Arrivée à Alcatraz depuis San Francisco

À San Francisco, détour par la case prison !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Pas sûr que le verbe « s’évader » soit le plus approprié pour débuter cet article. Aujourd’hui, on vous emmène aux États-Unis, dans la baie de San Francisco, pour visiter l’île d’Alcatraz !

Rassurez-nous immédiatement Mamie Simone : le complexe pénitencier de l’île, dans lequel furent enfermés les pires malfrats du 20ème siècle comme le célèbre Al « Scarface » Capone, est fermé depuis belle lurette et a été converti en zone récréative.

Vue sur une tourelle de la prison d'Alcatraz à San Francisco
Dur de s’échapper d’un rocher entouré de courants violents !

Les seules rencontres que vous ferez sur l’île seront celles avec les colonies d’oiseaux sauvages qui peuplent les lieux, les guides et employés du site historique, et des centaines d’autres touristes, qui comme vous, seront venus découvrir l’endroit.

Ruines d'Alcatraz à San Francisco
Des ruines et des oiseaux…

Alcatraz, c’est quoi ?

L’île est surtout célèbre pour la prison qu’elle a abrité durant le siècle dernier. La culture populaire américaine lui aura sans doute bien assez rendu hommage au cinéma, à la télévision ou encore dans une multitude de jeux vidéos.

Arrivée à Alcatraz depuis San Francisco
À vous aussi, ça vous rappelle Shutter Island?

Ce que vous apprendrez en visionnant le petit film d’introduction préliminaire à la visite, c’est que le rocher – « The Rock » en Anglais – était en fait point d’occupation stratégique pour l’armée américaine au 19ème siècle. Celui qui dominait alors la baie de San Francisco, dominait l’Ouest Américain !

Vue extérieure sur la prison d'Alcatraz à San Francisco

Tour à tour forteresse puis prison militaire, les infrastructures de l’île furent transformées en prison dans les années 30. Et pendant trois décennies, les familles des employés pénitenciers vécurent dans de charmantes maisonnettes à quelques mètres des cellules dans lesquelles était enfermé le gratin des gangsters américains de l’époque !

Facade extérieure de la prison d'Alcatraz à San Francisco

Alcatraz a également été occupée par des activistes amérindiens pendant presque deux ans entre 1969 et 1971. Ces derniers revendiquaient la transformation du site en centre culturel dédié à leurs traditions et philosophie de vie, mais ils finirent expulsés du rocher.

Leur action permit toutefois d’attirer l’attention des Américains sur leurs difficultés, et des graffitis rappellent encore aujourd’hui aux visiteurs leur passage sur l’île.

Citerne d'Alcatraz à San Francisco

Comment se rendre à Alcatraz ?

Pour visiter Alcatraz, vous devrez acheter un ticket comprenant la traversée aller-retour en ferry, l’entrée sur le site, et des activités optionnelles sur place.

Pour une visite standard la journée, il faudra compter un total de 37,25 USD pour un junior ou un adulte. Le tarif sera réduit à 35,25 USD pour les seniors comme Mamie Simone, et 23 USD pour les enfants entre 5 et 11 ans.

Ferry pour aller à Alcatraz à San Francisco

Vous pourrez acheter vos billets en ligne sur le site d’Alcatraz Cruises, où vous seront proposées d’autres options comme la visite guidée « Behind the scenes ».

La visite nocturne quant à elle, vous permettra de contempler la magnifique skyline illuminée de San Francisco. Mais en contrepartie, vous risquez de flipper un peu, dans le noir. On vous dit ça comme ça… 😉

Vue sur la baie de San Francisco depuis Alcatraz

Les départs en ferry se font depuis le quai « Pier 33 » de San Francisco. Soyez-y une bonne demie-heure en avance ! Et dites-vous qu’à l’époque, les détenus auraient payé pour en sortir plutôt que pour y rentrer !

 

Le quotidien des prisonniers

L’essentiel de la visite d’Alcatraz se focalise sur la période « établissement pénitencier » de l’île, et plonge le touriste dans le rude  quotidien des prisonniers. Munis d’un casque audio, vous aurez également la possibilité d’entendre les témoignages des gardes, mais aussi de quelques détenus de la prison !

Emploi du temps quotidien des prisonniers d'Alcatraz à San Francisco
Montrez ça à votre neveu la prochaine fois qu’il se plaint de son nouvel emploi du temps !

Bâtiment administratif d'Alcatraz à San Francisco

Douches de la prison d'Alcatraz à San Francisco

Vestiaire de la prison d'Alcatraz à San Francisco

Couloir de la prison d'Alcatraz à San Francisco

Cellule occupée d'Alcatraz à San Francisco

Toilettes d'une cellule d'Alcatraz à San Francisco
Pas moyen d’être tranquille 5 minutes 😛

Barreaux d'une cellule d'Alcatraz à San Francisco

L’expérience est très impressionnante, et l’on s’imagine parfaitement la difficile vie des détenus. Ça en fait froid dans le dos ! Vous serez plus que réjouis à l’idée de ressortir de l’ancien bâtiment administratif de la prison !

Un petit regret cependant : les autres époques de l’île ne sont pas assez mises en avant. Il aurait été par exemple très intéressant d’avoir encore plus d’informations ou d’expositions dédiées à la culture amérindienne.

Décors de photo urbaine

Si, lors de votre visite, vous deviez vous lasser des lugubres couloirs de la prison, sachez que les divers bâtiments en ruine sont des candidats idéaux pour s’essayer à la photographie urbaine.

Voilà ci-dessous quelques échantillons pris par Meryll, débutant complet, muni d’un smartphone :

Lavabo dans l'atelier d'Alcatraz à San Francisco

Murs de l'atelier d'Alcatraz à San Francisco

Vitre cassée dans l'atelier d'Alcatraz à San Francisco

Piliers de l'atelier d'Alcatraz à San Francisco

Toilettes de l'atelier d'Alcatraz à San Francisco

Cheminée d'Alcatraz à San Francisco

Mur rouillé d'Alcatraz à San Francisco

Les loulous, il est l’heure pour nous de reprendre le ferry vers San Francisco et retrouver la terre ferme.

Nous vous promettons que la prochaine fois, nous vous emmènerons en pleine nature, à la recherche de la liberté que nous aimons tant ressentir lorsque nous sommes en voyage. À très bientôt pour de nouvelles aventures !

Salut salut 😉

Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Qui veut gagner son visa ?

Salut les loulous !

