’aînée de la tribu : cinq femmes Batek nous escorterons dans la jungle du Taman Negara, leur « jardin », le lendemain. Elles nous montreront comment construire un campement traditionnel et comment utiliser les différentes plantes et arbres de la forêt. Mais avant de partir, nous ne manquerons pas de géolocaliser le campement avec une balise GPS afin de retrouver le chemin rapidement le jour suivant !

Coquette comme une Batek

Au petit matin, notre groupe retrouve Chan Lin accompagnée de Kachong, Empeng, Kejai et Salina. Les quatre premières auraient presque l’âge de prendre un thé avec Mamie Simone, et la dernière semble largement être leur cadette. Les plus anciens Batek ne connaissent pas vraiment leur âge, mais Chan Lin sait qu’elle est l’aînée « parce qu’elle était là avant les autres ».

Nos cinq guides se sont apprêtées pour notre rencontre et portent des bijoux végétaux magnifiques dans les cheveux et aux oreilles. Et les Batek n’ont pas fini de nous surprendre ! Alors que nous nous enfonçons dans la forêt tropicale, Aïn, l’anthropologue malaisienne qui nous accompagne, nous traduit leurs conversations.

Chan Lin, femme Batek en train de couper des feuilles à la machette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Bijou végétal batek dans les cheveux de la belle Kejai dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Elles sont littéralement en train de se chamailler, n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’endroit où nous allons dormir. Si certaines veulent camper au bord de la rivière pour pêcher et prendre un bon bain, les autres ont peur que nous mourrions tous dans notre sommeil, écrasés par les arbres que la pluie pourrait abattre ! On aurait préféré ne pas avoir la traduction :p

En train de rincer les feuilles qui nous serviront d'assiettes au bord d'une rivière du Taman Negara en Malaisie Les ingrédients de notre dîner dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les loulous, essayez d’imaginer la scène : nous, trempés par la sueur et l’humidité de la jungle, nos gros sacs sur le dos, manquant de glisser par endroits sur les roches humides… Et juste devant, ces cinq femmes qui nous escortent pieds nus et machette à la main, cueillant au passage diverses plantes et branches, et se disputant pour savoir où elles vont établir le campement ! 😀 Une heure plus tard, nos guides sont enfin tombées d’accord ! Question de priorités, nous dormirons au bord de la rivière. Quitte à mourir, autant avoir pris un bon bain avant 🙂

En train de construire l'abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie en compagnie d'Empeng, femme Batek Notre abri pour la nuit dans la jungle du Taman Negara en Malaisie, vue de dessous

Durant toute la journée, les Batek vont nous initier à la cueillette et à l’utilisation des plantes : des longues feuilles de palmier que nous utiliserons pour construire notre abri, aux bambous qui serviront à fabriquer des peignes ou dans lesquels nous cuirons notre dîner à l’étouffée, sur le feu allumé par Chan Lin. Sans oublier les lianes, qui serviront à fabriquer des paniers pour transporter des herbes médicinales au village.

L'un des noeuds végétaux soutenant notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Noeud végétal dans notre campement dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Notre abri pour la nuit, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Force est de constater que les Batek, à des années-lumières de notre culture, sont toutes aussi coquettes que les femmes de notre société. Elles ont même pensé à amener des robes de rechange après leur bain du soir dans la rivière. Et le lendemain matin, avant de retourner au camp, elles montreront à Solenne comment se maquiller avec les racines de la forêt. On vous l’accorde, chez nous, ça ferait peut-être un peu jaunisse… Mais à cet instant précis, dans cet endroit improbable, elles étaient toutes vraiment très belles.

Session de maquillage avec les Batek au petit matin, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Maquillée comme une Batek dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Quelques chiffres…

10 euros : les trois peignes fabriqués dans de l’écorce de bambou et décorés à la main par nos amies Batek. Rien de mieux qu’un bijou végétal pour impressionner vos amis bobos lors d’une soirée vegan 😉

DES MILLIERS : de souvenirs que nous garderont de cette aventure avec les Batek, en espérant fort qu’ils continueront de retourner dans leur beau jardin qu’est la jungle du Taman Negara

L’anecdote

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé si nous avions eu peur de passer la nuit dans cette forêt tropicale peuplée de tigres, de serpents ou autres araignées. Pour être honnêtes avec vous, nous avons surtout vu des fourmis et des mouches, et entendu des singes nous taquiner du haut des arbres. Il semblerait que la plupart des animaux soient effrayés par l’homme, cet être si bruyant et malodorant 🙂

Du moment où nous sommes entrés dans la jungle, jusqu’à ce que nous en ressortions le lendemain, nous nous sommes sentis en sécurité totale en compagnie des Batek. Nous avons eu l’impression d’être des enfants accompagnés de leurs grands-parents pour une promenade dans les bois.

