Une femme Batek plie des branchages pour construire un abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Rendez-vous en jungle inconnue !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène dans la jungle du parc national Taman Negara en Malaisie ! Nous entamons la deuxième partie de notre mission de volontourisme avec Fuze Ecoteer. Après avoir vécu quelques jours tranquilles dans le village de Merapoh, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous allons partir à la rencontre de la tribu aborigène Batek qui vit dans les environs. Notre objectif est de camper ensemble, et pas n’importe où : dans l’une des forêts tropicales les plus vieilles du monde.

En pleine préparation pour la construction de notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Dans la jungle, le climat est chaud et très humide. Les conditions idéales sont réunies pour favoriser une rencontre plus qu’intime entre nos mollets tous blancs et les mignonnes petites sangsues qui peuplent les rivières. Les loulous, nous vous confions la mission de bien équiper Mamie Simone. N’oubliez pas de rentrer son pantalon dans ses chaussettes, de lui donner une grande bouteille d’eau, et de changer les piles de sa lampe frontale au cas où elle devrait se lever dans la nuit 🙂

Le peuple de la forêt tropicale

Les Batek font partie de ceux que l’on appelle « Orang Asli » en Malaisie, autrement dit les « Hommes des origines ». Ce peuple aborigène vit dans la forêt tropicale du Taman Negara. Chasseurs-cueilleurs et nomades, ils ont une connaissance impressionnante de la jungle, de ses animaux, mais aussi de ses plantes dont ils se servent pour la cuisine ou encore la médecine. Et même à des fins un peu plus insolites, et que nous étions loin d’imaginer comme le maquillage, l’artisanat et la fabrication d’instruments de musique 🙂

Ka Ching, femme Batek en pleine cueillette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les Batek sont pacifiques, et un ensemble de règles définit leur société. Ils rejettent notamment toute notion de droit à la propriété de la terre, ce qui nuit malheureusement à la préservation de leur mode de vie nomade et de leurs traditions. Il y a une vingtaine d’années, le gouvernement malaisien a décidé de donner à chacun d’entre eux une identité légale, leur ouvrant la porte au mariage ou encore à l’éducation.

Peu à peu sédentarisés dans des villages de pierre, les Batek se sont retrouvés dans un monde dont les règles, les droits et les devoirs ne sont pas vraiment les leurs.

Les maisons et bâtiments du village officiel des Batek à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie L'école du village officiel des Batek, à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie

Le projet de Fuze Ecoteer

Fuze Ecoteer a établi de bonnes relations avec la tribu. L’équipe basée à Merapoh est en charge de différents projets ayant pour objectif de faciliter l’intégration de la communauté Batek dans les villages alentours.

Par exemple, en les aidant à trouver du travail dans les exploitations locales, ou en donnant des cours d’anglais ou de mathématiques aux enfants dans l’unique classe du village. Mais aussi en faisant participer des touristes volontaires dans divers ateliers d’échange culturel. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans notre pick-up, à la recherche de la tribu qui a subitement décidé de retourner vivre dans la forêt.

L'équipe de Fuze Ecoteer traversant la rivière avec Empeng, femme Batek, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Lizzie, notre intermédiaire, a réussi à retrouver leur camp dans la forêt deux jours auparavant et le chef de la tribu lui a promis que les Batek ne se déplaceraient pas pendant « quelques temps ». Seulement les Batek n’ont pas la même notion du temps que nous, et Lizzie redoute désormais qu’ils ne se soient enfoncés plus loin dans le Taman Negara.

Rendez-vous en jungle inconnue

Il faut croire que la chance a joué en notre faveur les loulous ! Dire qu’on a failli arrêter l’article ici 🙂 Alors que nous marchons dans la forêt en direction du supposé camp, nous commençons à entendre des voix, des rires, des chants. Puis nous voyons des habits en train de sécher, étendus aux branches des arbres. Ainsi que des scooters ! Et oui, les plus jeunes Batek sont influencés par la société moderne et adorent faire l’aller-retour jusqu’à leur village officiel sur leurs deux-roues. Lorsque nous arrivons enfin au camp, toute la tribu est là !