Aujourd’hui, nous allons aborder une étape importante de la préparation de vos prochains voyages autour du monde ! Nous parlons bien sûr de l’obtention d’un visa tourisme, qui vous sera demandé à l’entrée de certains pays. Sans ce précieux sésame, il vous sera impossible de passer les contrôles d’immigration, et de profiter du voyage dont vous avez rêvé.

Pour les circuits organisés et autres croisières dont raffole Mamie Simone, l’agence par laquelle vous serez passés aura pris soin de vous lister les documents dont vous aurez besoin pour entrer dans les pays sur votre parcours. Enfin, on l’espère pour vous 🙂

Dans le cas où vous préférez partir seuls à la découverte du monde, il faudra vous assurer d’entreprendre les bonnes démarches dans les temps. Sinon, vous risquez bien de devoir changer de plan et de destination à la dernière minute…

Pas de panique ! Nous allons vous donner quelques exemples concrets basés sur nos propres voyages et expérimentations. Après avoir lu cet article, cela vous semblera aussi simple que d’envoyer une lettre par la poste… ou presque 🙂

Par où commencer ?

Comme nous sommes Français, nous ne parlerons que de voyages vers des pays en dehors de l’Espace Schengen et de l’Union Européenne, puisqu’aucun visa ne nous serait nécessaire le cas échéant.

Nous commençons toujours par nous informer de la situation générale du pays que nous souhaitons visiter. Pour cela, il suffit de se rendre dans la section Conseils aux voyageurs du site du Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International.

Le site est très utile, mais sa navigation est un peu compliquée. Le lien ci-dessus vous emmènera directement sur la page qui nous intéresse : vous y trouverez une carte du monde interactive,  sur laquelle vous pourrez sélectionner la destination de votre voyage.

Carte des conseils aux voyageurs par pays

Une fois que vous aurez cliqué sur le pays qui vous intéresse, vous serez renvoyés vers sa page d’accueil. Il ne vous restera plus qu’à vous rendre sur l’onglet « Entrée/Séjour » pour découvrir les conditions d’entrée dans le pays, et savoir si un visa vous sera nécessaire ou non.

Conseil aux voyageurs par pays, onglet Entrée / Séjour

Par exemple, il est indiqué sur la page du Japon qu’il n’est pas nécessaire pour un ressortissant Français de demander un visa touristique lors d’un séjour de moins de 90 jours.

Par contre, celui-ci est indispensable pour visiter la Tanzanie, la Chine, la Mongolie, alors qu’une autorisation électronique vous suffira pour des voyages touristiques de trois mois maximum en Australie ou encore pour séjourner aux Etats-Unis.

Une fois cette vérification faite, comment procéder pour obtenir un visa ou une autorisation d’entrée ?

Demande à une ambassade dans votre pays

Il s’agit sans doute de la technique la plus simple et la moins risquée, surtout si vous préparez un voyage de quelques jours ou semaines pour vos vacances. Et c’est ainsi que nous avons obtenu notre Visa de tourisme avant de partir pour deux semaines en Tanzanie. Pour cela, il vous suffira de :

– Connaître l’adresse du site web de l’ambassade en question dans votre pays. Une recherche fera l’affaire 😉

– Trouver la page consacrée aux visas, comme par exemple celle-ci

– Suivre les instructions et rassembler les documents requis, y compris votre passeport en cours de validité !

– Les envoyer par la poste en recommandé A/R !

– Attendre le délai nécessaire à la validation de votre dossier et l’établissement de votre visa

– Réceptionner votre passeport et découvrir votre visa tout beau tout neuf collé sur l’une des pages prévues à cet effet 🙂

– Préparer la suite de votre voyage et en profiter !

La plupart des ambassades en France sont situées à Paris. Si vous vivez en région parisienne, où y séjournez pendant les quelques jours nécessaires à la création de votre visa, vous pouvez également vous rendre à l’ambassade directement pour faire la demande. Attention à bien vérifier les horaires d’admission pour les demandes de visa avant d’y aller !

Cela vous évitera les frais postaux et la petite appréhension que la poste n’égare votre passeport 😀 On vous avouera que cela nous aura un peu inquiétés à l’époque… Juste un peu 😉

Vous pouvez également essayer d’appeler l’ambassade ou de leur envoyer un email si vous avez des questions. Pour être honnêtes avec vous les loulous, nous avons essayé quelques fois de contacter l’une ou l’autre ambassade, sans réel succès…

Des girafes buvant à la rivière dans le parc national de Serengeti en Tanzanie
Ça valait le coup de confier nos passeports à la poste, non ? 😉

Demande à un consulat dans votre pays

Cette technique est similaire à la précédente, sauf que dans ce cas-là nous passerons par un consulat. C’est ce que nous avons dû faire un mois avant notre départ pour 6 mois en Asie et Océanie, pour obtenir notre visa de tourisme Chinois.

Le consulat de Chine à Strasbourg était relativement proche de nous qui vivons en Alsace. Les inconvénients principaux étaient qu’il n’est ouvert pour les demandes de visas que certains jours de la semaine à des horaires précis, et qu’il n’assure pas le traitement de dossiers envoyés par la poste.

Il faut donc se déplacer deux fois : la première pour faire sa demande, et enfin pour récupérer son passeport lorsque le visa a été établi ou refusé. On vous le disait déjà à l’époque, alors que nous vous parlions des vaccins de voyage : nous ne remercierons jamais assez nos patrons de nous avoir donné autant de flexibilité pour pouvoir préparer notre départ 🙂

La Cité Interdite à Pékin en Chine
Pas de panique, vous passerez plus de temps à contempler les monuments chinois qu’à faire votre demande de visa !

Demande à une ambassade dans un pays étranger

Si vous partez pour un voyage au moyen ou long cours, il vous sera délicat de faire votre demande avant de partir. Une fois émis, un visa vous permet d’entrer dans un pays dans les trois mois suivants. Passé ce délai, le visa ne sera plus valable et il vous faudra en demander un nouveau.