Les Batek croient aux déités et aux esprits de la forêt qu’ils craignent et respectent, tout comme les animaux qui y vivent. Ces petits bouts de femmes, capables de construire un abri à partir de feuilles, d’allumer un feu, ou de pêcher en pleine nuit avec des cannes improvisées, dégainaient leur lampe torche en direction du moindre bruit suspect !

Après le dîner, Chan Lin fabriqua une guitare végétale dont elle tressa les cordes à partir de la fibre de grandes feuilles ! Malgré leurs peurs, les Batek se sont relayées toute la nuit pour surveiller le feu et notre camp, chantant dans une langue oubliée sur des airs qui nous étaient inconnus, accompagnées du brouhaha incessant de la jungle. Ce fut la plus belle des berceuses qui nous ait endormis. Celle de la forêt, celle qui on l’espère, ne s’arrêtera jamais.

Empeng, femme Batek traverse une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Le torii flottant de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima au Japon

C’est pour tout ça que nous aimons le Japon

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui, on vous emmène au Japon sur l’île de Honshū ! Nous venons d’y passer cinq semaines, en commençant à Tōkyō, en passant par les Alpes Japonaises et les villes de Nagano et Takayama, le Fujisan, la région du Kansai et la ville de Kyōto, pour finir à Hiroshima et sur l’île de Miyajima.

Il faudra plus d’une vidéo de cinq minutes et un petit article pour vous expliquer pourquoi nous aimons tant le Japon, mais nous espérons vous en donner un aperçu : Tōkyō, ses neko-bars, son agitation et sa démesure, la beauté de la campagne japonaise, la cuisine nippone…

Et en y restant plus d’un mois cette fois-ci, nous avons également eu plus d’opportunités de rencontrer les Japonais, vivre à leurs côtés et partager la culture et les traditions de ce pays qui nous fait rêver depuis que nous sommes des enfants.

Pour nous, ces cinq semaines au Japon furent la meilleure façon de clore notre voyage de 196 jours en Asie et Océanie commencé plus de 6 mois plus tôt. Mais rassurez bien Mamie Simone, les loulous : elle n’a pas fini d’avoir de nos nouvelles 😉

Singe des neiges au bord d'un onsen dans la vallée Jigokudani au Japon

Ninja, singes et matcha à Nagano !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon à Nagano ! Nous qui adorons le Japon et le considérons comme notre deuxième maison, nous n’avons jamais été dans cette petite ville des Alpes Japonaises, surtout connue pour avoir accueilli les Jeux Olympiques d’hiver de 1998.

Mais c’est également dans les environs de Nagano qu’une forme de Ninjutsu, l’art martial ninja, a été élaborée il y a des siècles et vous pouvez compter sur Meryll pour essayer de se frotter au maître ninja de la ville et à son élève, et bien sûr de s’incliner lamentablement face à eux 🙂

Nous en profitons également pour nous rendre à Jigokudani, la vallée de l’enfer, qui abrite une colonie de macaques que l’on dit la seule au monde à vivre autant au Nord ! Et ces singes taquins profitent des sources d’eau chaude des alentours, appelées onsen, pour se réchauffer toute la journée. À les voir barboter ainsi, on a presque l’impression qu’ils narguent les visiteurs transis et emmitouflés dans leurs parkas d’hiver.

Pour finir, nous nous sommes inscrits à un cours de préparation traditionnelle du thé matcha. C’est délicieux et on ne l’apprécie que mieux après s’être promené toute la journée dans le froid hivernal 🙂

Stand de street-food au marché Gwangjang de Séoul en Corée du Sud

Street-food au marché Gwangjang de Séoul

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en à Seoul, en Corée du Sud. Nous venons d’arriver dans le pays et nous sommes enchantés de découvrir sa capitale. Au-delà de ses quartiers ultra-branchés, de ses temples grandioses et de sa vieille-ville surélevée, ce qui nous surprend le plus, c’est que Seoul est entourée de nature !

La ville est entourée de montagnes et parsemée de nombreux parcs dans lesquels les Seouliens viennent se promener, s’exercer ou simplement pique-niquer en famille. C’est ainsi que nous sommes arrivés d’ailleurs en plein milieu du festival du jardinage qui attirait de nombreux habitants. Voilà une activité qui aurait bien plu à Mamie Simone, elle qui adore tailler ses géraniums 😀

Mais surtout, c’est à Seoul que nous avons découvert la street-food coréenne. Nous nous sommes régalé avec les Tteokbokki, ces petites quenelles de riz frites et passées dans une sauce pimentée, les Gimbap, cousins éloignés des Maki japonais ou encore les boudins noirs coréens, subtils et gourmands. Le marché de Gwangjang est notre endroit préféré pour s’attabler et déguster ces spécialités dans un contexte authentique puisque de nombreux Coréens viennent y dîner en début de soirée.