Première surprise, les Batek sont très timides devant les étrangers. Si Atan, le chef, nous accueille avec le sourire et une poignée de main, le reste de la tribu semble ne pas oser nous regarder. Les jeunes se regroupent au fond, nous observent, parlent entre eux, sourient et nous font coucou de la main. Ce ne sera que lorsque nous quitteront le camp qu’ils oseront enfin nous lancer des « Hello! » plus téméraires 🙂

Avec la belle Empeng, membre de la tribu Batek dans le camp de la tribu à l'entrée du Taman Negara en Malaisie

Nous repartons donc une fois que Lizzie a obtenu l’accord de Chan Lin, l’aînée de la tribu : cinq femmes Batek nous escorterons dans la jungle du Taman Negara, leur « jardin », le lendemain. Elles nous montreront comment construire un campement traditionnel et comment utiliser les différentes plantes et arbres de la forêt. Mais avant de partir, nous ne manquerons pas de géolocaliser le campement avec une balise GPS afin de retrouver le chemin rapidement le jour suivant !

Coquette comme une Batek

Au petit matin, notre groupe retrouve Chan Lin accompagnée de Kachong, Empeng, Kejai et Salina. Les quatre premières auraient presque l’âge de prendre un thé avec Mamie Simone, et la dernière semble largement être leur cadette. Les plus anciens Batek ne connaissent pas vraiment leur âge, mais Chan Lin sait qu’elle est l’aînée « parce qu’elle était là avant les autres ».

Nos cinq guides se sont apprêtées pour notre rencontre et portent des bijoux végétaux magnifiques dans les cheveux et aux oreilles. Et les Batek n’ont pas fini de nous surprendre ! Alors que nous nous enfonçons dans la forêt tropicale, Aïn, l’anthropologue malaisienne qui nous accompagne, nous traduit leurs conversations.

Chan Lin, femme Batek en train de couper des feuilles à la machette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Bijou végétal batek dans les cheveux de la belle Kejai dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Elles sont littéralement en train de se chamailler, n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’endroit où nous allons dormir. Si certaines veulent camper au bord de la rivière pour pêcher et prendre un bon bain, les autres ont peur que nous mourrions tous dans notre sommeil, écrasés par les arbres que la pluie pourrait abattre ! On aurait préféré ne pas avoir la traduction :p

En train de rincer les feuilles qui nous serviront d'assiettes au bord d'une rivière du Taman Negara en Malaisie Les ingrédients de notre dîner dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les loulous, essayez d’imaginer la scène : nous, trempés par la sueur et l’humidité de la jungle, nos gros sacs sur le dos, manquant de glisser par endroits sur les roches humides… Et juste devant, ces cinq femmes qui nous escortent pieds nus et machette à la main, cueillant au passage diverses plantes et branches, et se disputant pour savoir où elles vont établir le campement ! 😀 Une heure plus tard, nos guides sont enfin tombées d’accord ! Question de priorités, nous dormirons au bord de la rivière. Quitte à mourir, autant avoir pris un bon bain avant 🙂

En train de construire l'abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie en compagnie d'Empeng, femme Batek Notre abri pour la nuit dans la jungle du Taman Negara en Malaisie, vue de dessous

Durant toute la journée, les Batek vont nous initier à la cueillette et à l’utilisation des plantes : des longues feuilles de palmier que nous utiliserons pour construire notre abri, aux bambous qui serviront à fabriquer des peignes ou dans lesquels nous cuirons notre dîner à l’étouffée, sur le feu allumé par Chan Lin. Sans oublier les lianes, qui serviront à fabriquer des paniers pour transporter des herbes médicinales au village.