C’est ainsi que nous avons dû localiser l’ambassade de Mongolie à Pékin en Chine, pour faire notre demande puis prier très fort pour qu’elle soit validée dans les temps. Sur ce coup-là, nous avons eu beaucoup de chance ! Le guichet pour les demandes de visas, qui se trouve à l’extérieur devant l’ambassade, est ouvert chaque mardi et vendredi. Nous avons fait notre demande un mardi, sommes venus chercher notre passeport le vendredi, et avons décollé pour Oulan-Bator le samedi, soulagés que notre aventure pouvait continuer comme prévu 🙂

À Pékin, de la station de métro Yonganli jusqu’à l’ambassade de Mongolie

Avec, au passage, de très bons souvenirs puisque nous avons profité du délai de délivrance de nos visas pour nous rendre à la grande muraille de Chine. Le tout avec une simple photocopie de nos passeports comme preuve de notre identité, ce dont la légalité en Chine demeure un mystère pour nous à l’heure actuelle 😉

Un détail important pour tous les loulous qui voudraient faire comme nous : nous avons eu la bonne idée de demander à notre contact en Mongolie de nous rédiger une lettre d’invitation, en anglais et en mongol, que nous avons donnée à l’ambassade. Elle ne semblait pas nécessaire en France, mais en Chine nous n’aurions pas pu recevoir nos visas sans ce précieux document ! Dans tous les cas, n’oubliez jamais qu’il vaut mieux avoir plus de documents que pas assez.

Une rivière parcourt la steppe déserte en Mongolie
Dire que sans cette lettre d’invitation nous n’aurions jamais pu voir ça !

Demande sur place

Dans certains pays, il est également possible de faire sa demande de visa sur place. C’était notamment le cas en Indonésie avant que l’obligation de visa pour les ressortissants Français ne soit levée, et à l’époque nous n’avions eu aucun problème pour l’obtenir à l’aéroport de Denpasar.

Attention les loulous : si vous décidez d’opter pour cette technique, soyez sûrs d’avoir avec vous toutes les pièces nécessaires et suffisamment d’argent. Renseignez-vous sur les coûts de la demande sur place, et sur les devises qui seront acceptées pour le règlement. Il serait quand même dommage de devoir faire demi-tour à peine arrivés après un long périple 😉

Autorisation électronique en ligne

D’autres pays ne demandent pas forcément de visa aux touristes pour des séjours de moins de trois mois, mais il faut cependant obtenir une autorisation électronique en ligne avant le départ.

C’est le cas par exemple de l’Australie avec son visa eVisitor subclass 561, disponible en ligne et entièrement gratuit. Le site officiel Visa Finder vous permettra de trouver facilement le visa approprié en fonction de votre profil et de vos besoins. Il vous suffira ensuite d’imprimer l’autorisation que les autorités australiennes vous auront envoyée par email, puis de la montrer lors du contrôle d’identité au poste d’immigration.

Vue panoramique sur le centre ville de Sydney en Australie
Courage ! Vous n’êtes qu’à quelques clics du centre-ville de Sydney 😉

Les Etats-Unis proposent un système similaire avec l’ESTA, valable deux ans. Elle vous coûtera la modique somme de 14 USD, à condition que vous soyez issus d’un pays membre du Visa Waiver Program.

Qui veut gagner son visa ?

Les loulous, nous espérons que ce petit article vous aidera à préparer vos prochains voyages et aura pu répondre à certaines questions que vous vous posiez sur le thème des visas. Cependant, sachez que même avec un dossier complet et sans aucune raison apparente, votre demande de visa pourra être refusée. Et dans cette situation malheureuse, l’avis du public ne pourra pas vous aider. Peut-être pourrez-vous passer un coup de fil à un ami bien placé ? 😉

Nous n’avons jamais eu de problème et toujours obtenu nos visas dans les temps. Mais pour chaque demande, nous avons dû fournir une copie de nos titres de transports, billets d’avion, de train ou de bus. Parfois nous avons dû réserver des hôtels, ou indiquer notre salaire annuel… Nous comprenons très bien à quel point il doit être frustrant de voir sa demande refusée, sans en avoir fait l’expérience. N’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire pour partager votre vécu en la matière, qu’il soit bon ou mauvais.

Nous on vous dit à bientôt pour un prochain article. Allez, salut salut 🙂

Une femme Batek plie des branchages pour construire un abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Rendez-vous en jungle inconnue !

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène dans la jungle du parc national Taman Negara en Malaisie ! Nous entamons la deuxième partie de notre mission de volontourisme avec Fuze Ecoteer. Après avoir vécu quelques jours tranquilles dans le village de Merapoh, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous allons partir à la rencontre de la tribu aborigène Batek qui vit dans les environs. Notre objectif est de camper ensemble, et pas n’importe où : dans l’une des forêts tropicales les plus vieilles du monde.

En pleine préparation pour la construction de notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Dans la jungle, le climat est chaud et très humide. Les conditions idéales sont réunies pour favoriser une rencontre plus qu’intime entre nos mollets tous blancs et les mignonnes petites sangsues qui peuplent les rivières. Les loulous, nous vous confions la mission de bien équiper Mamie Simone. N’oubliez pas de rentrer son pantalon dans ses chaussettes, de lui donner une grande bouteille d’eau, et de changer les piles de sa lampe frontale au cas où elle devrait se lever dans la nuit 🙂

Le peuple de la forêt tropicale

Les Batek font partie de ceux que l’on appelle « Orang Asli » en Malaisie, autrement dit les « Hommes des origines ». Ce peuple aborigène vit dans la forêt tropicale du Taman Negara. Chasseurs-cueilleurs et nomades, ils ont une connaissance impressionnante de la jungle, de ses animaux, mais aussi de ses plantes dont ils se servent pour la cuisine ou encore la médecine. Et même à des fins un peu plus insolites, et que nous étions loin d’imaginer comme le maquillage, l’artisanat et la fabrication d’instruments de musique 🙂

Ka Ching, femme Batek en pleine cueillette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les Batek sont pacifiques, et un ensemble de règles définit leur société. Ils rejettent notamment toute notion de droit à la propriété de la terre, ce qui nuit malheureusement à la préservation de leur mode de vie nomade et de leurs traditions. Il y a une vingtaine d’années, le gouvernement malaisien a décidé de donner à chacun d’entre eux une identité légale, leur ouvrant la porte au mariage ou encore à l’éducation.

Peu à peu sédentarisés dans des villages de pierre, les Batek se sont retrouvés dans un monde dont les règles, les droits et les devoirs ne sont pas vraiment les leurs.

Les maisons et bâtiments du village officiel des Batek à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie L'école du village officiel des Batek, à l'extérieur du Taman Negara en Malaisie

Le projet de Fuze Ecoteer

Fuze Ecoteer a établi de bonnes relations avec la tribu. L’équipe basée à Merapoh est en charge de différents projets ayant pour objectif de faciliter l’intégration de la communauté Batek dans les villages alentours.

Par exemple, en les aidant à trouver du travail dans les exploitations locales, ou en donnant des cours d’anglais ou de mathématiques aux enfants dans l’unique classe du village. Mais aussi en faisant participer des touristes volontaires dans divers ateliers d’échange culturel. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans notre pick-up, à la recherche de la tribu qui a subitement décidé de retourner vivre dans la forêt.