D’ailleurs, cela ne vous coûtera pas très cher et on vous montre dans la vidéo que l’on peut y manger pour moins de cinq euros par personne. Et les plus téméraires pourront essayer des curiosités locales comme le fameux poisson-pénis ou le poulpe cru et vivant. Alors, ça vous ouvre l’appétit les loulous ? 😉

Van russe parcourant la steppe en Mongolie

Mongolie : Le voyage d’une vie !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, et nous allons partir pour un road trip de 12 jours avec nos amies Karen et Julia ainsi que Dorj, notre guide à toute épreuve. Ensemble, nous allons partir d’Oulan-Bator pour rejoindre le fameux désert de Gobi au sud du  pays. Ce voyage, durant lequel nous dormirons uniquement dans des yourtes chez les nomades et nous ne nous laverons que deux fois, nous permettra de découvrir des endroits reculés de la steppe et du désert.

Nous nous émerveillerons devant des paysages grandioses et différents chaque jour, montant à cheval dans la steppe aux alentours de la cascade d’Orkhon, ou à dos de chameau dans les dunes de sable de Khongoryn Els.

Ce voyage éprouvant et émouvant nous aura permis de nous imprégner toujours plus du mode de vie nomade et des coutumes mongoles. Il nous marquera à jamais à tel point que nous l’avons appelé le voyage d’une vie.

Yourtes de nomades dans la steppe près de Kharkhorin en Mongolie

Le bonheur est dans la steppe !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, dans la grande steppe aux alentours de Kharkhorin. Nous avons eu la chance de réaliser l’un de nos rêves les plus fous, une expérience inoubliable : nous avons vécu avec les nomades mongols, seuls, sans guide ou traducteur. Nous avons passé une semaine à nous imprégner de leur mode de vie traditionnel et rude.

Chaque jour, nous les avons aidés du mieux que nous pouvions dans leurs tâches, de la traite des vaches au petit matin, jusqu’au rassemblement des troupeaux au crépuscule. Et après avoir vécu comme des nomades, mangé du mouton, bu de l’airag et de la vodka, dansé et travaillé comme eux et avec eux, nous pouvons témoigner que malgré la difficulté de cette vie authentique et oubliée par les citadins que nous sommes, le bonheur est vraiment dans la steppe !

L'éternelle Grande Muraille de Chine sans aucun visiteur sur la portion de Mutianyu près de Beijing en Chine

Le châtiment de l’oeuf centenaire

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène à Pekin, ou Beijing, la capitale de la Chine ! Après plus de deux mois passés en Asie, on vous avoue que nous sommes tentés par les sucreries et les spécialités françaises…

Et c’est ainsi que l’un de nous a outrageusement craqué et acheté des croissants ! Ne vous inquiétez pas les loulous, cet odieux personnage sera puni puisque nous allons tester l’une des spécialités chinoises les plus écoeurantes qui soit, pour nous occidentaux : le fameux oeuf de cent ans !

Nous quittons la Chine persuadés que nous y reviendrons tellement nous avons aimé ce pays et nous rappelons nos souvenirs : la rencontre avec les pandas géants et les pandas roux à Chengdu, la visite de monuments grandioses à Beijing comme le Temple du Ciel ou la Cité Interdite. Et surtout, cette matinée où nous étions seuls à prendre notre petit déjeuner sur la Grande Muraille de Chine

Des fillettes jouent dans la forêt de bambous de la ferme Huaxi dans le Sichuan en Chine

Volontariat et cuisine dans une ferme du Sichuan

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène dans la province du Sichuan en Chine. À peine arrivés à Chengdu, la capitale, nous quittons la ville pour un village entouré d’une forêt de bambous. Et ce n’est pas pour partir à la recherche des pandas ! Nous nous sommes engagés pour une mission de volontariat à la ferme Huaxi, qui accueille des colonies de vacances chaque été dans le but de les éduquer sur l’agriculture bio.

Au programme de notre volontariat, l’encadrement des enfants, des siestes réparatrices dans des hamacs accrochés aux bambous, de longues parties de basket-ball dans une humidité presque insupportable, de délicieux repas relevés au fameux poivre de Sichuan et un concours de cuisine avec le chef de la ferme…

Une femme d'une minorité ethnique vêtue de sa tenue traditionnelle dans une rue de Lijiang dans le Yunnan en Chine

Les villes historiques de Dali et Lijiang

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au fin fond de la province du Yunnan en Chine. Nous allons visiter ensemble les villages historiques de Dali et Lijiang ainsi que leurs alentours. On va en prendre plein les yeux avec de belles pagodes, le lac Erhai ou encore le Black Dragon Pool. Mais surtout, ce sera l’occasion de découvrir le mode de vie et l’artisanat des minorités ethniques locales comme les Yi, les Bai ou les Naxi.
Et alors que nous quittons le Yunnan la tête pleine de souvenirs, nous vous montrons également son visage moderne alors que nous sommes en route vers la gare pour de nouvelles aventures !