L'un des noeuds végétaux soutenant notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Noeud végétal dans notre campement dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Notre abri pour la nuit, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Force est de constater que les Batek, à des années-lumières de notre culture, sont toutes aussi coquettes que les femmes de notre société. Elles ont même pensé à amener des robes de rechange après leur bain du soir dans la rivière. Et le lendemain matin, avant de retourner au camp, elles montreront à Solenne comment se maquiller avec les racines de la forêt. On vous l’accorde, chez nous, ça ferait peut-être un peu jaunisse… Mais à cet instant précis, dans cet endroit improbable, elles étaient toutes vraiment très belles.

Session de maquillage avec les Batek au petit matin, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Maquillée comme une Batek dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Quelques chiffres…

10 euros : les trois peignes fabriqués dans de l’écorce de bambou et décorés à la main par nos amies Batek. Rien de mieux qu’un bijou végétal pour impressionner vos amis bobos lors d’une soirée vegan 😉

DES MILLIERS : de souvenirs que nous garderont de cette aventure avec les Batek, en espérant fort qu’ils continueront de retourner dans leur beau jardin qu’est la jungle du Taman Negara

L’anecdote

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé si nous avions eu peur de passer la nuit dans cette forêt tropicale peuplée de tigres, de serpents ou autres araignées. Pour être honnêtes avec vous, nous avons surtout vu des fourmis et des mouches, et entendu des singes nous taquiner du haut des arbres. Il semblerait que la plupart des animaux soient effrayés par l’homme, cet être si bruyant et malodorant 🙂

Du moment où nous sommes entrés dans la jungle, jusqu’à ce que nous en ressortions le lendemain, nous nous sommes sentis en sécurité totale en compagnie des Batek. Nous avons eu l’impression d’être des enfants accompagnés de leurs grands-parents pour une promenade dans les bois.

Les Batek croient aux déités et aux esprits de la forêt qu’ils craignent et respectent, tout comme les animaux qui y vivent. Ces petits bouts de femmes, capables de construire un abri à partir de feuilles, d’allumer un feu, ou de pêcher en pleine nuit avec des cannes improvisées, dégainaient leur lampe torche en direction du moindre bruit suspect !

Après le dîner, Chan Lin fabriqua une guitare végétale dont elle tressa les cordes à partir de la fibre de grandes feuilles ! Malgré leurs peurs, les Batek se sont relayées toute la nuit pour surveiller le feu et notre camp, chantant dans une langue oubliée sur des airs qui nous étaient inconnus, accompagnées du brouhaha incessant de la jungle. Ce fut la plus belle des berceuses qui nous ait endormis. Celle de la forêt, celle qui on l’espère, ne s’arrêtera jamais.

Empeng, femme Batek traverse une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Le torii flottant de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima au Japon

C’est pour tout ça que nous aimons le Japon

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon sur l’île de Honshū ! Nous venons d’y passer cinq semaines, en commençant à Tōkyō, en passant par les Alpes Japonaises et les villes de Nagano et Takayama, le Fujisan, la région du Kansai et la ville de Kyōto, pour finir à Hiroshima et sur l’île de Miyajima.

Il faudra plus d’une vidéo de cinq minutes et un petit article pour vous expliquer pourquoi nous aimons tant le Japon, mais nous espérons vous en donner un aperçu : Tōkyō, ses neko-bars, son agitation et sa démesure, la beauté de la campagne japonaise, la cuisine nippone…

Et en y restant plus d’un mois cette fois-ci, nous avons également eu plus d’opportunités de rencontrer les Japonais, vivre à leurs côtés et partager la culture et les traditions de ce pays qui nous fait rêver depuis que nous sommes des enfants.