L'équipe de Fuze Ecoteer traversant la rivière avec Empeng, femme Batek, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Lizzie, notre intermédiaire, a réussi à retrouver leur camp dans la forêt deux jours auparavant et le chef de la tribu lui a promis que les Batek ne se déplaceraient pas pendant « quelques temps ». Seulement les Batek n’ont pas la même notion du temps que nous, et Lizzie redoute désormais qu’ils ne se soient enfoncés plus loin dans le Taman Negara.

Rendez-vous en jungle inconnue

Il faut croire que la chance a joué en notre faveur les loulous ! Dire qu’on a failli arrêter l’article ici 🙂 Alors que nous marchons dans la forêt en direction du supposé camp, nous commençons à entendre des voix, des rires, des chants. Puis nous voyons des habits en train de sécher, étendus aux branches des arbres. Ainsi que des scooters ! Et oui, les plus jeunes Batek sont influencés par la société moderne et adorent faire l’aller-retour jusqu’à leur village officiel sur leurs deux-roues. Lorsque nous arrivons enfin au camp, toute la tribu est là !

Première surprise, les Batek sont très timides devant les étrangers. Si Atan, le chef, nous accueille avec le sourire et une poignée de main, le reste de la tribu semble ne pas oser nous regarder. Les jeunes se regroupent au fond, nous observent, parlent entre eux, sourient et nous font coucou de la main. Ce ne sera que lorsque nous quitteront le camp qu’ils oseront enfin nous lancer des « Hello! » plus téméraires 🙂

Avec la belle Empeng, membre de la tribu Batek dans le camp de la tribu à l'entrée du Taman Negara en Malaisie

Nous repartons donc une fois que Lizzie a obtenu l’accord de Chan Lin, l’aînée de la tribu : cinq femmes Batek nous escorterons dans la jungle du Taman Negara, leur « jardin », le lendemain. Elles nous montreront comment construire un campement traditionnel et comment utiliser les différentes plantes et arbres de la forêt. Mais avant de partir, nous ne manquerons pas de géolocaliser le campement avec une balise GPS afin de retrouver le chemin rapidement le jour suivant !

Coquette comme une Batek

Au petit matin, notre groupe retrouve Chan Lin accompagnée de Kachong, Empeng, Kejai et Salina. Les quatre premières auraient presque l’âge de prendre un thé avec Mamie Simone, et la dernière semble largement être leur cadette. Les plus anciens Batek ne connaissent pas vraiment leur âge, mais Chan Lin sait qu’elle est l’aînée « parce qu’elle était là avant les autres ».

Nos cinq guides se sont apprêtées pour notre rencontre et portent des bijoux végétaux magnifiques dans les cheveux et aux oreilles. Et les Batek n’ont pas fini de nous surprendre ! Alors que nous nous enfonçons dans la forêt tropicale, Aïn, l’anthropologue malaisienne qui nous accompagne, nous traduit leurs conversations.

Chan Lin, femme Batek en train de couper des feuilles à la machette dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Bijou végétal batek dans les cheveux de la belle Kejai dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Elles sont littéralement en train de se chamailler, n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’endroit où nous allons dormir. Si certaines veulent camper au bord de la rivière pour pêcher et prendre un bon bain, les autres ont peur que nous mourrions tous dans notre sommeil, écrasés par les arbres que la pluie pourrait abattre ! On aurait préféré ne pas avoir la traduction :p

En train de rincer les feuilles qui nous serviront d'assiettes au bord d'une rivière du Taman Negara en Malaisie Les ingrédients de notre dîner dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Les loulous, essayez d’imaginer la scène : nous, trempés par la sueur et l’humidité de la jungle, nos gros sacs sur le dos, manquant de glisser par endroits sur les roches humides… Et juste devant, ces cinq femmes qui nous escortent pieds nus et machette à la main, cueillant au passage diverses plantes et branches, et se disputant pour savoir où elles vont établir le campement ! 😀 Une heure plus tard, nos guides sont enfin tombées d’accord ! Question de priorités, nous dormirons au bord de la rivière. Quitte à mourir, autant avoir pris un bon bain avant 🙂

En train de construire l'abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie en compagnie d'Empeng, femme Batek Notre abri pour la nuit dans la jungle du Taman Negara en Malaisie, vue de dessous

Durant toute la journée, les Batek vont nous initier à la cueillette et à l’utilisation des plantes : des longues feuilles de palmier que nous utiliserons pour construire notre abri, aux bambous qui serviront à fabriquer des peignes ou dans lesquels nous cuirons notre dîner à l’étouffée, sur le feu allumé par Chan Lin. Sans oublier les lianes, qui serviront à fabriquer des paniers pour transporter des herbes médicinales au village.

L'un des noeuds végétaux soutenant notre abri dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Noeud végétal dans notre campement dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Notre abri pour la nuit, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Force est de constater que les Batek, à des années-lumières de notre culture, sont toutes aussi coquettes que les femmes de notre société. Elles ont même pensé à amener des robes de rechange après leur bain du soir dans la rivière. Et le lendemain matin, avant de retourner au camp, elles montreront à Solenne comment se maquiller avec les racines de la forêt. On vous l’accorde, chez nous, ça ferait peut-être un peu jaunisse… Mais à cet instant précis, dans cet endroit improbable, elles étaient toutes vraiment très belles.

Session de maquillage avec les Batek au petit matin, dans la jungle du Taman Negara en Malaisie Maquillée comme une Batek dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Quelques chiffres…

10 euros : les trois peignes fabriqués dans de l’écorce de bambou et décorés à la main par nos amies Batek. Rien de mieux qu’un bijou végétal pour impressionner vos amis bobos lors d’une soirée vegan 😉

DES MILLIERS : de souvenirs que nous garderont de cette aventure avec les Batek, en espérant fort qu’ils continueront de retourner dans leur beau jardin qu’est la jungle du Taman Negara

L’anecdote

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé si nous avions eu peur de passer la nuit dans cette forêt tropicale peuplée de tigres, de serpents ou autres araignées. Pour être honnêtes avec vous, nous avons surtout vu des fourmis et des mouches, et entendu des singes nous taquiner du haut des arbres. Il semblerait que la plupart des animaux soient effrayés par l’homme, cet être si bruyant et malodorant 🙂

Du moment où nous sommes entrés dans la jungle, jusqu’à ce que nous en ressortions le lendemain, nous nous sommes sentis en sécurité totale en compagnie des Batek. Nous avons eu l’impression d’être des enfants accompagnés de leurs grands-parents pour une promenade dans les bois.