Pour nous, ces cinq semaines au Japon furent la meilleure façon de clore notre voyage de 196 jours en Asie et Océanie commencé plus de 6 mois plus tôt. Mais rassurez bien Mamie Simone, les loulous : elle n’a pas fini d’avoir de nos nouvelles 😉

Singe des neiges au bord d'un onsen dans la vallée Jigokudani au Japon

Ninja, singes et matcha à Nagano !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon à Nagano ! Nous qui adorons le Japon et le considérons comme notre deuxième maison, nous n’avons jamais été dans cette petite ville des Alpes Japonaises, surtout connue pour avoir accueilli les Jeux Olympiques d’hiver de 1998.

Mais c’est également dans les environs de Nagano qu’une forme de Ninjutsu, l’art martial ninja, a été élaborée il y a des siècles et vous pouvez compter sur Meryll pour essayer de se frotter au maître ninja de la ville et à son élève, et bien sûr de s’incliner lamentablement face à eux 🙂

Nous en profitons également pour nous rendre à Jigokudani, la vallée de l’enfer, qui abrite une colonie de macaques que l’on dit la seule au monde à vivre autant au Nord ! Et ces singes taquins profitent des sources d’eau chaude des alentours, appelées onsen, pour se réchauffer toute la journée. À les voir barboter ainsi, on a presque l’impression qu’ils narguent les visiteurs transis et emmitouflés dans leurs parkas d’hiver.

Pour finir, nous nous sommes inscrits à un cours de préparation traditionnelle du thé matcha. C’est délicieux et on ne l’apprécie que mieux après s’être promené toute la journée dans le froid hivernal 🙂

Stand de street-food au marché Gwangjang de Séoul en Corée du Sud

Street-food au marché Gwangjang de Séoul

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en à Seoul, en Corée du Sud. Nous venons d’arriver dans le pays et nous sommes enchantés de découvrir sa capitale. Au-delà de ses quartiers ultra-branchés, de ses temples grandioses et de sa vieille-ville surélevée, ce qui nous surprend le plus, c’est que Seoul est entourée de nature !

La ville est entourée de montagnes et parsemée de nombreux parcs dans lesquels les Seouliens viennent se promener, s’exercer ou simplement pique-niquer en famille. C’est ainsi que nous sommes arrivés d’ailleurs en plein milieu du festival du jardinage qui attirait de nombreux habitants. Voilà une activité qui aurait bien plu à Mamie Simone, elle qui adore tailler ses géraniums 😀

Mais surtout, c’est à Seoul que nous avons découvert la street-food coréenne. Nous nous sommes régalé avec les Tteokbokki, ces petites quenelles de riz frites et passées dans une sauce pimentée, les Gimbap, cousins éloignés des Maki japonais ou encore les boudins noirs coréens, subtils et gourmands. Le marché de Gwangjang est notre endroit préféré pour s’attabler et déguster ces spécialités dans un contexte authentique puisque de nombreux Coréens viennent y dîner en début de soirée.

D’ailleurs, cela ne vous coûtera pas très cher et on vous montre dans la vidéo que l’on peut y manger pour moins de cinq euros par personne. Et les plus téméraires pourront essayer des curiosités locales comme le fameux poisson-pénis ou le poulpe cru et vivant. Alors, ça vous ouvre l’appétit les loulous ? 😉

Van russe parcourant la steppe en Mongolie

Mongolie : Le voyage d’une vie !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, et nous allons partir pour un road trip de 12 jours avec nos amies Karen et Julia ainsi que Dorj, notre guide à toute épreuve. Ensemble, nous allons partir d’Oulan-Bator pour rejoindre le fameux désert de Gobi au sud du  pays. Ce voyage, durant lequel nous dormirons uniquement dans des yourtes chez les nomades et nous ne nous laverons que deux fois, nous permettra de découvrir des endroits reculés de la steppe et du désert.

Nous nous émerveillerons devant des paysages grandioses et différents chaque jour, montant à cheval dans la steppe aux alentours de la cascade d’Orkhon, ou à dos de chameau dans les dunes de sable de Khongoryn Els.