Les Batek croient aux déités et aux esprits de la forêt qu’ils craignent et respectent, tout comme les animaux qui y vivent. Ces petits bouts de femmes, capables de construire un abri à partir de feuilles, d’allumer un feu, ou de pêcher en pleine nuit avec des cannes improvisées, dégainaient leur lampe torche en direction du moindre bruit suspect !

Après le dîner, Chan Lin fabriqua une guitare végétale dont elle tressa les cordes à partir de la fibre de grandes feuilles ! Malgré leurs peurs, les Batek se sont relayées toute la nuit pour surveiller le feu et notre camp, chantant dans une langue oubliée sur des airs qui nous étaient inconnus, accompagnées du brouhaha incessant de la jungle. Ce fut la plus belle des berceuses qui nous ait endormis. Celle de la forêt, celle qui on l’espère, ne s’arrêtera jamais.

Empeng, femme Batek traverse une rivière dans la jungle du Taman Negara en Malaisie

Vue sur le vieux pont de Mostar en Bosnie-Herzégovine depuis le minaret de la grande mosquée

Un petit détour en Bosnie-Herzégovine

Salut les loulous !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui, on vous emmène en Bosnie-Herzégovine ! Alors, on vous voit venir direct pour nous demander pourquoi nous y sommes allés et ce que nous avons bien pu y faire, tant ce pays peut nous être méconnu. Nous ne sommes vraiment pas là pour faire de la géopolitique, mais une mini-leçon d’histoire-géographie s’impose…

Très probablement, Mamie Simone se souvient de la Yougoslavie, ce pays d’Europe du Sud-Est qui s’est disloqué suite à la guerre des Balkans dans les années 90. Plus de vingt ans plus tard, plusieurs États indépendants occupent le territoire de l’ex-Yougoslavie : la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie ainsi que le Kosovo, qui n’est reconnu que par une partie de la communauté internationale.


By Hoshie – Made by Hoshie; see above for more details on sources., CC BY-SA 3.0, Link

La Croatie et la Bosnie-Herzégovine sont limitrophes, et si l’on veut longer la côte Adriatique de la Croatie, on est obligé de traverser la frontière entre les deux pays par deux fois. En effet, la Bosnie-Herzégovine possède une ville côtière du nom de Neum qui découpe la Croatie en deux sur un tronçon d’environ 40 kilomètres.

Notre leçon s’arrête ici les loulous, et pour les plus intéressés d’entre vous, nous vous invitons à lire les pages Wikipedia de la Yougoslavie et de sa dislocation.

Revenons à nos moutons ! Nous sommes partis pour un road trip de deux semaines en Croatie, de Split jusqu’à Dubrovnik. Alors, nous nous sommes dits que quitte à devoir traverser la Bosnie-Herzégovine, autant y faire un petit tour pour voir ce qu’il s’y passe ! Et c’est ainsi que nous avons modifié notre itinéraire pour nous rendre jusqu’à Mostar, célèbre ville touristique que nous avons eu l’envie de visiter. Notez bien que nous n’aurons visité que la région appelée Herzégovine et que le pays entier mériterait d’être visité pour en avoir un aperçu global.

Notre itinéraire : quitte à traverser une frontière, autant en profiter !

Les chutes de Kravice pour se rafraîchir

La Croatie possède de magnifiques parcs nationaux avec des chutes d’eau grandioses comme à Plitvice ou Krka. Mais nous aurions dû faire un détour par le Nord pour les visiter. Nous n’avions aucune envie de nous lancer dans une course effrénée pour visiter l’ensemble de la Croatie en deux semaines. D’une, parce que nous aimons prendre notre temps et de deux, parce que nous voulions limiter les trajets en voiture ou en bus au maximum.

En préparant notre itinéraire, nous avons découvert par hasard le parc de Kravice qui se trouvait pile-poil sur notre route ! Et c’est ainsi qu’à quelques kilomètres de la frontière nous nous sommes retrouvés face-à-face avec des chutes d’eau majestueuses dans un décor naturel magnifique. Avec un avantage de taille les loulous : la Bosnie-Herzégovine est pour l’instant plus préservée du tourisme que sa voisine la Croatie. Alors que le mois de Mai touchait à sa fin, il n’y avait que quelques locaux sur place pour bronzer, manger au bord de l’eau ou se baigner pour les plus courageux qui n’avaient ni froid aux yeux… ni ailleurs !

Les chutes de Kravice en Bosnie-Herzégovine

Le parc est aménagé avec deux petits restaurants au bord de l’eau, le reste étant sauvage et très propre. L’endroit est d’ailleurs propice à de belles balades et au camping. Faites quand même attention où vous mettez les pieds les loulous, surtout si Mamie Simone a sorti ses plus belles tongs pour se promener dans le parc ! Nous sommes tombés nez-à-nez avec un serpent, qui vous vous en doutez, a eu aussi peur que nous et surtout, que Solenne… 🙂

Barque au bord de l'eau près des chutes de Kravice en Bosnie-Herzégovine

Blagaj l’attrape-touriste

Blagaj est un petit village se situant à une quinzaine de kilomètres de Mostar. Il est célèbre pour sa maison construite contre une falaise, au bord de la rivière Buna qui s’engouffre mystérieusement dans une grotte. Cette maison s’appelle en fait un « Tekke » et servait de retraite aux Derviches, nom donné aux ascètes soufis.

Maison du derviche à Blagaj en Bosnie-Herzégovine

Si l’on peut visiter la maison qui est aujourd’hui un musée, nous ne nous sommes guère éternisés sur les lieux. Le décor, souvent pris en photo et publié sur les sites et blogs de voyage (comme le notre :)), est vraiment enchanteur et mystérieux… À condition de regarder en direction de la maison et surtout pas derrière soi !

De nombreux restaurants et terrasses, ainsi que plusieurs bouis-bouis à touristes encerclent littéralement l’endroit, ce qui lui fait perdre beaucoup de charme. Quand on vous disait plus haut que la Bosnie-Herzégovine était encore préservée du tourisme, cet endroit fait partie des exceptions qui font la règle 😉

Si on gardait un souvenir de Mostar…

Entourée de belles montagnes et coupée en deux par le fleuve Neretva dont l’eau bleue turquoise incite à la baignade, Mostar est également prisée des touristes pour sa vieille ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle fut ravagée pendant la guerre de Bosnie dans les années 90 et son pont emblématique, le Stari Most, fut détruit par un obus.

Désormais reconstruit, celui dont le nom de la ville est issu – « Most » veut dire « Pont » en bosnien – est l’attraction principale. De nombreuses personnes viennent en bus chaque jour depuis la Croatie pour passer quelques jours dans ce décor de carte postale. De jeunes locaux haranguent même les touristes qui traversent le pont et leur promettent de sauter à l’eau en échange de quelques Marks Convertibles, la monnaie locale. Un jeu qui peut être dangereux mais qui, de ce que nous avons vu, connait un véritable succès auprès des passants…

Mostar est également un carrefour religieux, à l’instar de la Bosnie-Herzégovine. Musulmans et Chrétiens orthodoxes et catholiques sont dispersés dans les divers quartiers de la ville et l’on peut visiter de nombreux lieux de culte. La mosquée Karađoz-bey date du 16ème siècle et l’on peut grimper au sommet de son minaret pour avoir un superbe panorama sur l’ensemble de la vieille ville.

Vue sur le vieux pont de Mostar en Bosnie-Herzégovine depuis le minaret de la grande mosquée

Attention cependant les loulous, parce que ça se mérite ! Les escaliers du minaret sont relativement raides et pas forcément bien éclairés. Nous vous déconseillons la montée si vous êtes sujets au vertige : la vue est très impressionnante ! Le mieux, ce serait que Mamie Simone vous attende en bas pendant que vous prendrez quelques photos pour elle 😉

L'intérieur de la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine Les escaliers du minaret de la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine Un minaret dans la vieille ville de Mostar en Bosnie-Herzégovine

Alors que la guerre est finie depuis plusieurs années, la ville porte toujours les cicatrices de ses blessures. En témoignent les nombreux impacts de balles qui perforent les murs des bâtiments, et que certains visiteurs se plaisent à prendre en photo.

Nous préfèrerons garder un autre souvenir de Mostar. Celui de cette soirée où, alors que le soleil venait de se coucher et que la plupart des touristes étaient repartis comme ils étaient venus, le chant des muezzins appelant à la prière résonnait dans la vallée. En ce jour de ramadan, les fidèles commençaient à se rassembler pour dîner ensemble à la nuit tombée, et les fumées de leurs grillades s’élevaient dans un magnifique ciel étoilé.

Coucher de soleil sur la vieille ville et la grande mosquée de Mostar en Bosnie-Herzégovine

Nous avons alors rêvé que nous étions les témoins privilégiés d’un instant authentique, un rituel qui se répète depuis des siècles et que les cartes postales ne pourront jamais retranscrire 😉

Saurez-vous prononcer « Ćevapčići » ?

Les loulous, vous commencez à nous connaître ! Hors de question pour nous de quitter la Bosnie-Herzégovine sans en goûter les spécialités locales. Le Ćevapčići est le plat emblématique des Balkans : ces petits cylindres de viande de boeuf et de veau hachée et épicée sont grillés et servis avec un pain rond, des oignons crus, de la purée de paprika légèrement relevée que l’on appelle Ajvar, et de fromage frais dénommé Kajmar.

Le cevapcici est la spécialité culinaire la plus célèbre de Bosnie-Herzégovine Dégustation de cevapcici à Mostar en Bosnie-Herzégovine

On retrouve le Ćevapčići en Serbie ou encore en Croatie, mais les Bosniens ont une façon bien à eux de le préparer. Le pain, dont l’intérieur a été fourré avec les bâtonnets de viande, est également réchauffé sur le grill, ce qui lui confère une saveur particulièrement délicieuse 🙂 Mamie Simone, qui n’a pas les yeux en face des trous, risquera fort de faire la comparaison avec un Kebap turc ou un Gyros grec… Malheureuse ! Cela n’a rien à voir, et les Ćevapčići méritent d’être goûtés et dégustés comme il se doit ! Seul détail important, saurez-vous prononcer « Ćevapčići » au moment de commander votre plat au restaurant ? 😉

Notre itinéraire gourmand, des Ćevapčići de Tima Irma aux Baklava de la pâtisserie Lasta

S’il vous reste un peu de place pour le dessert, nous vous conseillons également de craquer pour les Baklava, ou pour les gâteaux aux figues et aux noix qui accompagneront votre café bosniaque à merveille !

Le baklava est le dessert emblématique de la Bosnie-Herzégovine En Bosnie-Herzégovine, on trouve de délicieux gâteaux aux figues et aux noix

Les loulous, on va vous laisser digérer tranquillement et on vous retrouve très bientôt pour vous raconter la suite de notre road-trip. Et cette fois, nos aventures se passeront dans le Sud de la Croatie ! Allez, salut salut !

Notre technique très très secrète pour acheter nos billets d'avion

Notre technique secrète pour acheter nos billets d’avion

Notre technique très très secrète pour acheter nos billets d'avion

Salut les loulous !

Aujourd’hui, restez assis bien confortablement parce que l’on va simplement répondre à quelques-unes des nombreuses questions que vous nous avez posées à notre retour après plus de six mois en Asie et Océanie :

« Mais comment avez-vous fait pour réserver vos avions ? »

« Alors, vous avez pris un billet tour du monde ? »

« Ça vous a coûté combien ? »

« Vous vous êtes battus pour être assis au hublot ? »

On va tout vous dire, sans aucun tabou. De la méthode que nous utilisons pour trouver des billets pas chers, aux compagnies aériennes que nous avons choisies, en passant par ce que vous voulez tous savoir : le prix !

Billet tour du monde, une mauvaise idée pour nous

Les billets tour du monde proposés par les alliances de compagnies aériennes comme One World, Sky Team ou Star Alliance ont gagné en popularité les dernières années. Ils permettent de définir un itinéraire autour du monde, avec cependant certaines contraintes. En voici quelques unes :

– Le sens du parcours est défini, et on ne peut pas revenir sur ses pas : si vous quittez l’Asie pour l’Océanie, vous ne pourrez plus retourner en Asie ensuite.

– Le nombre de segments de vol est limité à un certain seuil, mais il est en général plus que suffisant.

– Certaines escales peuvent s’avérer très longues. Si le prochain pays dans lequel on veut se rendre n’est pas desservi par une liaison directe de l’une des compagnies appartenant à l’alliance, il faut transiter par le pays d’origine de la compagnie.