Ce voyage éprouvant et émouvant nous aura permis de nous imprégner toujours plus du mode de vie nomade et des coutumes mongoles. Il nous marquera à jamais à tel point que nous l’avons appelé le voyage d’une vie.

Yourtes de nomades dans la steppe près de Kharkhorin en Mongolie

Le bonheur est dans la steppe !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène en Mongolie, dans la grande steppe aux alentours de Kharkhorin. Nous avons eu la chance de réaliser l’un de nos rêves les plus fous, une expérience inoubliable : nous avons vécu avec les nomades mongols, seuls, sans guide ou traducteur. Nous avons passé une semaine à nous imprégner de leur mode de vie traditionnel et rude.

Chaque jour, nous les avons aidés du mieux que nous pouvions dans leurs tâches, de la traite des vaches au petit matin, jusqu’au rassemblement des troupeaux au crépuscule. Et après avoir vécu comme des nomades, mangé du mouton, bu de l’airag et de la vodka, dansé et travaillé comme eux et avec eux, nous pouvons témoigner que malgré la difficulté de cette vie authentique et oubliée par les citadins que nous sommes, le bonheur est vraiment dans la steppe !

Une femme d'une minorité ethnique vêtue de sa tenue traditionnelle dans une rue de Lijiang dans le Yunnan en Chine

Les villes historiques de Dali et Lijiang

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au fin fond de la province du Yunnan en Chine. Nous allons visiter ensemble les villages historiques de Dali et Lijiang ainsi que leurs alentours. On va en prendre plein les yeux avec de belles pagodes, le lac Erhai ou encore le Black Dragon Pool. Mais surtout, ce sera l’occasion de découvrir le mode de vie et l’artisanat des minorités ethniques locales comme les Yi, les Bai ou les Naxi.
Et alors que nous quittons le Yunnan la tête pleine de souvenirs, nous vous montrons également son visage moderne alors que nous sommes en route vers la gare pour de nouvelles aventures !

Des touristes profitent du panorama sur la forêt de pierres de Shilin dans le Yunnan en Chine

Découverte d’un autre monde à Kunming

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène au Sud de la Chine, dans la province du Yunnan. Nous sommes arrivés à Kunming pour quelques jours et nous découvrons littéralement un autre monde. La Chine nous a surpris comme nous ne nous y serions jamais attendus : sa culture et ses traditions, l’accueil de ses habitants toujours prêts à nous aider, sa gastronomie riche et variée, ses temples magnifiques et ses paysages grandioses comme ici la forêt de pierres de Shi Lin

Des fidèles prient dans un temple bouddhiste de Chinatown à Singapour

Découverte du quartier de Chinatown à Singapour

Salut les loulous !

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Aujourd’hui on vous emmène à Singapour. La première étape de notre voyage de 6 mois en Asie et Océanie… Ce nom était pour nous synonyme d’exotisme, de port du bout du monde, de mystère. Singapour nous aura fait rêver dès la préparation de notre voyage, mais surtout pendant les 5 jours où nous aurons arpenté, munis de nos tongs dans la moiteur du mois de Juillet, cette jungle mi-urbaine, mi-végétale.

Un building de Singapour envahi par la végétation A Singapour, la jungle est urbaine mais aussi végétale !

Des quartiers aux ambiances différentes

Quand on pense à Singapour, on s’imagine en train de siroter un cocktail tout en se rafraîchissant dans la piscine à débordement du Marina Bay Sands, face au soleil se couchant derrière les impressionnants gratte-ciels. Seulement les loulous, cela aurait été sensiblement au-dessus de notre budget, sachant qu’il faut être client de l’hôtel pour accéder à ce privilège.