La carte de notre voyage en Asie et Océanie
Vous commencez à le connaître par coeur, non ? 😉

En ce qui nous concerne, nous n’avons jamais voulu faire un tour du monde lors de notre voyage de six mois. Il en aurait été de même si nous étions partis plus longtemps, et nous vous expliquerons pourquoi dans un prochain article. Mais du coup, le billet tour du monde ne convenait pas à notre parcours. Notre idée était de réaliser une boucle Asie – Océanie – Asie parce que cela nous tenait à coeur d’être au Japon pour les fêtes de fin d’année.

Nous avons toutefois contacté trois compagnies de One World afin de leur demander conseil, et comprendre s’il était possible de bénéficier de leur offre Circle Asia & South West Pacific.

– L’employé de la première compagnie nous a courtoisement répondu que comme leur pays d’origine n’était pas dans notre itinéraire, il ne pouvait malheureusement rien faire pour nous.

– Nous avons ensuite contacté Cathay Pacific, qui au prix de multiples échanges compliqués, nous ont formulé une offre de 3300 euros par personne, sans pouvoir couvrir l’ensemble des pays qui nous intéressait.

– Enfin, Qatar Airways, qui ont pourtant enregistré notre demande de devis et confirmé par email, ne nous ont jamais fait parvenir aucune offre.

Nous avons donc compris que les billets tour du monde et offres similaires sont intéressants jusqu’à un certain degré. Mais cela peut également vite devenir un casse-tête pour les compagnies du moment où le client a des demandes un peu plus exotiques, juste comme nous !

Tout cela aurait pu nous décourager, mais c’est mal nous connaître les loulous ! Au lieu de continuer à perdre du temps et de l’énergie avec d’autres compagnies ou d’autres alliances, nous avons retroussé nos manches et avons mené nos propres recherches. On n’est jamais mieux servi que par soi-même 😉

Google Flights, notre ami pour la vie

Et c’est ainsi que Google Flights entre en scène ! Si Mamie Simone vous demande ce que c’est, expliquez-lui que… Non, ne lui expliquez rien, vous allez perdre du temps ! Trouvez-lui une chaise et asseyez-la près de vous pour lui faire une démonstration 🙂

Nous avons commencé à utiliser Google Flights il y a quelques années alors que nous avions l’habitude des traditionnels Expedia ou Skyscanner. Google Flights propose des fonctionnalités similaires aux autres services, comme la personnalisation des résultats en fonction de votre géolocalisation ou de vos préférences. Nous trouvons surtout qu’il est pratique, rapide et agréable à utiliser, avec notamment une intégration directe à la page des résultats de recherche de Google:

Recherche de vols sur Google Flights

Résultats de recherche de vols avec Google Flights

Une autre interface très ergonomique est la carte, qui vous affiche le meilleur prix pour un vol vers une ville donnée à une date donnée, en fonction de votre géolocalisation .

Carte de Google Flights
Alors, où est-ce que vous voulez partir ? 😉

On n’oubliera pas non plus de vous mentionner l’intégration avec le moteur de recherche d’hôtels de Google, qui vous permettra de rapidement boucler votre planning de voyage !

Carte Google des hôtels
Vous l’avez compris, on adore le Japon !

Bien entendu, si vous préférez AirBnb ou le Couch Surfing, ou si vous voulez tenter le volontariat, il faudra alors vous occuper de votre logement séparément 😉

Itinéraire, compagnies et prix

Ah ! La partie qui vous intéresse le plus ! Bande de petits curieux de l’internet que vous êtes… 😉

Le tableau ci-dessous liste l’ensemble des vols que nous avons empruntés en six mois, avec quelle compagnie, leur durée, la durée des escales, et leur prix par personne en euros. On vous l’avait dit, vous saurez tout !

SEGMENT DE VOL COMPAGNIE DURÉE DU VOL DURÉE DE L’ESCALE PRIX PAR PERSONNE (EUROS)
ZURICH – SINGAPOUR Qatar Airways 16h15 2h40 à Doha 385
KUALA LUMPUR – KUNMING Air Asia 3h55 152
BEIJING – OULAN BATOR MIAT
Mongolian Airlines
2h30 232
OULAN BATOR – SEOUL MIAT
Mongolian Airlines
3h05 272,50
BUSAN – KUALA LUMPUR Air Asia 6h20 150,50
KUALA LUMPUR – SYDNEY Air Asia 8h05 112,80
SYDNEY – AUCKLAND Jet Star 3h05 147,70
CHRISTCHURCH – AUCKLAND Jet Star 1h30 50
AUCKLAND – NOUMEA Air New Zealand 3h 213
NOUMEA – TOKYO Air Calin 9h10 665,34
TOKYO – FRANKFURT Etihad 24h15 4h à Abu Dhabi 346,71
TOTAL :  2727,55

– Notre vol le moins cher était le vol interne Jet Star nous amenant de Christchurch à Auckland.

– Notre vol le plus cher était le vol Air Calin entre la Nouvelle-Calédonie et le Japon. La Nouvelle-Calédonie est très prisée par les Japonais, qui adorent venir passer leur lune de miel sur l’île des Pins.

– Le prix moyen de nos 13 vols (9 simples, 2 avec escale) est de 213 euros.

– Nous avons choisi Qatar Airways et Etihad pour les vols aller et retour parce qu’ils offraient le tarif le plus compétitif.

– Hormis les vols aller et retour, nous n’avons eu que des vols directs de durée raisonnable.

– En faisant nos propres recherches, nous avons pu acheter des billets moins chers auprès de compagnies low-cost comme Air Asia ou Jet Star.

– Inconvénient par rapport aux billets tour du monde : une fois nos billets achetés, il nous était impossible de modifier le parcours ou nos dates. Honnêtement, cela ne nous a pas dérangés, vu que nous sommes restés suffisamment longtemps dans chaque pays.

– Nous avons payé tous nos billets avec notre carte Visa gold pour bénéficier de l’assurance annulation en cas de soucis.

– Nous n’avons pas pris le train transmongolien entre Beijing et Oulan Bator parce que le vol avec MIAT coûtait moins cher… Et le trajet était dix fois plus rapide !

– Nous comptons compenser l’empreinte carbone dont nous sommes responsables en ayant pris autant l’avion en six mois. Nous vous en parlerons très bientôt. Nous sommes également conscients que voyager différemment éviterait de contribuer à la pollution de notre belle planète. D’ailleurs, cela nous fait réfléchir au moyen de transport que nous choisirons pour un prochain voyage du même genre 😉

A bientôt et bon vol !