La vue sur la baie de Singapour et les gratte-ciels depuis le Marina Bay Sands Le grandiose Marina Bay Sands éclairé de nuit dans la baie de Singapour

Ce qui nous a le plus surpris en arrivant à Singapour, c’est la mixité des habitants de la ville, qu’ils soient d’origine malaisienne, indienne, chinoise ou expatriés. Cependant, chaque communauté vit dans un quartier qui lui est propre, avec son style, son architecture, sa cuisine et sa culture, sans trop empiéter sur les autres. Nous avons adoré nous perdre dans chacun d’entre eux, avec l’impression d’être tantôt dans une ville indienne, en version (trop) aseptisée, tantôt dans le quartier touristique d’une grande ville chinoise dont la population aurait été réduite de moitié.

Une rue colorée du quartier de Little India à Singapour Une rue animée du quartier de Chinatown à Singapour Des poupées typiques du quartier de Chinatown à Singapour

Et c’est justement là que nous vous emmenons les loulous ! Nous avons choisi de dormir dans le quartier de Little India où sont basés les guesthouses et backpackers bon marché et voulons nous rendre à Marina Bay. Nous sommes motivés, il fait beau, nous décidons donc d’y aller à pied depuis notre guesthouse. Ne vous inquiétez pas, on sait ce qu’on fait, les deux quartiers ne sont qu’à 6 kilomètres l’un de l’autre ! Et puis on adore marcher : c’est le meilleur moyen de comprendre une ville et en découvrir ses secrets 🙂

Notre itinéraire à pied : de Little India jusqu’au Marina Bay Sands, en passant par Chinatown

Pause culturelle et gastronomique à Chinatown

À mi-chemin se trouve le quartier de Chinatown. D’un commun accord, nous décidons de nous y aventurer. D’une, parce qu’il y a un très beau temple bouddhiste dans lequel est exposée la relique d’une dent de Bouddha. Et de deux, parce qu’on vient de passer l’heure du déjeuner, et que Meryll y voit l’occasion de manger quelques spécialités culinaires chinoises. Et il ne déconne pas avec ces choses-là 🙂 Ça sera l’occasion de goûter les premiers Dim Sum de notre voyage : vous savez, ces grosses brioches vapeur légèrement sucrées et souvent fourrées de viande hachée mélangée à des épices.

La première rencontre de notre voyage, dans le quartier de Chinatown à Singapour L'un des nombreux food courts de Singapour où l'on peut goûter aux spécialités des différentes cuisines du pays

Bon, on va être honnêtes avec vous : nous n’avons pas vu la relique de la dent de Bouddha. Mais ce qui nous a impressionnés, c’est de pouvoir observer une cérémonie bouddhiste et être les témoins de la ferveur des fidèles. Les dorures et statues, les chants au rythme des percussions ainsi que l’air chaud mêlé aux odeurs de street-food… Il n’y a plus aucun doute possible : notre périple vient de commencer !

La prière dans le temple de la relique de la dent de Bouddha à Singapour Une statue de Bouddha dans le temple de la relique de la dent de Bouddha à Singapour

Histoire de finir sur une note d’exploration culinaire, Meryll a décidé de goûter une patte de poulet. C’est un mets classique en Chine, et le goût n’a rien de bien particulier. Mais la texture, entre cartilage et petits os, aurait de quoi faire fuir le dentier de Mamie Simone au fond de sa gorge ! À essayer pour les plus curieux d’entre vous, mais en ce qui nous concerne, nous ne tenterons pas forcément d’en cuisiner à la maison à notre retour ! Dans tous les cas, vous pourrez vous délecter de cette expérience inoubliable en regardant la vidéo en haut de page 🙂

Quelques chiffres…

110 euros : les 4 nuits à The Inncrowd dans le quartier de Little India, 2 lits en dortoir de 8 avec douche commune en bon état.

253 euros : le prix minimum d’une nuit pour 2 dans une chambre du Marina Bay Sands. C’est sûr, c’est un peu plus chic 🙂

15,40 euros : pour monter jusqu’au Skypark, la plateforme d’observation du Marina Bay Sands, et profiter de la vue.