Les loulous, nous espérons que ce petit article vous aidera dans la préparation de vos prochains voyages ! Peut-être aviez-vous peur jusqu’alors de tout organiser vous-mêmes ? Nous avons voulu vous montrer que l’on peut très bien se débrouiller tout seul et s’en sortir à bon prix. Bon, vous aurez peut-être quand même quelques sueurs au moment de dégainer la carte bleue, mais ne vous inquiétez pas… Après, ce n’est que du bonheur 😉

Nous sommes aussi intéressés de lire vos retours d’expérience pour des voyages similaires ou pour des allers-retours simples. Si vous utilisez un autre comparateur, n’hésitez pas non plus à nous dire lequel et pourquoi c’est celui que vous préférez. Nous aussi, nous sommes toujours à la recherche de bons tuyaux 🙂

Allez, salut salut !

 

 

Le torii flottant de l'île de Miyajima dans la baie d'Hiroshima au Japon

C’est pour tout ça que nous aimons le Japon

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon sur l’île de Honshū ! Nous venons d’y passer cinq semaines, en commençant à Tōkyō, en passant par les Alpes Japonaises et les villes de Nagano et Takayama, le Fujisan, la région du Kansai et la ville de Kyōto, pour finir à Hiroshima et sur l’île de Miyajima.

Il faudra plus d’une vidéo de cinq minutes et un petit article pour vous expliquer pourquoi nous aimons tant le Japon, mais nous espérons vous en donner un aperçu : Tōkyō, ses neko-bars, son agitation et sa démesure, la beauté de la campagne japonaise, la cuisine nippone…

Et en y restant plus d’un mois cette fois-ci, nous avons également eu plus d’opportunités de rencontrer les Japonais, vivre à leurs côtés et partager la culture et les traditions de ce pays qui nous fait rêver depuis que nous sommes des enfants.

Pour nous, ces cinq semaines au Japon furent la meilleure façon de clore notre voyage de 196 jours en Asie et Océanie commencé plus de 6 mois plus tôt. Mais rassurez bien Mamie Simone, les loulous : elle n’a pas fini d’avoir de nos nouvelles 😉

Singe des neiges au bord d'un onsen dans la vallée Jigokudani au Japon

Ninja, singes et matcha à Nagano !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène au Japon à Nagano ! Nous qui adorons le Japon et le considérons comme notre deuxième maison, nous n’avons jamais été dans cette petite ville des Alpes Japonaises, surtout connue pour avoir accueilli les Jeux Olympiques d’hiver de 1998.

Mais c’est également dans les environs de Nagano qu’une forme de Ninjutsu, l’art martial ninja, a été élaborée il y a des siècles et vous pouvez compter sur Meryll pour essayer de se frotter au maître ninja de la ville et à son élève, et bien sûr de s’incliner lamentablement face à eux 🙂

Nous en profitons également pour nous rendre à Jigokudani, la vallée de l’enfer, qui abrite une colonie de macaques que l’on dit la seule au monde à vivre autant au Nord ! Et ces singes taquins profitent des sources d’eau chaude des alentours, appelées onsen, pour se réchauffer toute la journée. À les voir barboter ainsi, on a presque l’impression qu’ils narguent les visiteurs transis et emmitouflés dans leurs parkas d’hiver.

Pour finir, nous nous sommes inscrits à un cours de préparation traditionnelle du thé matcha. C’est délicieux et on ne l’apprécie que mieux après s’être promené toute la journée dans le froid hivernal 🙂

Journée pirogue sur l'Ile des Pins

Nouvelle-Calédonie : Un jour spécial sur l’Île des Pins !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène en Nouvelle-Calédonie, sur l’Île des Pins ! Nous y avons passé une semaine et les quatre premiers jours furent difficiles, puisqu’il y a plu sans interruption. Vous y croyez les loulous ? Quatre jours de déluge sur l’Île des Pins 🙁

Mais comme on le dit souvent, après la pluie vient le beau temps. Là, c’est toute la magie de l’île qui opère et l’on comprend vraiment pourquoi on dit d’elle qu’elle est la plus proche du paradis 🙂 En une semaine, nous avons pu nous imprégner de son atmosphère, mais aussi de la gentillesse de ses habitants qui sont aussi de grands timides. Meryll a bien de la chance d’ailleurs, puisque nous y fêtons son anniversaire.

Au programme : balade en pirogue dans la magnifique baie d’Upi, petite promenade dans la jungle, session snorkeling dans la baie d’Oro entourée de ses pins colonnaires, autostop jusqu’à notre camping et cuisine puis dîner en compagnie de nos hôtes Loulou et Lélène, chez qui nous avons planté notre tente en bord de plage… 🙂

Alors, ça valait le coup d’attendre, non ? 😉

 

Plage déserte du parc national Abel Tasman sur l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande

Sans maillot à Abel Tasman !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène sur l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande, dans le parc national Abel Tasman ! Plusieurs personnes nous ont dit que l’Île du Nord n’était qu’une mise en bouche et que l’Île du Sud, plus sauvage, nous dévoilerait encore plus de surprises et de paysages extraordinaires.

Nous commençons notre exploration par une randonnée à travers plages désertes et forêts luxuriantes avec nos amis Inès et Etienne. Après plusieurs heures à marcher et à transpirer, l’envie de se jeter à l’eau est très forte. Mais est-ce bien raisonnable quand la température de celle-ci est glaciale et que l’on a oublié son maillot de bain ? 😀

Vue panoramique sur le trail du Tongariro Alpine Crossing sur l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande

Movember au Mordor !

Salut les loulous !

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Aujourd’hui, on vous emmène sur l’Île du Nord de la Nouvelle-Zélande, dans le parc national de Tongariro ! Ce parc est constitué de forêts, de montagnes, de volcans et de lacs impressionnants. Il abrite également des lieux sacrés pour les Maori. Il est célèbre pour le Tongariro Alpine Crossing, la randonnée qui permet de le traverser et de découvrir ses somptueux paysages en une journée.

Mais il a surtout été choisi par Peter Jackson pour filmer les scènes du Mordor dans sa saga cinématographique du Seigneur des Anneaux. C’est en hommage à ce bijou du cinéma que nous avons constitué une petite communauté avec nos amis Noémi, Inès et Etienne et que nous nous sommes engagés pour un trek d’une journée… enfin si la météo reste clémente ! On ne va pas y aller par quatre chemins les loulous : cette randonnée n’est clairement pas faite pour Mamie Simone, elle qui grelotte dès qu’elle reste un peu trop longtemps à l’ombre !

Et puis comme nous sommes au mois de Novembre et que Meryll fait normalement partie d’une Team Movember au boulot, il n’y a aucune raison qu’il ne porte pas la moustache pour cette occasion ! Movember aurait donc lieu au Mordor cette année 😉 ?