0,50 euros : les 2 bananes, histoire d’avoir des fruits au petit-déj. La confiture chimique à la fraise de la guest house c’est pas top quand même 🙂

1,27 euros : le ticket de métro pour aller de Bugis jusqu’à Marina Bay, si vous préférez les transports en commun.

0,33 euros : la grande bouteille d’eau, parce qu’il fait super chaud et que vous aussi, vous allez transpirer comme des boeufs.

GRATUIT ! La visite du temple de la relique de la dent de Bouddha ne vous coûtera pas un centime et on vous prêtera une écharpe pour couvrir vos petites épaules rougies par le soleil.

1,33 euros : les trois gros Dim Sums fourrés à la viande et aux épices et achetés dans la rue à Chinatown. Ils sont bons, ils sont beaux, ils sont chauds !

0,66 euros : la patte de poulet achetée dans la rue à Chinatown. Pour le dessert ou simplement satisfaire la curiosité de vos papilles. À ce prix-là, c’est donné ! On vous dit ça, on vous dit rien… 😉

L’anecdote

Comme on vous le disait plus tôt, nous avons trouvé les rues de Singapour presque trop propres ! C’est relativement surprenant, notamment en Asie du Sud-Est, et ça nous a fichu une sacrée honte lorsque nous avons marché en ville à notre retour en France…
La différence est en grande partie due aux nombreuses lois et interdictions locales, ainsi qu’aux punitions et amendes qui en découlent.

Il est par exemple interdit de cracher ou de jeter un mégot de cigarette par-terre. Il est aussi interdit de mâcher du chewing-gum à l’extérieur.

Plus embêtant les loulous, il est interdit de manger et de boire dans le métro. Un soir, on a failli payer une amende quand Solenne a voulu boire de l’eau par réflexe, et surtout parce qu’il faisait chaud !

Et le plus curieux pour la fin ! Connaissez-vous le durian, ce fruit que l’on trouve dans toute l’Asie du Sud-Est et qui sent vraiment mauvais pour nous, occidentaux ? Et bien il est formellement interdit d’en emmener un dans les transports en commun et dans les hôtels ! Un peu comme si en France, on faisait payer une amende salée à Mamie Simone qui monte dans le bus après ses courses avec un bon vieux munster dans son sac… Une loi difficile à mettre en place chez nous, qu’en pensez-vous ? 😉

Village Toraja à Sulawesi

A la découverte du pays Toraja

Salut les loulous !

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Aujourd’hui nous retournons ensemble en Indonésie sur l’île de Sulawesi. Nous vous l’avions expliqué précédemment : il est impossible de résumer la beauté et les mystères du pays Toraja en un seul article !

Nous vous proposons de continuer notre exploration de cette région de Sulawesi. L’aventure vous manquait ? Et bien à nous aussi, figurez-vous ! Nous partons explorer les petits villages autour de Rantepao, et pour cela il n’y a pas de meilleur moyen de locomotion qu’un bon vieux scooter.

L’hôtel nous a imprimé une mini-carte dessinée à la main qui s’avèrera fort utile pour nous aider à nous repérer et nous indiquer les différents points d’intérêts. Mais pour l’instant, nous n’avons qu’une envie : rouler en toute liberté et cheveux au vent au milieu des rizières.

Panorama sur les rizières de Sulawesi

Comme toujours, on a pensé à Mamie Simone. Imaginez-vous, vous en biker téméraire, et elle en photographe de choc assise à vos côtés dans un side-car venu tout droit de la route 66. Et puis quoi encore ? Faut pas déconner non plus. Si elle veut venir, elle louera sa bécane comme tout le monde 🙂

Nous arrivons tous transpirants au village traditionnel de Kete Kesu. Enfin, il s’agit d’une reconstitution d’un ancien village et nous allons devoir payer quelques roupies pour le visiter. Allez, ne faites pas la tête… Nous allons voir plein de villages Toraja durant notre séjour.

Village Toraja à Sulawesi

Mais en visitant cet écomusée, nous contribuons à sa restauration et à l’artisanat local, puisque l’on peut y acheter des gravures sur bois réalisées à la main devant nous !

Nous avons aussi la chance d’observer de plus près les maisons Tongkonan ainsi que les réserves de riz dont la toiture est surprenante.

Maisons Toraja à Sulawesi

Il paraît que personne ne soit vraiment sûr de leur véritable origine. Certains racontent que la forme du toit rappelle celle des cornes d’un buffle, animal omniprésent au pays Toraja. Que ce soit pour l’aide précieuse qu’il fournit aux agriculteurs, mais encore pour sa viande ou sa peau, que nous avons vue sécher au soleil à plusieurs endroits.

Peau de buffle séchant au soleil à Sulawesi

D’autres disent qu’il y a bien longtemps, des peuples seraient venus en bateau de Chine ou du Vietnam et auraient décidé de s’installer à Sulawesi. Ils auraient alors utilisé la coque de leurs embarcations comme un toit afin de se protéger des intempéries.

N’hésitez pas à nous dire quelle version de l’histoire vous préférez. Et si par hasard vous deviez avoir votre propre théorie, farfelue ou sérieuse, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire au bas de la page !

Statues de cire à l'entrée d'un Tombeau Toraja à Sulawesi

Des tombeaux sont à proximité de chaque village, et après chaque cérémonie funéraire, le cercueil du défunt y est emmené par sa famille. Si la plupart des Toraja ont été évangélisés par les colons néerlandais, leurs anciennes coutumes et croyances sont toujours fortement ancrées dans leur culture.

A l’entrée des tombeaux, des statues aux effigies des défunts sont tournées vers les visiteurs, comme s’ils attendaient perpétuellement leur visite.

Tombeau d'enfants Toraja à Sulawesi

Ces statues appelées Tau tau sont réalisées à la mort du défunt par un sculpteur professionnel. Les plus récentes ressemblent trait pour trait à leur modèle, alors que les plus anciennes sont moins travaillées, voire de « simples » totems.

Le résultat dépend aussi du statut social du défunt, puisque la qualité du bois et des vêtements ou parures varie en fonction du prix payé par la famille. Certains tombeaux plus anciens ou ceux dédiés aux enfants ne possèdent pas de telles statues et présentent uniquement les orifices des chambres funéraires creusées à même la roche.

Cercueil et squelette dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Comme vous êtes courageux et intrépides, nous avons décidé de vous emmener à l’intérieur de l’un de ces tombeaux. Attention, à l’intérieur c’est un peu lugubre et ça peut faire froid dans le dos…

Nous avons eu la chance de croiser une ou deux grosses araignées qui nous ont fait penser que cet endroit n’appartient pas aux vivants. Mieux vaut profiter de la journée à continuer notre exploration des villages et rencontrer des Toraja bien en chair et souriants !

Squelettes dans un tombeau Toraja à Sulawesi

Il est vrai que le peuple Toraja a un rapport très particulier à la mort et chacun d’entre eux prépare la sienne et son au-delà de son vivant. Cela peut nous paraitre tellement improbable, pour nous qui avons parfois du mal à penser à autre chose qu’à notre travail ou nos soucis du quotidien.

Mais résumer le pays Toraja à cet aspect serait une erreur. Si nous devions en garder un souvenir, ce serait plutôt celui de ses paysages époustouflants ainsi que de l’accueil et de la gentillesse de ses habitants.

Un buffle au milieu des rizières à Sulawesi

Si vous avez la chance de vous y rendre un jour, vous serez ravis d’être salués chaleureusement par tous les enfants que vous croiserez sur le chemin de l’école. Vous serez même probablement invités à vous asseoir à l’ombre avec les adultes et partager un verre de vin de palme. Nous ne pouvons pas vous promettre que vous aimerez, mais ça c’est une autre histoire 😉

Enfants sur le chemin de l'école à Sulawesi